Mercredi 12 novembre 2008
Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Samedi 20 septembre 2008

Déclaration du Comité national de préparation du 2ème Congrès de l’AJR

– samedi 13 septembre 2008 –

Nous, délégués de 20 groupes de l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR) venus de toute la France, lançons un appel à tous les apprentis, lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, jeunes chômeurs : « Préparons le 2ème Congrès de l’AJR, tribune libre de toute la jeunesse, qui aura lieu les 25-26 octobre prochains, à Lyon ! Un congrès placé sous le signe du combat de toute la jeunesse contre la guerre, contre l’exploitation, contre la déqualification ! »

Retrait des troupes d’occupation ! Retrait de l’OTAN !

Après la mort de 10 jeunes soldats français en Afghanistan, le 19 août dernier, le gouvernement, «a prévu d’augmenter son budget en direction de Kaboul de 47%, avec une prévision de 210 millions d’euros. » (L’Humanité). Au total, c’est 1 milliard d’euros que dépense le gouvernement pour ses « opérations militaires extérieures », pour envoyer la jeunesse se faire tuer en Afghanistan, pour défendre les intérêts de l’impérialisme américain.

1 milliard d’euros pour la guerre = 30 000 postes de professeurs supprimés

En cette rentrée, ce sont 11 200 postes de professeurs qui manquent dans les établissements scolaires et 900 postes dans les universités. Le ministre de l’Education nationale a annoncé le non-remplacement de 13 500 départs à la retraite pour la rentrée 2009. Tout cela au nom de la « réduction du déficit public » imposé par l’Union européenne et son Pacte de stabilité !

C’est aussi les 4.000 licenciements chez Renault, les menaces de délocalisation chez Airbus, le projet de « contrat à durée déterminée de mission » qui peut être rompu du jour au lendemain par le patron pour « simple cause réelle et sérieuse » et qui menace de licenciement à tout moment n’importe quel travailleur, en particulier les jeunes.

Alors qu’au même moment, le gouvernement poursuit sa guerre de pillage et démantèlement de la nation afghane ! Qui peut accepter une chose pareille ?

Rentrée 2008 :  le chaos organisé pour tous les jeunes !

 Le gouvernement mène une guerre contre le peuple afghan, rejetée par l’immense majorité de la population (1), et c’est pourtant au nom de cette guerre, de son engagement à l’OTAN et à l’Union européenne, qu’il cherche à imposer le chaos à la jeunesse.

A Alès, au lycée Jean-Baptiste Dumas (le 2ème plus grand lycée de France), des élèves ont témoigné lors d’une diffusion de l’AJR : « nous sommes en moyenne 36 par classe, et il existe même une classe de 2nde où ils sont 40 ! » ; «  cela fait 5 ans que je fais de l'espagnol en première langue mais depuis cette année, en BTS, on m'impose l'anglais ! » ; « je voulais faire du théâtre en option mais à cause d'une incompatibilité d'emploi du temps je ne pourrai pas ! ».

A., lycéen dans le 93 et délégué de son groupe AJR, explique : « Cela fait une semaine que nous sommes rentrées en cours et nous n’avons toujours pas de livres. Nous sommes 38 élèves en classe de langues et pour les 1 354 élèves que compte mon lycée, il n’y a que 2 CPE !

Comment peut-on étudier dans ces conditions ? »

A cela s’ajoute la publication, le 17 juillet dernier, du projet de « réforme » des lycées, qui prévoit la remise en cause du baccalauréat national et des programmes scolaires nationaux.

Pour ces raisons, nous affirmons :

-              UNITE pour le maintien des 13 500 postes ! Restitution des 11 200 postes supprimés !

-              UNITE pour le retrait de la « réforme » des lycées !

A, élève en lycée professionnel à Oullins (région lyonnaise) : « En cette rentrée, nous n’avons pas de livres et nous sommes dans des classes surchargées. Le gouvernement vient d’annoncer la suppression complète de tous les BEP dans le secteur tertiaire pour la rentrée 2009. La semaine prochaine, il est prévu qu’un militaire fasse une intervention dans notre classe pour nous inciter à nous engager. Le gouvernement ferme les filières de BEP, les lycées professionnels, et pendant ce temps, l’armée cherche à nous recruter pour nous envoyer en Afghanistan. Qui peut accepter ? »

Pour ces raisons, nous affirmons :

-              NON à la présence de militaires dans les lycées !

-              UNITE pour le maintien des BEP ! Non au Bac Pro 3 ans !

A, étudiant à Amiens : « Le gouvernement vient de décider en cette rentrée de supprimer les points de bourse aux étudiants dont les parents sont isolés. C’est l’exclusion du droit de bourses, donc du droit aux études pour la couche la plus précaire de la jeunesse. Il a également décidé de la suppression d’un point de distance pour les étudiants dont le domicile est éloigné de plus de 250 km. Dans le même temps, il généralise le « prêt étudiant » pour nous sur-endetter. En faisant cela, il cherche à nous empêcher de suivre des études supérieures, d’avoir un avenir. Comment comprendre, dans ces conditions, que ces mesures contre les bourses voient le jour avec l’approbation de l’UNEF ?»

A, étudiante en Sorbonne, témoigne : « la loi d’autonomie des universités s’applique à la Sorbonne. Il a été décidé la création du plan « Campus Nicolas Condorcet », ce qui impliquerait selon Le site de l’Etudiant, « délocalisation et restructuration » pour l’université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne). Ils veulent nous virer des facs, tout ça pour faire des économies. Ils trouvent de l’argent pour faire la guerre, mais pas pour des panneaux d’affichage, pour des convocations postales, pour nos examens et nos rattrapages, pour les logements étudiants, pour nos universités ! »

Pour ces raisons, nous affirmons :

-              De l’argent, pour les facs, pas pour la guerre ! Restitution des 900 postes supprimés à l’université !

-              UNITE pour le retrait de l’ « Opération Campus » !

-              UNITE pour le retour aux anciens critères sociaux de bourse !

LE 20 SEPTEMBRE, PARTOUT EN FRANCE : MANIFESTATION !

Le 20 septembre, partout en France, des manifestations sont appelées contre la guerre en Afghanistan. Nous appelons tous les groupes de l’AJR à se rassembler pour affirmer toutes ces revendications et pour dire :

-              À BAS LA GUERRE ! À BAS L’EXPLOITATION ! À BAS LA DÉQUALIFICATION !

-              RETRAIT des troupes d’occupation ! RETRAIT de l’OTAN !

-              RUPTURE avec l’Union européenne !

Parce que toutes les mesures de déqualification et de précarisation de la jeunesse découlent de l’Union européenne !

Parce que la guerre en Afghanistan fait partie des engagements de l’OTAN et de l’Union européenne !

Nous nous adressons à tous les apprentis, tous les lycéens, tous les étudiants, les jeunes précaires, les jeunes travailleurs, tous les jeunes chômeurs : le 20 septembre, rejoignez le cortège de l’AJR !

C’est un premier appel à se rassembler, à regrouper nos forces contre cette politique de guerre !

C’est une première manifestation pour organiser la résistance !

C’est un appel à préparer le 2ème Congrès de l’AJR qui aura lieu les 25-26 octobre prochains, à Lyon !

Rédigeons ensemble nos témoignages, nos revendications, nos exigences ! Faisons-les connaître dans les bulletins à l’initiative des militants de l’AJR ! Rassemblons-les dans un acte d’accusation de la jeunesse contre le gouvernement, contre l’Union européenne, contre le système capitaliste !

Tous ensemble, préparons le 2nd Congrès de l’AJR, tribune libre de toute la jeunesse !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : non à la guerre
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Mercredi 3 septembre 2008

NON À LA GUERRE !

Non aux guerres menées contre les peuples !

RETRAIT DES TROUPES D’OCCUPATION !

Des centaines de lycéens, des milliers, se retrouvent aujourd’hui sans lycée, sans pouvoir s’inscrire. Cela parce qu’il n’y aurait pas de places, c’est-à-dire pas de profs, pas de classes, pas d’argent. Vincent, lycéen en région parisienne témoigne :

«  Ce matin j’étais devant le rectorat de paris du 20ème arrondissement et une file de centaines de jeunes et de parents d’élèves attendait dès 9h du matin pour pouvoir s’inscrire, à la veille de la rentrée scolaire. Certains venaient ici pour la troisième fois pour leur inscription et ressortaient du bâtiment sans réponse ! Avec la suppression de la carte scolaire ce sont des centaines de jeunes qui n’ont plus accès au lycée de leur quartier.

C’est pourquoi avec mon groupe AJR nous avons fait circuler une pétition et nous avons obtenu plus d’une centaine de signatures. »

11 200 postes de profs supprimés !

13 600 départs à la retraite non remplacés !

Ainsi il n’y aurait pas d’argent pour l’éducation ? Pourtant de l’argent il y en a !

Pour la seule guerre d’Afghanistan, selon le quotidien L’Humanité, le gouvernement « a prévu d’augmenter son budget en direction de Kaboul de 47 %, avec une prévision de 210 millions d’euros. ».

210 millions d’euros ! Tout l’argent qu’on pourrait investir pour l’instruction, la connaissance, le recrutement des profs, l’ouverture de classes, la santé, la sécurité des bâtiments, part dans l’économie de guerre !

Un lycéen nous raconte son expérience :  

« Notre lycée est menacé de fermeture et ils nous envoient des sergents pour nous recruter dans l’armée !

Un officier de l’armée est même venu faire une réunion pour nous recruter, et cela parce que notre lycée ferme ! Ils détruisent notre lycée ils veulent nous envoyer détruire l’Afghanistan ! ».

 

Et l’Union Européenne aurait pour but la paix entre les peuples ?

Clara, jeune étudiante en BTS commerce international explique :

« L’année dernière en terminale ES, mon prof d’histoire nous a enseigné que l’Union Européenne avait été créée pour la paix entre les nations. Je m’aperçois maintenant qu’il s’agissait d’un mensonge ».

D’après l’article l’Union Européenne et le commerce des armes émanant du GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la sécurité) en 2002 l’Union Européenne totalisait a elle seule 21% du total mondial des livraisons d’armement conventionnel (les Etats-Unis totalisent eux 24%). Toujours d’après le même institut « l’Union Européenne est signataire de la « lettre d’intention » signée à Farnborough le 27 juillet 2000, un accord destiné à rendre l’industrie européenne plus compétitive sur le marché mondial des armements. ».

 

Avec quelles conséquences ?

 « Il faut que le gouvernement arrête d’envoyer des enfants se faire tuer, se faire trucider dans un stand de tir organisé (…) Nous n’avons pas les mêmes intérêts économiques que les Etats-Unis pour justifier notre présence en Afghanistan, alors pourquoi sommes-nous le suppôt des américains ? » (AFP, 20 août 2008).

Ces mots, ce sont ceux utilisés par le père d’une des victimes, l’un des 10 jeunes soldats français tués au cours d’affrontements en Afghanistan fin août dernier.

D’après Wikipédia (http://en.wikipedia.org/wiki/Opium_production_in_Afghanistan), du fait de la guerre, « en 2007, 93% des opiacés sur le marché mondial provenait d’Afghanistan. Ce qui représente une valeur à l'exportation d'environ 4 milliards de dollars ».

 

Qui peut accepter la guerre et son cortège d’horreurs ? Qui peut accepter la destruction de l’éducation, la suppression des postes,  la fermeture des classes ?

L’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR), nous n’acceptons pas !

Nous n’acceptons pas que le seul avenir qui nous soit offert, ce soit la guerre, le chômage, la précarité, la déqualification ! C’est la raison pour laquelle d’ores et déjà 215 jeunes ont décidé de préparer le 2ème Congrès de l’AJR les 25-26 octobre, le Congrès de toute la jeunesse qui n’accepte pas et qui cherche à résister.

 

L’argent pour l’éducation, pas pour la guerre !

Retrait de toutes les troupes d’occupation !

Liberté, paix et indépendance pour le peuple afghan !

 

 

Prochaine réunion des groupes AJR de région parisienne le 7 septembre à 15h au 87 rue du faubourg St Denis, Métro Château d’eau (Ligne 4).


Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : non à la guerre
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Vendredi 18 juillet 2008

Que veulent-ils faire de la jeunesse ?

 

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine au gouvernement Sarkozy-Fillon, après avoir pris la présidence de l’Union européenne le 1er juillet 2008, pour annoncer un ensemble de mesures contre la jeunesse.

 


Une avalanche de mesures s’abat sur la jeunesse !

Que cherchent-ils ? A nous empêcher d’avoir un avenir ?



·                24.700 suppressions de postes de profs pour 2008-2009 : après avoir supprimé pour la rentrée 2008, 11.200 postes de professeurs, Xavier Darcos annonce : « J’ai proposé le non-remplacement de 13.500 départs à la retraite » pour la rentrée 2009 (Libération, 9 juillet) !

 


·                 La destruction des disciplines scolaires : Xavier Darcos, toujours, a présenté sa « réforme des lycées ». Il est question de « diminution d’heures d’enseignement », de la substitution de disciplines (français, math, histoire-géo, etc.) par des « options chaque semestre et au moins une option de chaque  «  famille » de disciplines (sciences, lettres) » ; « les élèves capitaliseraient par semestre un certain nombre de « points » ou de « crédits », sur le modèle du système existant dans l’enseignement supérieur » (AFP, 2 juillet). Moins de profs, moins d’heures, moins de disciplines : c’est la déqualification organisée pour les lycéens !



·                Le démantèlement des universités : la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a présenté le 29 mai, la liste des six universités amenées à se restructurer pour bénéficier des 3,5 milliards d’euros dégagés pour le « Plan Campus » (inclus dans la LRU, loi d’autonomie des universités). L’objectif : passer des 86 universités existantes à une douzaine de pôles. A la clé, ce sont de gigantesques restructurations. Un rapport de sénateurs évoque à court terme « un seul pôle d’excellence de grec ancien, au lieu de plusieurs répartis sur le territoire aujourd’hui », avec l’application du Plan Campus (20 minutes, 12 juin).

 


·                 La disparition des concours nationaux d’enseignants : Valérie Pécresse, toujours, a annoncé, le 2 juillet, la fin des concours nationaux de recrutement des enseignants « qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010 ». En effet, il s’agit de substituer aux concours nationaux existants des « parcours de masters » pour « les métiers de l’enseignement ». Derrière cela, ce que veut démanteler le gouvernement, c’est le statut national des enseignants et toutes les garanties qui y sont attachées, comme de tous les statuts (cf. ci-dessous).

 


·                 L’explosion du statut des élèves de l’ENS(1) : le 16 juin, la direction de l’ENS annonce que le statut d’élève fonctionnaire sera supprimé : « Nous ne sommes pas contre les statuts, mais ils ne signifient rien et n’apportent que des contraintes. » (directrice de l’ENS de Paris-Ulm, Mme Canto-Sperber). Comme pour les enseignants, c’est le statut national qui est visé !


 


Comment comprendre que ces mesures  voient le jour ?

 


Alors que toute la jeunesse est descendue dans la rue cette année, pour exiger l’abrogation de la LRU, pour exiger la restitution des 11.200 postes de professeurs supprimés, comment comprendre que toutes ces mesures voient le jour ?

En particulier, comment comprendre que ceux qui se présentent comme les « syndicats étudiant et lycéen » avalisent les plans du gouvernement ?

Comment comprendre cette dépêche AFP qui indique : « Le syndicat étudiant UNEF a plaidé mardi en faveur de quatre pôles universitaires, à Angers, Lille, Paris-Nord et Reims, pour qu’ils soient choisis au « second tour » du Plan Campus » (10 juin), lorsqu’on sait que ce plan vise précisément à la disparition de disciplines, de filières, d’UFR entiers (cf. ci-dessus) ?

Comment comprendre que l’UNL déclare à propos de la « réforme des lycées » : « cette signature "concrétise ce qu'a apporté le mouvement lycéen" » (AFP, 2 juillet) ? Comment comprendre qu’ « Alix Nicolet, présidente de la FIDL, est "très contente" d'être associée aux discussions sur la réforme du lycée » (idem) lorsqu’on sait que ces discussions aboutissent à la destruction pure et simple de l’Ecole républicaine ? N’est-ce pas à ces problèmes que nous sommes confrontés ?


 

Déqualification & précarité : c’est le plan européen LMD !

 


Qu’ils s’agissent des universités, qu’ils s’agissent des classes préparatoires et des ENS, qu’ils s’agissent des IUFM (2), et désormais des lycées, n’est-il pas vrai que tout ramène au plan européen LMD, adopté le 19 juin 1999 par les 27 ministres européens en charge de l’enseignement supérieur à Bologne pour ouvrir à la « compétitivité » tous les systèmes d’éducation de tous les pays d’Europe. Aujourd’hui, ce plan européen LMD prévoit de liquider tous les diplômes nationaux comme le baccalauréat, le BEP, mais aussi les concours nationaux d’enseignants, le statut de normalien, après avoir déjà liquidé le DEUG et la Maîtrise à l’Université !

Ne faut-il pas, pour préserver nos diplômes nationaux, notre baccalauréat, nos universités, nos ENS, et en définitive, notre avenir, s’organiser pour mettre à bas dans l’unité le plan européen LMD, pour en finir avec la LRU, les suppressions de postes, la disparition des concours nationaux d’enseignants ?


 

Le plan LMD, c’est la politique imposée par l’Union européenne … et rejetée par les peuples d’Europe

 


Le plan européen LMD (et sa traduction française, LRU), c’est la Commission européenne qui l’impose.

Dans une communication du 10 mai 2006, c’est elle qui recommande que « les Etats membres doivent créer les conditions nécessaires pour que les universités soient en mesure d’améliorer leurs performances, de se réformer et de devenir plus compétitives ».

Cette politique, les étudiants et les lycéens ne l’acceptent pas. Ils l’ont démontré en se rassemblant par milliers en assemblée générale, en descendant par dizaines de milliers dans la rue, cette année !

Cette politique, les travailleurs de tous les pays d’Europe ne l’acceptent pas : des marins-pêcheurs portugais, espagnols, italiens, belges, etc. qui manifestent à Bruxelles en brulant des drapeaux de l’UE, aux médecins français qui dénoncent le « diktat de la Commission européenne », en passant par le peuple Irlandais qui a voté NON au Traité de Lisbonne !


 

Rassemblons-nous !

Organisons-nous pour résister ! Tous ensembles !

Préparons le 2ème  Congrès de l’AJR !

 


Face à ce déchaînement de mesures contre la jeunesse, y a-t-il une autre issue que de se rassembler, s’unir, construire une organisation pour résister et pour mettre un coup d’arrêt à la politique de déqualification menée par l’UE ?

Près de 200 jeunes de toute la France ont décidé de s’associer à la construction d’une telle organisation, dans un Congrès qui aura lieu les 25 et 26 octobre prochains.

D’ores et déjà, une réunion nationale de représentants des groupes AJR se tiendra le samedi 13 septembre pour organiser la préparation d’un tel Congrès.

Partout, constituons nos groupes, rédigeons nos contributions, nos propositions dans des bulletins, élisons nos représentants à la réunion nationale pour construire cette organisation, pour défendre les revendications des jeunes, pour ouvrir une issue pour l’avenir de la jeunesse, pour l’avenir de la société !

 

 

 

_Pour des diplômes nationaux reconnus dans des conventions collectives !

_Non à la destruction des concours nationaux (CAPES, Agrégation) !

_Maintien du statut d’élèves fonctionnaires des ENS !

_Abrogation de la LRU ! Abrogation du plan européen LMD !

_Rupture avec l’Union européenne ! Pour l’Union libre des peuples d’Europe !


 




Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Appel de l'AJR
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Mercredi 25 juin 2008

Après le vote NON en Irlande :
NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM POUR DIRE NON !

87, rue du faubourg Saint-Denis, 75.010 Paris – E-mail : a.j.r@hotmail.fr

Le 13 juin 2008, le peuple irlandais a dit NON au Traité de Lisbonne. Il a clamé d’une seule voix ce que les pêcheurs français, espagnols, belges, portugais, etc. n’ont cessé de crier dans la rue ces dernières semaines, ce que les jeunes ont crié dans toute l’Europe : « Stop à la dictature européenne ! ».

A peine le résultat était-il connu que les sommets de l’Union européenne voudraient effacer ce vote pour appliquer le Traité de Lisbonne !

Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, a déclaré : « il est absolument indispensable de continuer le processus de ratification » (Ouest-France, 23 juin 2008). Comme si le peuple irlandais n’avait pas voté ! Qui peut accepter que ce vote soit jeté à la poubelle ?

Respect du vote irlandais ! Référendum tout de suite en France et dans tous les pays d’Europe pour empêcher l’application du Traité de Lisbonne !


Nous voulons un référendum pour dire

NON À L’EXPULSION DES IMMIGRÉS ! 

L’Union européenne (UE), c’est le « pacte pour l’immigration » et l’objectif « d’inciter les sans-papiers à rentrer volontairement chez eux et de dissuader de nouvelles arrivées. » (5 juin 2008). En cas de résistance, les 12 millions de ressortissants étrangers en situation irrégulière pourront être expulsés et seront bannis du territoire de l’UE pendant cinq ans.

Dans le même temps, la durée de rétention est portée de 32 jours à plus de 540 !

C’est la chasse aux immigrés qu’exige l’UE ! 

Nous voulons un référendum pour dire

NON À LA SUPPRESSION DES 11.200 POSTES DE PROFESSEURS !

L’Union européenne, c’est le « pacte de stabilité européen » inscrit dans le Traité de Maastricht (septembre 1992), qui stipule que « Les Etats-membres évitent les déficits publics excessifs » (article 104.C).

C’est en vertu de cet article que tous les pays membres de l’Union européenne (dont la France) réduisent les budgets des services publics : les bureaux de postes, les hôpitaux, les écoles, etc.

C’est l’Union européenne qui a ordonné les 11.200 suppressions de postes de professeurs cette année, contre lesquelles les lycéens se sont mobilisés pendant deux mois ! 

Nous voulons un référendum pour dire

NON À LA DESTRUCTION DES UNIVERSITÉS ! ABROGATION DE LA LRU !

NON À LA DESTRUCTION DU CONTRAT À DURÉE INDETERMINÉE (CDI) !

 

L’Union européenne, c’est la « recommandation adressée à la France » pour accentuer les mesures de destruction de nos droits : « - la réforme des universités (pour encourager l’autonomie des universités et accroître leurs liens financiers avec les entreprises privées ou des fondations) ; (…) - concernant le marché du travail, des initiatives significatives sont en cours, visant à une approche intégrée de la flexicurité » (28 mai 2008).

C’est la mise en place de la liquidation des universités avec la LRU, c’est la liquidation du CDI avec la « modernisation du marché du travail », version française de la « flexicurité » exigée par l’UE !


 STOP A LA DICTATURE EUROPÉENNE ! RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !

NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM POUR DIRE NON AU TRAITÉ DE LISBONNE !

PRÉPARONS ENSEMBLE LE 2ème CONGRÈS DE L’AJR !

 

§  Nous, qui voulons garder notre bac, notre BEP et nos profs ;

§  Nous, qui voulons garder notre université publique délivrant des diplômes nationaux ;

§  Nous, qui voulons un vrai travail, un vrai salaire, et pas le chômage et la précarité ;

 

Nous lançons un appel : ensemble, préparons le 2ème congrès de l'Alliance des jeunes pour la révolution, tribune libre de toute la jeunesse ! Organisons-nous pour en finir avec l'Union européenne !

Réunissons-nous dans nos lycées, dans nos facs, dans nos quartiers, dans nos entreprises, pour nous battre dans l'unité pour un référendum contre le Traité de Lisbonne !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Appel de l'AJR
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Mercredi 11 juin 2008

A BAS LES LOIS ANTI-IMMIGRÉS DE L’UNION EUROPÉENNE !

ARRÊT DES EXPULSIONS !

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

87, rue du faubourg Saint-Denis, 75.010 Paris – E-mail : a.j.r@hotmail.fr / Blog : http://jeunesserevolution.over-blog.com

 

Le saviez-vous ?

        L’Union européenne vient d’adopter, en commun avec les 27 ministres de l’Intérieur, un « pacte pour l’immigration », ce jeudi 5 juin, « pour encadrer l’expulsion des sans-papiers » (AFP) : « L’objectif de ces nouvelles dispositions « coercitives », selon les termes du ministre slovène, est d’inciter les sans-papiers à rentrer volontairement chez eux et de dissuader de nouvelles arrivées.

        En cas de résistance, les étrangers en situation irrégulière pourront être expulsés et seront bannis du territoire de l’UE pendant cinq ans.

 

        Les autorités pourront décider de  la détention des clandestins pour une période maximale de six mois. Ils pourront dans certains cas la prolonger jusqu’à 18 mois, notamment en cas de risque de fuite ou de retards pour obtenir des pays tiers les documents nécessaires. »


        Qui a dit que l’Union européenne, c’était la paix entre les peuples ?


Ce que propose ni plus ni moins l’Union européenne, c’est la chasse aux immigrés, c’est le retour au marché aux esclaves, c’est la prison pour les peuples !


 


§    Nous, l’Alliance des jeunes pour la révolution, comme des millions de jeunes, nous sommes pour l’égalité des droits entre les travailleurs immigrés et les travailleurs français. Ils font partie de la même classe ouvrière !

 

§    Nous, l’Alliance des jeunes pour la révolution, comme des millions de jeunes, nous sommes pour l’arrêt des expulsions et la régularisation de tous les sans-papiers !

Pour cela, ne faut-il pas en finir avec les lois anti-immigrés de l’Union européenne ?

Ne faut-il pas rompre avec les institutions de l’Union européenne ?

 

 


UNITÉ CONTRE LES LOIS ANTI-IMMIGRÉS DE L’UNION EUROPÉENNE !

 


        Aujourd’hui, n’est-il pas vrai que quiconque cherche à stopper net les expulsions et régulariser tous les sans-papiers doit, au préalable, refuser d’appliquer le « pacte pour l’immigration » de l’Union européenne ?

        Or, que déclare le Parti socialiste, par la voix de sa représentante au Parlement européen, Martine Roure ? « Si les amendements passent, alors on réintroduit ce qu’il y avait d’humain dans ce projet de directive ».


        L’objectif, ce serait de rendre plus « humain » les expulsions de sans-papiers ?


        Comment comprendre ?


        Quant au Parti communiste français (PCF) et à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), comment exiger la régularisation des sans-papiers sans dire un mot des lois anti-immigrés de l’Union européenne, qui sont pourtant à l’origine des mesures du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, notamment la directive européenne 2002/90/CE du 28 novembre 2002 relatif aux séjours irréguliers ?


        N’est-il pas vrai que, pour régulariser tous les sans-papiers, il est nécessaire de ne plus se subordonner aux institutions de l’Union européenne, de rompre avec l’Union européenne ?


        Il en va des droits des travailleurs immigrés comme de ceux de tous les travailleurs, comme de ceux de toute la jeunesse !


        Parce qu’en effet, l’Union européenne s’attaque aux droits des travailleurs immigrés, par le « pacte pour l’immigration », comme elle s’attaque aux services publics par le « pacte de stabilité européen », comme elle s’attaque aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux viticulteurs, aux taxis, etc.



 

§    Nous, l’Alliance des jeunes pour la révolution, appelons tous les jeunes à s’organiser pour construire ensemble une organisation de jeunes révolutionnaires, une organisation indépendante, qui combatte les lois anti-immigrés de l’Union européenne, qui combatte pour la paix entre les peuples, pour l’Union libre des peuples d’Europe !

VENEZ EN DISCUTER ! PRÉPARONS LE 2ème CONGRÈS DE L’AJR !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : A bas les lois anti-immigrés
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Samedi 7 juin 2008

Répression, déqualification, précarité :

ÇA SUFFIT !

ORGANISONS-NOUS POUR EN FINIR AVEC CETTE POLITIQUE !

PREPARONS ENSEMBLE LE 2ème CONGRÈS DE L’AJR !

87, rue du faubourg Saint-Denis, 75.010 Paris

E-mail : a.j.r@hotmail.fr

Blog : http://jeunesserevolution.over-blog.com

 

Lundi 2 juin, des CRS on matraqué plus d’une centaine de professeurs, de lycéens, de parents d’élèves dans le cadre de la venue du Premier ministre au lycée Paul Bert, dans le 14ème arrondissement de Paris.

Venus manifester pacifiquement leur opposition aux 11.200 suppressions de postes, la seule réponse qu’a apportée le gouvernement aux professeurs et lycéens en grève depuis deux mois, c’est la répression !

La seule réponse du gouvernement, c’est la répression ! 

La répression, c’est l’envoi de cars de CRS pour réprimer les manifestants qui exigent de restituer les 11.200 suppressions de postes.

La répression, ce sont les forces de l’ordre envoyées contre les marins pêcheurs, les agriculteurs, les agents des impôts, etc. en grève pour la satisfaction de leurs revendications.

 

Aux revendications des travailleurs et des jeunes, le gouvernement répond : RÉPRESSION !

Répression, déqualification, précarité : ÇA SUFFIT !

 

Aux lycéens qui manifestent pour la restitution des 11.200 postes supprimés, Nicolas Sarkozy annonce le 2 juin, sa « réforme » du lycée prévue pour la rentrée 2009 : moins de disciplines, moins d’heures, moins d’options, mais un lycée « à la carte », « beaucoup plus souple »

Pour quoi faire ? Pour « améliorer les performances » du système éducatif, nous dit Nicolas Sarkozy ! MENSONGES : il y aura moins d’heures de cours car le gouvernement compte supprimer 11.200 postes pour la rentrée 2008 !

 
Aux étudiants, qui ont manifesté par milliers pour l’abrogation de la LRU à l’automne dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé, mercredi 28 mai, la liste des 6 sites universitaires retenus pour appliquer le « plan Campus » (qui découle de la LRU, loi d’autonomie des universités) : Montpellier, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Lyon et Grenoble, ainsi que dix autres sites à la fin juin, devront opérer à des « restructurations », à des « fusions d’établissement », à des « partenariats publics-privés »… bref, à la liquidation des universités, à la destruction des diplômes nationaux.

Mais nous, nous ne voulons pas de la privatisation des universités, nous voulons garder notre université, nous voulons garder nos diplômes nationaux !

 A ceux qui veulent passer les concours pour devenir profs, Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 28 mai, qu’il faudrait en finir avec les concours nationaux, qu’il faudrait en finir avec les Institutions universitaires de formation des maîtres, qu’il faudrait opérer à la « masterisation » des concours.

Mais nous, nous ne voulons pas de la « masterisation » des concours, nous voulons être fonctionnaires, nous voulons passer des concours nationaux !

 Le gouvernement répond aux injonctions de l’Union européenne !

 

Le 29 avril, le journal Le Figaro titre : « L’Union européenne pousse Paris aux réformes ».

La LRU, la destruction des diplômes nationaux, des concours nationaux, les suppressions de postes de profs, toutes les mesures contre les travailleurs : tout ça, c’est l’Union européenne !

La LRU, c’est un plan de l’Union européenne, le plan LMD du 19 juin 1999 décidé à Bologne par 27 ministres européens et qui a décidé d’ouvrir nos universités à la « compétitivité ».

 Les suppressions de postes dans les services publics, ce sont les réductions du « Pacte de stabilité européen » que se sont engagées à respecter les Etats-membres de l’Union européenne.


 

Face aux attaques du gouvernement, quelle réponse ?

UNITÉ de la jeunesse pour en finir avec l'Union européenne !

 

§     A toi, jeune, qui veut garder ton bac, ton BEP et tes profs ;

§     A toi, jeune, qui veut garder ton université publique délivrant des diplômes nationaux ;

§     A toi, jeune, qui veut un vrai travail, un vrai salaire, et pas le chômage et la précarité ;

 
Nous te lançons cet appel : ensemble, préparons le 2ème congrès de l'Alliance des jeunes pour la révolution, le Congrès de toute la jeunesse, pour en finir avec cette politique !

 

Les agriculteurs, les marins-pêcheurs ont dit : « Stop à la dictature européenne ! ».

Ils ont dit qu’il fallait baisser le prix du gazoil, sinon ils vont crever ! Et l'Union européenne leur a répondu : « nous vous jetterons quelques sous… à condition que vous détruisiez vos bateaux ! ».

A cette réponse, ont-ils tort, les marins pêcheurs de France, d'Espagne, d'Italie, de Belgique, brûlant les drapeaux de l'Union européenne, de se dresser contre l’Union européenne ?

Nous pensons qu’ils ont raison.

Face à l'Union européenne, ils dressent l'unité des travailleurs et des jeunes d'Europe.

Nous aussi, apprentis, lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, unissons-nous contre la politique de l’Union européenne !

 C'est pour cela que nous appelons tous les jeunes à préparer ensemble le 2ème congrès de l'AJR, le congrès de toute la jeunesse.


 Organisons-nous pour en finir avec l'Union européenne !

Organisons-nous dans nos lycées, dans nos facs, dans nos quartiers, dans nos entreprises, pour nous battre dans l'unité !

 

Pour le maintien et la restitution de tous les postes !

Pour le maintien du BEP, du Bac, de toutes les filières et des diplômes nationaux !

Pour l'abrogation du plan européen LMD, de la LRU (Plan campus et Plan licence) !

Pour un vrai travail avec un vrai salaire !

Pour la rupture avec l'Union européenne, pour l'Union libre des peuples libres d'Europe !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Appel de l'AJR
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Lundi 12 mai 2008

Tout est lié ! Pour les lycéens comme pour les travailleurs !
Le gouvernement refuse de satisfaire nos revendications !

Ensemble, jeunes, travailleurs : UNITÉ POUR GAGNER !

TOUS EN GRÈVE, LE 15 MAI !

Depuis des semaines, les lycéens et les profs, dans l’unité, manifestent par dizaines de milliers pour exiger la restitution des 11.200 postes de professeurs supprimés.

Partout, les travailleurs en ont assez : ils veulent des augmentations de salaires, ils ne veulent pas que le gouvernement casse leurs retraites, ils veulent garder leurs emplois.

 

Comment est-il possible d’appeler « à la fin de la mobilisation » alors que nous n’avons pas nos postes ?

 

Vendredi, l’UNL et la FIDL ont été reçues par Xavier Darcos, qui leur a assuré : « Je ne crée aucun nouvel emploi » (Le Monde, 10 mai 2008).

Un dispositif de soutien (assuré par des heures supp, des assistants d’éducation et des étudiants en Master) pour des élèves de 200 lycées en difficulté est prévue pour la rentrée… mais cela ne ramène pas un seul poste de professeur supprimé !

Rien n’est donc réglé !

Dans ces conditions, comment comprendre l’attitude de la FIDL et de l’UNL ?

11 avril : lors d’une rencontre avec le ministre, la président de la FIDL déclare : « On n’a pas de réponses concrètes (…) concernant les suppressions de postes. On continue la mobilisation ».

9 mai : sans aucun poste restitué, la même présidente déclare : « On appelle à la fin de la mobilisation pour cette année scolaire » (Libération.fr, 9 mai 2008). De son côté, l’UNL salue les annonces de Darcos « qui vont dans le bon sens » (Nouvelobs.com)

Mais de quel droit disent-ils cela ? Qui les a mandatés pour décider à la place des lycéens ? Comment accepter qu’on en reste là ?

 

PAS DE POSTE = PAS DE PAUSE DANS LA MOBILISATION !

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT FAIRE CÉDER LE GOUVERNEMENT !

C’EST DANS L’UNITÉ QUE NOUS POURRONS GAGNER !

 

Le 15 mai, les fonctionnaires, les profs, les lycéens mais aussi des secteurs du privé sont appelés à faire grève et à manifester.

Nous allons manifesté ensemble, parce que c’est la même politique qui nous touche : la destruction des retraites, le refus d’augmenter les salaires, la suppression des postes de profs par milliers dans nos bahuts…

Tout ça n’a qu’un but : nous condamner à la misère, nous empêcher d’avoir des diplômes ! Tout ça ne profite qu’aux patrons et aux spéculateurs !

 

PARTOUT, RÉUNISSONS NOS AG ! CONSTITUONS NOS COMITÉS 

POUR UNE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE !

 

Partout, dans nos bahuts, préparons le 15 mai : préparons la mobilisation massive des lycéens contre la suppression des postes de professeurs, contre la misère et la précarité que veut nous imposer le gouvernement !

Partout, dans nos bahuts, constituons nos comités : organisons des AG où chacun pourra s’exprimer, élisons nos délégués qui auront pour mandat de défendre et d’appliquer ce que les AG auront décidé, constituons nos comités lycéens pour une manifestation nationale au ministère pour la restitution des 11.200 postes.

Prochaine réunion 

Vendredi 16 mai, 18h30 au local de l’AJR

 

87 rue du Fbg St-denis (10e) - Email : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.85.94


 

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94,) réunis vendredi 9 mai, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, l’exploitation,

 le chômage,

la déqualification !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2ème Congrès de l’AJR !


Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Lycées pro et lycées
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Mardi 29 avril 2008

Emission « Les grandes gueules », RMC, 11/14h

Mercredi 9 avril

 

 

Le mouvement lycéen s’est mis en place contre les suppressions de postes dans le second degré annoncées par Xavier Darcos. Il est parti de l’Ile de France, de la banlieue parisienne. Il y a aussi des manifestations ailleurs dans les grandes villes. Est-ce qu’il va continuer, s’amplifier ce mouvement ? Ou est-ce un épiphénomène qu’il y a traditionnellement au printemps ?

Le nombre de participants grossit à chaque manifestation. Il y en a quasiment tous les deux jours. Il y en avait une hier à paris, il y en aura une demain avec les profs et les étudiants, à l’appel de l’UNEF.

Ce qui m’intéresse dans ce mouvement, c’est qu’il est parti de banlieue, ce qui est assez rare. En général, ça ne démarre par avec les lycées professionnels de banlieue, mais là ce sont eux qui forment le gros des bataillons dans les manifestations.

C’est pour ça qu’on a invité Raphaël, qui est lycéen en Terminale S dans le 93 au lycée Eugène Delacroix de Drancy.

 

Pourquoi c’est parti de banlieue parisienne ?

Sur l’académie de Créteil, il y a énormément de postes qui ont été supprimés. Je ne sais plus exactement le chiffre, mais je crois que c’est de l’ordre de 1 sur 10 qui doit sauter.

 

Le non-remplacement des fonctionnaires touche avant tout l’académie de Créteil, la région parisienne, là où il y a beaucoup de lycées…

Je ne sais pas si cela touche en particulier l’académie de Créteil, mais c’est sur qu’elle est très touchée.

 

Quelles sont les conséquences concrètes pour vous les lycéens ?

Il y en a plusieurs. Déjà, on risque d’être beaucoup plus nombreux par classe. Dans mon lycée, on est déjà plus de 30 par classe et avec les suppressions de postes, on risque de se retrouver à plus de 35. S’il y a moins de profs, cela veut dire plus d’élèves dans les classes. Ensuite, supposons que c’est un prof d’économie qui ne soit pas remplacé : c’est le pilier de la filière ES. S’il n’y a plus de pilier, comment voulez-vous ouvrir une nouvelle filière ES ou du moins entretenir celle en place ? On est directement menacés de ne pas pouvoir choisir sa voir.

 

Mais lorsqu’on vous explique qu’il y a moins de lycéens aujourd’hui, qu’on a recruté plus de profs et qu’il faut rétablir l’équilibre…

Sur le fait qu’il y aurait moins de lycéens aujourd’hui, c’est parce qu’on a fait passé moins de monde de la troisième en seconde. Dans les années à venir, ce ne sera pas le cas…

 

A ce moment-là, on réembauchera des profs…

Je n’y crois pas. Il y a 15 000 postes de fonctionnaires supprimés, dont 11 200 postes de profs. Dans les quatre prochaines années, le gouvernement a prévu de supprimer 80 000 postes de fonctionnaires, qui seront principalement des profs, une fois de plus, et soi-disant pour des raisons de rééquilibrage, mais ça ne sera pas le cas.

 

Ce n’est pas moi qui le dit, mais c’est l’argument avancé par Xavier Darcos. Vous êtes membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution. Il y a quarante ans les jeunes manifestaient contre leurs profs. Aujourd’hui vous manifestez pour avoir plus de profs, et pour qu’ils conservent leurs postes. C’est quasiment pour des revendications opposées…

Je n’ai pas été mandaté pour discuter de cela, mais pour parler du mouvement…

 

C’est amusant de voir des lycéens se battre pour leurs profs…

Moi ça ne me fait pas rire. Je ne sais même pas si mes camarades de seconde pourront continuer sur la filière de leur choix, ou s’ils pourront tout simplement aller en seconde parce qu’il n’y aura plus de profs…

 

Est-ce que vous n’êtes pas dans la contestation pure et simple, main dans la main avec les profs, et peut-être même manipulés par ces profs ? A cela, vous allez répondre non…

Bien sur que je vais répondre non, et j’ai un argument pour vous répondre. Hier, les lycéens étaient rassemblés en Assemblée générale. Nous étions entre 300 et 400 lycéens. Et les profs n’étaient pas là dans la salle pour nous dicter quoi faire. Ce sont les lycéens qui organisent leur mouvement.

 

Mais est-ce un traditionnel mouvement de printemps ? Maintenant chaque année au printemps, ça bouge dans les facs ou les lycées. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond ? Je comprends la revendication pour avoir un prof ou 2 de plus, mais ce n’est pas ça qui fait les grands mouvements de contestation. Y’a-t-il un malaise plus profond ? Les lycéens se demandent-ils ce qu’ils vont devenir…

Sur mon lycée, on ne peut pas dire que les conditions d’étude soient excellentes. Le taux de réussite au bac n’est pas très bon. Je crois qu’ c’était de l’ordre de 70% l’année dernière en S. Bien sur cela exprime un mal-être général, et le fait de supprimer des postes en masse, ça ne va faire que renforcer ce malaise.

 

Est-ce que vous avez réfléchi plus largement ? Pourquoi est-ce qu’on ne réfléchit pas tous ensemble parents, élèves, enseignants à une réorganisation de l’Education nationale en fonction des besoins de tel ou tel lycée ?

Ce n’est pas de réorganisation de l’Education nationale qu’il s’agit aujourd’hui, mais de casse de l’Education nationale. Quand on supprime des postes, ça signifie des cours de moins bonne qualité. On veut supprimer une année du BEP et ça veut dire des centaines d’heures de cours en moins. Nous on est contre la suppression des classes BEP. On casse l’éducation des jeunes ! Avec les différentes mesures pour fusionner les bac L, ES, S, c’est également dans le but de supprimer des profs ! C’est pour mettre en place un enseignement au rabais. Pour que ça cesse, l’Assemblée générale de notre lycée s’est prononcée pour une manifestation nationale au ministère. On a déjà fait signé des centaines de personnes sur cette question là. On fait tourner cet appel sur plusieurs bahuts, et trois l’ont repris de leur côté.

 

Xavier Darcos vous répond en disant « Je comprends que les lycéens s’inquiètent de leur avenir, mais je trouve que tout cela prend des proportions absolument hystériques. »

Je trouve que c’est lui qui est hystérique. Attendez ! Il s’acharne à essayer de détruire notre éducation, et ensuite il nous gueule dessus en disant qu’on est hystériques !

 

Il ne veut pas détruire l’Education. Il vient de ce milieu, c’est un prof lui aussi…

Peut-être, mais l’autre jour, je l’ai vu au « Grand journal » où il avait l’air ridicule parce qu’il ne savait pas faire des divisions, ni conjuguer un verbe…

 

Il n’est pas le seul en France. Je crois même que des lycéens ne le savent pas…

Oui sûrement, moi-même je ne le sais pas, mais dans ce cas-là je ne me permets pas d’être ministre de l’Education nationale.

 

L’Alliance des jeunes pour la Révolution c’est quoi précisément ? Je ne connais pas ce mouvement…

Si vous voulez m’interviewer sur l’AJR, il n’y a pas de problème, mais je n’ai pas été mandaté pour ça.

 

Ouh là ! Mais moi je voudrais savoir.C’est seulement pour savoir ce que vous représentez…

C’est une organisation de jeunes qui respecte la démocratie. Moi je représente les lycéens de mon bahut, je ne représente pas l’AJR.

 

Est-ce que vous vous êtes auto-proclamé représentant des lycéens ?

Non, j’ai été élu par les lycéens réunis en AG dans mon lycée.

 

Est-ce qu’ils savaient que vous étiez membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution ?

Une bonne partie le sait, oui.

 

Ca vient d’où l’Alliance des jeunes pour la révolution ? C’est affilié à la LCR ?

Pas du tout. On n’a rien à voir avec ces gens-là. Nous nous sommes construits de façon indépendante.

 

C’est un mouvement trotskyste ?

C’est un mouvement de jeunes révolutionnaires en général.

 

C’est simplement pour savoir ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas les RG ici ! Puisque vous êtes l’un des représentants de ce mouvement de lycéens, on veut seulement savoir qui vous êtes, d’où vous venez. Puisque vous êtes membre d’un mouvement politique, c’est intéressant de savoir ce qu’il prône. L’Alliance des jeunes pour la révolution : vous voulez faire la révolution, donc vous êtes contre le système actuel…

Bien sur…

 

Comment vous le jugez ce système ? Pas assez démocratique ?

Actuellement, je sais que ce sont les directives européennes qui sont à l’origine de la casse de l’éducation actuelle, parce qu’elles demandent de réduire le budget et les déficits publics. C’est ce que contient le Traité de Maastricht. Nous on explique ça aux lycéens avec qui on discute, en démontrant que ces mesures viennent de là. On est là pour organiser les lycéens, pas pour prendre la tête du mouvement. C’est pour ça que je ne me présente pas en tant que représentant de l’AJR, mais comme étant un délégué élu par les lycéens.

 

Lorsque l’on parle de jets de projectiles, de jeunes cagoulés, de grenades lacrymogènes, de casse dans certains lycées, notamment en Seine Saint-Denis, vous dites quoi ?

C’est bien dommage. Mais ces casses-là, ce ne sont pas les lycéens qui les provoquent. Ce sont des casseurs, comme pendant le CPE, où ceux qui manifestaient n’étaient pas là pour casser. C’est souvent comme ça dans les mouvements.

 

(Un auditeur est interrogé) Arnaud, bonjour. Vous êtes lycéen dans le Val-de-Marne, en terminal de Bac Pro. Vous soutenez le mouvement ?

Je suis vraiment partagé. Je suis contre la suppression des postes de professeurs, car j’estime qu’on ne doit pas jouer avec la vie de ces personnes.

 

Mais ce sont des personnes qui partent à la retraite, et les postes ne sont pas reconduits, donc personne n’est licencié…

Je suis d’accord. Mais comme il va y avoir moins de postes, les professeurs encore en poste vont avoir une surcharge de travail

 

Mais il y aura moins de lycéens…

Dans mon lycée, il y a des professeurs qui ont peur de se retrouver avec des classes surchargées.

 

Vous manifestez ?

Non, cette année, je ne peux pas me permettre de manifester car j’ai le bac à la fin de l’année. Je compte là-dessus et sur mon avenir et obtenir l’examen.

 

Le bac Raphaël ? Ca approche ? Quand ont lieu les premières épreuves ?
C’est dans deux mois…

 

C’est le bac qui est menacé par votre mouvement ?

Je ne pense pas qu’il est menacé. Pendant la loi Fillon, il y a eu des grèves, mais la bac a été allégé en conséquence.

 

Alors ce n’était pas un bac normal !

Je pense que le bac est bien plus menacé si on ne se mobilise pas ! A mon sens, le bac est beaucoup plus menacé quand vous fermez des filières entières, parce qu’il n’y a plus de profs ! Ma prof de théâtre qui doit partir à la retraite dans deux ans, je ne sais pas si elle sera remplacée. C’est la même chose pour un prof de SES…

 

Vous avez déjà la réponse puisque vous dites a priori non…Vous connaissez déjà les conséquences, vous avez déjà tranché !

Oui bien sur, parce que ça me semble normal qu’on défende notre avenir.

 

Alors vous êtes prêt à aller jusqu’au bout, quitte à ce que le bac soit donné ou allégé ?
On ira jusqu’où il faudra. Si Darcos cède avant et nous donne raison parce qu’on manifeste sur des revendications légitimes…Oui, on ira jusqu’au bout…

 

(Auditeur) Je voudrais juste rajouter quelque chose. Hier il y a eu un blocus dans mon lycée. Je regrette la façon dont les leaders gèrent ces problèmes. Nous avons le droit à l’enseignement et on n’a pas à nous empêcher d’aller en cours. A la récréation, tout le monde a fait une chaîne humaine, et dès qu’on tentait de rentrer dans le lycée, on se prenait des coups ! Heureusement que les surveillants ont ouvert d’autres grilles pour rentrer.

 

Raphaël, ce ne sont pas des méthodes !

Je suis d’accord. Dans notre lycée, nous n’avons fait qu’un blocus le jour de la manifestation. Le reste du temps, le lycée n’était pas bloqué.


Vous condamnez les blocus quand même…

Je ne suis ni pour ni contre. Ce sont les lycéens qui doivent décider de ça en AG.

Vous êtes le chef d’orchestre non ? Là vous êtes Ponce Pilate ? Quand Arnaud on l’empêche d’entrer et qu’il prend des coups, est-ce que vous condamnez ça ?

Bien sur que je condamne le fait que des gens se prennent des coups. Pour ceux qui veulent le faire, un blocus doit se faire pacifiquement. Sur mon bahut, entre 50 et 100 lycéens sont venus en manif’ sans faire de blocus. Ce n’est pas une obligation.

 

Il ne faut pas empêcher ceux qui veulent étudier de le faire ?

Oui, le blocus est des fois mal placé.

 

C’est à la limite de la démocratie ?

Oui aussi.

 

Vous êtes proche du Parti des travailleurs ?

Je connais des membres de ce parti, mais je ne suis pas adhérent.

 

C’est en lien sur le site de l’Alliance des jeunes pour la révolution. C’est la parti de Daniel Gluckstein. C’est pour ça que je vous pose la question.

On se constitue en parallèle, mais l’AJR est indépendante. On est d’accord sur certaines positions que nous partageons.

 

D’accord. Je vous lis un mail « Encore lycéen l’an dernier, je trouve que ces mouvements ne sont guère revendicatifs, car trop réguliers. Chaque année, ces mouvements permettent à certains de satisfaire leur égo et aux autres de sécher. Il ne faut pas chercher plus loin. »

C’est toujours inévitable que certains sèchent, mais je ne pense pas que ce soit l’aspiration d’une majorité des lycéens. Ceux qui vont en manif n’y vont pas pour sécher, je peux vous le dire…

 

Il ironise : « Qu’y a t-il de révolutionnaire à demander plus de profs. La France a crée plus de profs ces dernières années que n’importe quel autre pays au monde, et le niveau des élèves n’a cessé de diminuer. Ca devrait vous faire réfléchir ? C’est à croire que les manifestants ne luttent que pour un enseignement de qualité, et sont plutôt à la botte des syndicats ».

Par rapport à ça, on nous dit qu’il y a un prof pour 10 élèves. Mais un prof fait 18h de cours par semaine, un élève 35h en moyenne. Elle est là la différence.

 

Je ne suis pas sur que ce soit bien convainquant comme argumentaire. Il faut voir ça région par région, démographie par démographie…

Merci Raphaël. Bonne manif’ demain !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Lycées pro et lycées
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Mercredi 23 avril 2008

Message de la permanence nationale de l'Alliance des Jeunes pour la Révolution (AJR, France) à la 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução - IRJ

 

Chers camarades,

 

 

Alors que vous vous réunissez aujourd'hui pour la 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução, tous les militants de l'Alliance des jeunes pour la révolution, section française de l'Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ), vous adressent leur salut fraternel !

 

Partout, le système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production plonge l'humanité toujours plus loin dans la barbarie et dans la guerre : guerre contre les peuples, guerre contre la jeunesse.

 

Comme vous l’expliquez dans votre "Lettre aux jeunes du continent américain" : « En premier lieu, les peuples sont confrontés aux Traités de Libre Commerce (TLC) qui provoquent le pillage, la déréglementation, l'explosion des nations et remettent en cause tous les droits. »

 

Alors que des "émeutes de la faim" - véritables révoltes des exploités qu’on affame - explosent dans plus de trente pays à travers le monde, qui peut nier que c’est le système capitaliste qui est responsable ? Ce système pourri s’enfonce dans une crise sans précédent depuis 1929, entraînant l’humanité à la barbarie. C’est pour assurer sa survie que l’impérialisme et les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, Union européenne, NAFTA, etc) à son service tente de maintenir les profits en ouvrant tous les secteurs à la spéculation et en remettant en cause les conquêtes ouvrières. Nous n’acceptons pas que ce soient les travailleurs et les jeunes qui payent pour les milliers de milliards de dollars perdus par les spéculateurs sur les marchés financiers !

 

C’est pourquoi partout dans le monde l’impérialisme cherche à imposer son talon de fer au moyen des TLC ou directement par la guerre… Ainsi, en Europe, nous sommes confrontés à l'Union européenne. Par le biais d’institutions élues par personne, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), c’est l'impérialisme qui dicte ses plans.

 

Mais partout dans le monde, les peuples résistent, et bien souvent les jeunes sont au cœur de cette résistance, car ils sont les premiers touchés. Vous le savez, vous qui défendez la vague révolutionnaire sur votre continent contre les menaces de l’impérialisme, au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, etc.

 

En France, la jeunesse s’est soulevée par centaines de milliers à plusieurs reprises durant les dernières années : contre la remise en cause du Baccalauréat en 2005, contre le Contrat Première Embauche (qui visait à en finir avec le Contrat à Durée Indéterminée) en 2006… et cette année contre la LRU (loi de privatisation des universités). Et depuis plus d’un mois, ce sont des dizaines de milliers de lycéens qui manifestent avec leurs professeurs contre les 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

 

D’où viennent tous ces plans de destruction auxquels nous sommes confrontés ? Ils ont tous un point commun : ils prennent tous leur source dans les directives de l’Union européenne.

 

En 1999, tous les ministres de l'enseignement supérieur des pays de l'Union européenne se rencontraient pour mettre en place le "processus de Bologne" (aussi appelé "LMD" ou "3-5-8"). Ces messieurs s'engagent alors à « à coordonner nos politiques pour atteindre (…) les objectifs suivants (…) :

Adoption d’un système de diplômes (...) pour favoriser l’employabilité des citoyens européens et améliorer la compétitivité du système européen d’enseignement supérieur (...).

Mise en place d’un système de crédits – comme celui du système ECTS – comme moyen approprié pour promouvoir la mobilité des étudiants le plus largement possible. Les crédits pourraient également être acquis en dehors du système de l’enseignement supérieur, y compris par l’éducation et la formation tout au long de la vie (…). »

 

Voilà de quoi il s'agit : « améliorer la compétitivité » des entreprises, « promouvoir la mobilité » que les patrons imposent aux étudiants et « favoriser l'employabilité » en lieu et place du droit au travail. L'employabilité, c'est la déqualification, c’est la surexploitation ! La Commission européenne ajoute d'ailleurs dans une autre déclaration datée du 5 février 2003 que : « la reconnaissance des qualifications acquises représente un obstacle obsolète » (dans « Le rôle des Universités dans l’Europe de la connaissance ») !

 

Mais qu'est-ce que les qualifications acquises ? N’est-ce pas des diplômes nationaux sanctionnant des connaissances acquises une bonne fois pour toutes et dont la valeur est garantie pour le reste de notre vie ? Si l’on comprend bien, c’est avec nos diplômes nationaux que l’Union européenne veut en finir, pour les remplacer par... la formation tout au long de la vie, c'est à dire par quelque chose qui n'apporte aucune garantie. Comme avec le programme REUNI dont vous parlez dans votre lettre, ils « transforment les campus en fabriques de "diplômes de rien du tout", envoyés sur le marché pour des salaires de misère. »

 


Pour arriver à cela, ils ont commencé par s’attaquer aux diplômes nationaux qui faisaient que deux étudiants qui étudiaient dans deux universités différentes obtenaient à la fin de leurs études le même diplôme avec les mêmes droits. Une circulaire d'application du processus de Bologne en France indiquait ainsi : « la philosophie fondamentale du LMD : permettre aux universités françaises [...] de proposer leurs programmes et leurs diplômes ». Et effectivement, avec le LMD qui a commencé à appliquer le processus de Bologne en France en 2003 malgré la résistance des étudiants, ceux-ci n’ont plus les mêmes droits selon l'université à laquelle ils appartiennent.

 

C’est très concret : c'est depuis que le LMD s'applique que des étudiants sont obligés de passer leurs examens assis par terre. C'est depuis qu’il y a le LMD que les étudiants doivent travailler pendant six mois gratuitement dans des stages en entreprises obligatoires pour avoir leur diplôme à la fin de l'année. C'est depuis qu’il y a le LMD que les frais d'inscription à payer pour entrer à l'université ont explosé, atteignant parfois 3 500 euros !

 

Ce n'est pas assez pour l'Union européenne ! Elle s'est adressée l'an dernier à tous les Etats membres pour passer à la deuxième étape du processus de Bologne en ordonnant « aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ». Mais attention : pour l’Union européenne, "autonomie" signifie privatisation-destruction des universités ! Cela s’est traduit en France par la loi LRU contre laquelle les étudiants se sont dressés en Assemblées Générales et en manifestation pendant deux mois.

 

Malgré cela, aujourd'hui la LRU s’applique. Par exemple les universités ont le pouvoir de fusionner ou de fermer des départements universitaires, ce qui auparavant dépendait de l’Etat. Conséquence : des filières entières ferment, laissant des centaines d'étudiants à la rue. Les universités jusqu’ici publiques sont désormais autorisées à être financées par le privé… et elles passent donc des contrats avec des grandes entreprises comme Microsoft qui veulent accéder à une réserve de main d'oeuvre gratuite. Les étudiants devraient être sous la coupe des grandes entreprises : Michelin à Clermont-Ferrand, les laboratoires AMGEN à Bordeaux, les laboratoires Boiron à Lyon, etc. Il s’agit là d’une entreprise de déqualification.

 

Face à de tels plans de guerre contre la jeunesse, face à cette offensive de déqualification, de destruction des droits, aucun jeune ne peut accepter ! Ni en France, ni ailleurs. Partout, les jeunes cherchent à résister :

 

En 2006, pendant deux mois, les étudiants grecs ont manifesté par dizaines de milliers contre la privatisation de leurs universités imposée là aussi par le processus de Bologne. En 2007 à nouveau, la Grèce à été secouée par une grève générale. Parmi les manifestants, les étudiants réclamaient toujours le retrait du processus de Bologne.

 

Le 9 mars 2007, en Hongrie, un référendum demandait à la population: « Etes-vous pour les droits d'entrée payants en faculté ? ». Saisissant cette opportunité de s’exprimer, comme l’avait fait le peuple français lors de la victoire du vote NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005, la population hongroise a voté NON à plus de 80 %, s'opposant ainsi frontalement à l'Union européenne et à sa politique.

 

Comme nous l’avons dit, ici en France nous nous sommes battus avec des dizaines et des dizaines de milliers d'étudiants pour l’abrogation de la LRU qui détruit nos universités. Nous n’avons pas obtenu l’abrogation de la LRU, et elle commence à s’appliquer. Pourquoi notre mouvement n’a-t-il pas obtenu l’abrogation de la loi ? Est-ce parce que les étudiants ne se seraient pas assez battus ? Non, au contraire ils se sont acharnés malgré les obstacles ! Alors que le mouvement était isolé université par université, ils ont cherché à réaliser leur unité dans une manifestation nationale de centaines de milliers au Ministère de l’Enseignement Supérieur pour obtenir l’abrogation de la LRU, là où la loi a été décidée.

 

Le problème, c’est qu’alors qu’ils votaient en Assemblées Générales pour cette manifestation nationale, pour laquelle les étudiants de l’AJR ont combattu sans relâche, les organisations qui prétendaient diriger le mouvement, l’UNEF (prétendu "syndicat étudiant" qui avait co-rédigé la loi avec la Ministre) et l’organisation de jeunes de la LCR d’Olivier Besancenot (qui est dans la même organisation internationale qu’Heloisa Helena et Miguel Rossetto) ont tout fait pour empêcher que cette manifestation nationale soit convoquée. C’est ainsi qu’ils ont réussi à casser le mouvement.

 

Et aujourd’hui, il se passe la même chose avec le mouvement des lycéens  

qui manifestent dans l'unité avec leurs professeurs pour obtenir le maintien de tous les postes et de toutes les classes que le gouvernement veut supprimer au nom des économies budgétaires imposées par l'Union européenne. La question posée reste : est-il possible qu’il n’y ait pas de manifestation nationale de profs, de lycéens et de parents d’élèves, par centaines de milliers, par millions, chez Darcos, au ministère, pour que soient rendus les 11 200 postes supprimés ? Les lycéens ont déjà manifesté sept fois à Paris et dans toute la France, le gouvernement compte sur le pourrissement, les provocations violentes, la division… Mais les vacances, divisant la France en trois zones, ne suffisent pas à entamer la détermination des lycéens. D’ores et déjà, des Assemblées générales sont convoquées dès la rentrée de chaque zone. Les grèves et manifestations se poursuivent afin de récupérer nos postes, afin d’infliger une défaite au gouvernement !

 

Les jeunes n’acceptent pas ! Ils veulent défendre leurs droits à un vrai diplôme, à un vrai travail avec un vrai salaire. Ils ne veulent plus de la précarité. Ils sont prêts à se battre ! Mais pour cela ils ont besoin d’une organisation de jeunes révolutionnaires pour les aider à renverser ces obstacles qui se dressent sur la voie de l’unité pour la satisfaction des revendications, et qui pour cela n’hésite pas à dire "Rupture avec l’Union européenne" !

 

C’est la raison pour laquelle, l’AJR prépare son Congrès pour les 25 et 26 octobre prochains avec l’objectif de 500 participants, en donnant la parole à toute la jeunesse.

 

C’est une question de civilisation ! Au moment où le gouvernement français s’attaque aux budgets de l’Education Nationale, il annonce l'envoi de 1 000 soldats supplémentaires pour soutenir l’occupation sous commandement américain en Afghanistan, avec un budget de plus de 250 millions d’euros. C’est relié ! Dans les manifestations, les lycéens scandent « De l’argent pour l’école, pas pour la guerre en Afghanistan ! »

 

Un lycéen a expliqué dans une réunion de préparation du Congrès de l’AJR samedi dernier : « Notre lycée est menacé de fermeture. La semaine dernière un colonel de l’armée est venu faire une réunion pour nous recruter. Je suis très en colère : c’est nous qui devrons construire ce pays dans l’avenir, et au lieu de nous former, ils détruisent notre lycée, et ils veulent nous envoyer détruire l’Afghanistan ! ». Comme nos camarades de Revolution Youth aux Etats-Unis, va-t-on bientôt devoir lutter contre ces recruteurs de l’armée qui viennent achever la destruction de nos écoles publiques ?

 

Il faut que cela cesse ! Nous ne voulons pas d’autres guerres de dislocation, d’un nouvel Irak ou de nouveaux Kosovo… ni en France, ni en Bolivie, ni au Pakistan, ni en Chine ! Défense de la souveraineté des peuples et des nations !

 

C'est parce que, partout dans le monde, nous refusons l'avenir de déqualification, de chômage, de misère et de guerre que le système capitaliste pourrissant nous offre, que nous sommes pour la révolution, que nous construisons des organisations de jeunes révolutionnaires indépendante de l'impérialisme pour le renverser.

 

C'est parce que les coups qui nous sont assénés sont partout les mêmes, parce que les opprimés ont tous les mêmes intérêts, que nous sommes internationalistes et que nous construisons l'Internationale révolutionnaire de la jeunesse.

 

En France et en Europe, les jeunes révolutionnaires regardent avec espoir cette 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução qui, nous en sommes certains, marquera un pas en avant dans le combat pour la construction de l’IRJ, dans le combat contre la barbarie et pour la révolution, combat qui passe aujourd’hui par la rupture avec les traités de libre commerce, la rupture avec l'Union européenne et toutes les institutions de l’impérialisme.

 

Nous sommes avec la Révolution ! Vive Juventude Revoluçao !

Vive l'Internationale Révolutionnaire de la jeunesse !

 




Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : IRJ
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