Lundi 12 mai 2008

Tout est lié ! Pour les lycéens comme pour les travailleurs !
Le gouvernement refuse de satisfaire nos revendications !

Ensemble, jeunes, travailleurs : UNITÉ POUR GAGNER !

TOUS EN GRÈVE, LE 15 MAI !

Depuis des semaines, les lycéens et les profs, dans l’unité, manifestent par dizaines de milliers pour exiger la restitution des 11.200 postes de professeurs supprimés.

Partout, les travailleurs en ont assez : ils veulent des augmentations de salaires, ils ne veulent pas que le gouvernement casse leurs retraites, ils veulent garder leurs emplois.

 

Comment est-il possible d’appeler « à la fin de la mobilisation » alors que nous n’avons pas nos postes ?

 

Vendredi, l’UNL et la FIDL ont été reçues par Xavier Darcos, qui leur a assuré : « Je ne crée aucun nouvel emploi » (Le Monde, 10 mai 2008).

Un dispositif de soutien (assuré par des heures supp, des assistants d’éducation et des étudiants en Master) pour des élèves de 200 lycées en difficulté est prévue pour la rentrée… mais cela ne ramène pas un seul poste de professeur supprimé !

Rien n’est donc réglé !

Dans ces conditions, comment comprendre l’attitude de la FIDL et de l’UNL ?

11 avril : lors d’une rencontre avec le ministre, la président de la FIDL déclare : « On n’a pas de réponses concrètes (…) concernant les suppressions de postes. On continue la mobilisation ».

9 mai : sans aucun poste restitué, la même présidente déclare : « On appelle à la fin de la mobilisation pour cette année scolaire » (Libération.fr, 9 mai 2008). De son côté, l’UNL salue les annonces de Darcos « qui vont dans le bon sens » (Nouvelobs.com)

Mais de quel droit disent-ils cela ? Qui les a mandatés pour décider à la place des lycéens ? Comment accepter qu’on en reste là ?

 

PAS DE POSTE = PAS DE PAUSE DANS LA MOBILISATION !

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT FAIRE CÉDER LE GOUVERNEMENT !

C’EST DANS L’UNITÉ QUE NOUS POURRONS GAGNER !

 

Le 15 mai, les fonctionnaires, les profs, les lycéens mais aussi des secteurs du privé sont appelés à faire grève et à manifester.

Nous allons manifesté ensemble, parce que c’est la même politique qui nous touche : la destruction des retraites, le refus d’augmenter les salaires, la suppression des postes de profs par milliers dans nos bahuts…

Tout ça n’a qu’un but : nous condamner à la misère, nous empêcher d’avoir des diplômes ! Tout ça ne profite qu’aux patrons et aux spéculateurs !

 

PARTOUT, RÉUNISSONS NOS AG ! CONSTITUONS NOS COMITÉS 

POUR UNE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE !

 

Partout, dans nos bahuts, préparons le 15 mai : préparons la mobilisation massive des lycéens contre la suppression des postes de professeurs, contre la misère et la précarité que veut nous imposer le gouvernement !

Partout, dans nos bahuts, constituons nos comités : organisons des AG où chacun pourra s’exprimer, élisons nos délégués qui auront pour mandat de défendre et d’appliquer ce que les AG auront décidé, constituons nos comités lycéens pour une manifestation nationale au ministère pour la restitution des 11.200 postes.

Prochaine réunion 

Vendredi 16 mai, 18h30 au local de l’AJR

 

87 rue du Fbg St-denis (10e) - Email : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.85.94


 

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94,) réunis vendredi 9 mai, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, l’exploitation,

 le chômage,

la déqualification !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2ème Congrès de l’AJR !


par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Mardi 29 avril 2008

Emission « Les grandes gueules », RMC, 11/14h

Mercredi 9 avril

 

 

Le mouvement lycéen s’est mis en place contre les suppressions de postes dans le second degré annoncées par Xavier Darcos. Il est parti de l’Ile de France, de la banlieue parisienne. Il y a aussi des manifestations ailleurs dans les grandes villes. Est-ce qu’il va continuer, s’amplifier ce mouvement ? Ou est-ce un épiphénomène qu’il y a traditionnellement au printemps ?

Le nombre de participants grossit à chaque manifestation. Il y en a quasiment tous les deux jours. Il y en avait une hier à paris, il y en aura une demain avec les profs et les étudiants, à l’appel de l’UNEF.

Ce qui m’intéresse dans ce mouvement, c’est qu’il est parti de banlieue, ce qui est assez rare. En général, ça ne démarre par avec les lycées professionnels de banlieue, mais là ce sont eux qui forment le gros des bataillons dans les manifestations.

C’est pour ça qu’on a invité Raphaël, qui est lycéen en Terminale S dans le 93 au lycée Eugène Delacroix de Drancy.

 

Pourquoi c’est parti de banlieue parisienne ?

Sur l’académie de Créteil, il y a énormément de postes qui ont été supprimés. Je ne sais plus exactement le chiffre, mais je crois que c’est de l’ordre de 1 sur 10 qui doit sauter.

 

Le non-remplacement des fonctionnaires touche avant tout l’académie de Créteil, la région parisienne, là où il y a beaucoup de lycées…

Je ne sais pas si cela touche en particulier l’académie de Créteil, mais c’est sur qu’elle est très touchée.

 

Quelles sont les conséquences concrètes pour vous les lycéens ?

Il y en a plusieurs. Déjà, on risque d’être beaucoup plus nombreux par classe. Dans mon lycée, on est déjà plus de 30 par classe et avec les suppressions de postes, on risque de se retrouver à plus de 35. S’il y a moins de profs, cela veut dire plus d’élèves dans les classes. Ensuite, supposons que c’est un prof d’économie qui ne soit pas remplacé : c’est le pilier de la filière ES. S’il n’y a plus de pilier, comment voulez-vous ouvrir une nouvelle filière ES ou du moins entretenir celle en place ? On est directement menacés de ne pas pouvoir choisir sa voir.

 

Mais lorsqu’on vous explique qu’il y a moins de lycéens aujourd’hui, qu’on a recruté plus de profs et qu’il faut rétablir l’équilibre…

Sur le fait qu’il y aurait moins de lycéens aujourd’hui, c’est parce qu’on a fait passé moins de monde de la troisième en seconde. Dans les années à venir, ce ne sera pas le cas…

 

A ce moment-là, on réembauchera des profs…

Je n’y crois pas. Il y a 15 000 postes de fonctionnaires supprimés, dont 11 200 postes de profs. Dans les quatre prochaines années, le gouvernement a prévu de supprimer 80 000 postes de fonctionnaires, qui seront principalement des profs, une fois de plus, et soi-disant pour des raisons de rééquilibrage, mais ça ne sera pas le cas.

 

Ce n’est pas moi qui le dit, mais c’est l’argument avancé par Xavier Darcos. Vous êtes membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution. Il y a quarante ans les jeunes manifestaient contre leurs profs. Aujourd’hui vous manifestez pour avoir plus de profs, et pour qu’ils conservent leurs postes. C’est quasiment pour des revendications opposées…

Je n’ai pas été mandaté pour discuter de cela, mais pour parler du mouvement…

 

C’est amusant de voir des lycéens se battre pour leurs profs…

Moi ça ne me fait pas rire. Je ne sais même pas si mes camarades de seconde pourront continuer sur la filière de leur choix, ou s’ils pourront tout simplement aller en seconde parce qu’il n’y aura plus de profs…

 

Est-ce que vous n’êtes pas dans la contestation pure et simple, main dans la main avec les profs, et peut-être même manipulés par ces profs ? A cela, vous allez répondre non…

Bien sur que je vais répondre non, et j’ai un argument pour vous répondre. Hier, les lycéens étaient rassemblés en Assemblée générale. Nous étions entre 300 et 400 lycéens. Et les profs n’étaient pas là dans la salle pour nous dicter quoi faire. Ce sont les lycéens qui organisent leur mouvement.

 

Mais est-ce un traditionnel mouvement de printemps ? Maintenant chaque année au printemps, ça bouge dans les facs ou les lycées. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond ? Je comprends la revendication pour avoir un prof ou 2 de plus, mais ce n’est pas ça qui fait les grands mouvements de contestation. Y’a-t-il un malaise plus profond ? Les lycéens se demandent-ils ce qu’ils vont devenir…

Sur mon lycée, on ne peut pas dire que les conditions d’étude soient excellentes. Le taux de réussite au bac n’est pas très bon. Je crois qu’ c’était de l’ordre de 70% l’année dernière en S. Bien sur cela exprime un mal-être général, et le fait de supprimer des postes en masse, ça ne va faire que renforcer ce malaise.

 

Est-ce que vous avez réfléchi plus largement ? Pourquoi est-ce qu’on ne réfléchit pas tous ensemble parents, élèves, enseignants à une réorganisation de l’Education nationale en fonction des besoins de tel ou tel lycée ?

Ce n’est pas de réorganisation de l’Education nationale qu’il s’agit aujourd’hui, mais de casse de l’Education nationale. Quand on supprime des postes, ça signifie des cours de moins bonne qualité. On veut supprimer une année du BEP et ça veut dire des centaines d’heures de cours en moins. Nous on est contre la suppression des classes BEP. On casse l’éducation des jeunes ! Avec les différentes mesures pour fusionner les bac L, ES, S, c’est également dans le but de supprimer des profs ! C’est pour mettre en place un enseignement au rabais. Pour que ça cesse, l’Assemblée générale de notre lycée s’est prononcée pour une manifestation nationale au ministère. On a déjà fait signé des centaines de personnes sur cette question là. On fait tourner cet appel sur plusieurs bahuts, et trois l’ont repris de leur côté.

 

Xavier Darcos vous répond en disant « Je comprends que les lycéens s’inquiètent de leur avenir, mais je trouve que tout cela prend des proportions absolument hystériques. »

Je trouve que c’est lui qui est hystérique. Attendez ! Il s’acharne à essayer de détruire notre éducation, et ensuite il nous gueule dessus en disant qu’on est hystériques !

 

Il ne veut pas détruire l’Education. Il vient de ce milieu, c’est un prof lui aussi…

Peut-être, mais l’autre jour, je l’ai vu au « Grand journal » où il avait l’air ridicule parce qu’il ne savait pas faire des divisions, ni conjuguer un verbe…

 

Il n’est pas le seul en France. Je crois même que des lycéens ne le savent pas…

Oui sûrement, moi-même je ne le sais pas, mais dans ce cas-là je ne me permets pas d’être ministre de l’Education nationale.

 

L’Alliance des jeunes pour la Révolution c’est quoi précisément ? Je ne connais pas ce mouvement…

Si vous voulez m’interviewer sur l’AJR, il n’y a pas de problème, mais je n’ai pas été mandaté pour ça.

 

Ouh là ! Mais moi je voudrais savoir.C’est seulement pour savoir ce que vous représentez…

C’est une organisation de jeunes qui respecte la démocratie. Moi je représente les lycéens de mon bahut, je ne représente pas l’AJR.

 

Est-ce que vous vous êtes auto-proclamé représentant des lycéens ?

Non, j’ai été élu par les lycéens réunis en AG dans mon lycée.

 

Est-ce qu’ils savaient que vous étiez membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution ?

Une bonne partie le sait, oui.

 

Ca vient d’où l’Alliance des jeunes pour la révolution ? C’est affilié à la LCR ?

Pas du tout. On n’a rien à voir avec ces gens-là. Nous nous sommes construits de façon indépendante.

 

C’est un mouvement trotskyste ?

C’est un mouvement de jeunes révolutionnaires en général.

 

C’est simplement pour savoir ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas les RG ici ! Puisque vous êtes l’un des représentants de ce mouvement de lycéens, on veut seulement savoir qui vous êtes, d’où vous venez. Puisque vous êtes membre d’un mouvement politique, c’est intéressant de savoir ce qu’il prône. L’Alliance des jeunes pour la révolution : vous voulez faire la révolution, donc vous êtes contre le système actuel…

Bien sur…

 

Comment vous le jugez ce système ? Pas assez démocratique ?

Actuellement, je sais que ce sont les directives européennes qui sont à l’origine de la casse de l’éducation actuelle, parce qu’elles demandent de réduire le budget et les déficits publics. C’est ce que contient le Traité de Maastricht. Nous on explique ça aux lycéens avec qui on discute, en démontrant que ces mesures viennent de là. On est là pour organiser les lycéens, pas pour prendre la tête du mouvement. C’est pour ça que je ne me présente pas en tant que représentant de l’AJR, mais comme étant un délégué élu par les lycéens.

 

Lorsque l’on parle de jets de projectiles, de jeunes cagoulés, de grenades lacrymogènes, de casse dans certains lycées, notamment en Seine Saint-Denis, vous dites quoi ?

C’est bien dommage. Mais ces casses-là, ce ne sont pas les lycéens qui les provoquent. Ce sont des casseurs, comme pendant le CPE, où ceux qui manifestaient n’étaient pas là pour casser. C’est souvent comme ça dans les mouvements.

 

(Un auditeur est interrogé) Arnaud, bonjour. Vous êtes lycéen dans le Val-de-Marne, en terminal de Bac Pro. Vous soutenez le mouvement ?

Je suis vraiment partagé. Je suis contre la suppression des postes de professeurs, car j’estime qu’on ne doit pas jouer avec la vie de ces personnes.

 

Mais ce sont des personnes qui partent à la retraite, et les postes ne sont pas reconduits, donc personne n’est licencié…

Je suis d’accord. Mais comme il va y avoir moins de postes, les professeurs encore en poste vont avoir une surcharge de travail

 

Mais il y aura moins de lycéens…

Dans mon lycée, il y a des professeurs qui ont peur de se retrouver avec des classes surchargées.

 

Vous manifestez ?

Non, cette année, je ne peux pas me permettre de manifester car j’ai le bac à la fin de l’année. Je compte là-dessus et sur mon avenir et obtenir l’examen.

 

Le bac Raphaël ? Ca approche ? Quand ont lieu les premières épreuves ?
C’est dans deux mois…

 

C’est le bac qui est menacé par votre mouvement ?

Je ne pense pas qu’il est menacé. Pendant la loi Fillon, il y a eu des grèves, mais la bac a été allégé en conséquence.

 

Alors ce n’était pas un bac normal !

Je pense que le bac est bien plus menacé si on ne se mobilise pas ! A mon sens, le bac est beaucoup plus menacé quand vous fermez des filières entières, parce qu’il n’y a plus de profs ! Ma prof de théâtre qui doit partir à la retraite dans deux ans, je ne sais pas si elle sera remplacée. C’est la même chose pour un prof de SES…

 

Vous avez déjà la réponse puisque vous dites a priori non…Vous connaissez déjà les conséquences, vous avez déjà tranché !

Oui bien sur, parce que ça me semble normal qu’on défende notre avenir.

 

Alors vous êtes prêt à aller jusqu’au bout, quitte à ce que le bac soit donné ou allégé ?
On ira jusqu’où il faudra. Si Darcos cède avant et nous donne raison parce qu’on manifeste sur des revendications légitimes…Oui, on ira jusqu’au bout…

 

(Auditeur) Je voudrais juste rajouter quelque chose. Hier il y a eu un blocus dans mon lycée. Je regrette la façon dont les leaders gèrent ces problèmes. Nous avons le droit à l’enseignement et on n’a pas à nous empêcher d’aller en cours. A la récréation, tout le monde a fait une chaîne humaine, et dès qu’on tentait de rentrer dans le lycée, on se prenait des coups ! Heureusement que les surveillants ont ouvert d’autres grilles pour rentrer.

 

Raphaël, ce ne sont pas des méthodes !

Je suis d’accord. Dans notre lycée, nous n’avons fait qu’un blocus le jour de la manifestation. Le reste du temps, le lycée n’était pas bloqué.


Vous condamnez les blocus quand même…

Je ne suis ni pour ni contre. Ce sont les lycéens qui doivent décider de ça en AG.

Vous êtes le chef d’orchestre non ? Là vous êtes Ponce Pilate ? Quand Arnaud on l’empêche d’entrer et qu’il prend des coups, est-ce que vous condamnez ça ?

Bien sur que je condamne le fait que des gens se prennent des coups. Pour ceux qui veulent le faire, un blocus doit se faire pacifiquement. Sur mon bahut, entre 50 et 100 lycéens sont venus en manif’ sans faire de blocus. Ce n’est pas une obligation.

 

Il ne faut pas empêcher ceux qui veulent étudier de le faire ?

Oui, le blocus est des fois mal placé.

 

C’est à la limite de la démocratie ?

Oui aussi.

 

Vous êtes proche du Parti des travailleurs ?

Je connais des membres de ce parti, mais je ne suis pas adhérent.

 

C’est en lien sur le site de l’Alliance des jeunes pour la révolution. C’est la parti de Daniel Gluckstein. C’est pour ça que je vous pose la question.

On se constitue en parallèle, mais l’AJR est indépendante. On est d’accord sur certaines positions que nous partageons.

 

D’accord. Je vous lis un mail « Encore lycéen l’an dernier, je trouve que ces mouvements ne sont guère revendicatifs, car trop réguliers. Chaque année, ces mouvements permettent à certains de satisfaire leur égo et aux autres de sécher. Il ne faut pas chercher plus loin. »

C’est toujours inévitable que certains sèchent, mais je ne pense pas que ce soit l’aspiration d’une majorité des lycéens. Ceux qui vont en manif n’y vont pas pour sécher, je peux vous le dire…

 

Il ironise : « Qu’y a t-il de révolutionnaire à demander plus de profs. La France a crée plus de profs ces dernières années que n’importe quel autre pays au monde, et le niveau des élèves n’a cessé de diminuer. Ca devrait vous faire réfléchir ? C’est à croire que les manifestants ne luttent que pour un enseignement de qualité, et sont plutôt à la botte des syndicats ».

Par rapport à ça, on nous dit qu’il y a un prof pour 10 élèves. Mais un prof fait 18h de cours par semaine, un élève 35h en moyenne. Elle est là la différence.

 

Je ne suis pas sur que ce soit bien convainquant comme argumentaire. Il faut voir ça région par région, démographie par démographie…

Merci Raphaël. Bonne manif’ demain !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Mercredi 23 avril 2008

Message de la permanence nationale de l'Alliance des Jeunes pour la Révolution (AJR, France) à la 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução - IRJ

 

Chers camarades,

 

 

Alors que vous vous réunissez aujourd'hui pour la 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução, tous les militants de l'Alliance des jeunes pour la révolution, section française de l'Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ), vous adressent leur salut fraternel !

 

Partout, le système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production plonge l'humanité toujours plus loin dans la barbarie et dans la guerre : guerre contre les peuples, guerre contre la jeunesse.

 

Comme vous l’expliquez dans votre "Lettre aux jeunes du continent américain" : « En premier lieu, les peuples sont confrontés aux Traités de Libre Commerce (TLC) qui provoquent le pillage, la déréglementation, l'explosion des nations et remettent en cause tous les droits. »

 

Alors que des "émeutes de la faim" - véritables révoltes des exploités qu’on affame - explosent dans plus de trente pays à travers le monde, qui peut nier que c’est le système capitaliste qui est responsable ? Ce système pourri s’enfonce dans une crise sans précédent depuis 1929, entraînant l’humanité à la barbarie. C’est pour assurer sa survie que l’impérialisme et les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, Union européenne, NAFTA, etc) à son service tente de maintenir les profits en ouvrant tous les secteurs à la spéculation et en remettant en cause les conquêtes ouvrières. Nous n’acceptons pas que ce soient les travailleurs et les jeunes qui payent pour les milliers de milliards de dollars perdus par les spéculateurs sur les marchés financiers !

 

C’est pourquoi partout dans le monde l’impérialisme cherche à imposer son talon de fer au moyen des TLC ou directement par la guerre… Ainsi, en Europe, nous sommes confrontés à l'Union européenne. Par le biais d’institutions élues par personne, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), c’est l'impérialisme qui dicte ses plans.

 

Mais partout dans le monde, les peuples résistent, et bien souvent les jeunes sont au cœur de cette résistance, car ils sont les premiers touchés. Vous le savez, vous qui défendez la vague révolutionnaire sur votre continent contre les menaces de l’impérialisme, au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, etc.

 

En France, la jeunesse s’est soulevée par centaines de milliers à plusieurs reprises durant les dernières années : contre la remise en cause du Baccalauréat en 2005, contre le Contrat Première Embauche (qui visait à en finir avec le Contrat à Durée Indéterminée) en 2006… et cette année contre la LRU (loi de privatisation des universités). Et depuis plus d’un mois, ce sont des dizaines de milliers de lycéens qui manifestent avec leurs professeurs contre les 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

 

D’où viennent tous ces plans de destruction auxquels nous sommes confrontés ? Ils ont tous un point commun : ils prennent tous leur source dans les directives de l’Union européenne.

 

En 1999, tous les ministres de l'enseignement supérieur des pays de l'Union européenne se rencontraient pour mettre en place le "processus de Bologne" (aussi appelé "LMD" ou "3-5-8"). Ces messieurs s'engagent alors à « à coordonner nos politiques pour atteindre (…) les objectifs suivants (…) :

Adoption d’un système de diplômes (...) pour favoriser l’employabilité des citoyens européens et améliorer la compétitivité du système européen d’enseignement supérieur (...).

Mise en place d’un système de crédits – comme celui du système ECTS – comme moyen approprié pour promouvoir la mobilité des étudiants le plus largement possible. Les crédits pourraient également être acquis en dehors du système de l’enseignement supérieur, y compris par l’éducation et la formation tout au long de la vie (…). »

 

Voilà de quoi il s'agit : « améliorer la compétitivité » des entreprises, « promouvoir la mobilité » que les patrons imposent aux étudiants et « favoriser l'employabilité » en lieu et place du droit au travail. L'employabilité, c'est la déqualification, c’est la surexploitation ! La Commission européenne ajoute d'ailleurs dans une autre déclaration datée du 5 février 2003 que : « la reconnaissance des qualifications acquises représente un obstacle obsolète » (dans « Le rôle des Universités dans l’Europe de la connaissance ») !

 

Mais qu'est-ce que les qualifications acquises ? N’est-ce pas des diplômes nationaux sanctionnant des connaissances acquises une bonne fois pour toutes et dont la valeur est garantie pour le reste de notre vie ? Si l’on comprend bien, c’est avec nos diplômes nationaux que l’Union européenne veut en finir, pour les remplacer par... la formation tout au long de la vie, c'est à dire par quelque chose qui n'apporte aucune garantie. Comme avec le programme REUNI dont vous parlez dans votre lettre, ils « transforment les campus en fabriques de "diplômes de rien du tout", envoyés sur le marché pour des salaires de misère. »

 


Pour arriver à cela, ils ont commencé par s’attaquer aux diplômes nationaux qui faisaient que deux étudiants qui étudiaient dans deux universités différentes obtenaient à la fin de leurs études le même diplôme avec les mêmes droits. Une circulaire d'application du processus de Bologne en France indiquait ainsi : « la philosophie fondamentale du LMD : permettre aux universités françaises [...] de proposer leurs programmes et leurs diplômes ». Et effectivement, avec le LMD qui a commencé à appliquer le processus de Bologne en France en 2003 malgré la résistance des étudiants, ceux-ci n’ont plus les mêmes droits selon l'université à laquelle ils appartiennent.

 

C’est très concret : c'est depuis que le LMD s'applique que des étudiants sont obligés de passer leurs examens assis par terre. C'est depuis qu’il y a le LMD que les étudiants doivent travailler pendant six mois gratuitement dans des stages en entreprises obligatoires pour avoir leur diplôme à la fin de l'année. C'est depuis qu’il y a le LMD que les frais d'inscription à payer pour entrer à l'université ont explosé, atteignant parfois 3 500 euros !

 

Ce n'est pas assez pour l'Union européenne ! Elle s'est adressée l'an dernier à tous les Etats membres pour passer à la deuxième étape du processus de Bologne en ordonnant « aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ». Mais attention : pour l’Union européenne, "autonomie" signifie privatisation-destruction des universités ! Cela s’est traduit en France par la loi LRU contre laquelle les étudiants se sont dressés en Assemblées Générales et en manifestation pendant deux mois.

 

Malgré cela, aujourd'hui la LRU s’applique. Par exemple les universités ont le pouvoir de fusionner ou de fermer des départements universitaires, ce qui auparavant dépendait de l’Etat. Conséquence : des filières entières ferment, laissant des centaines d'étudiants à la rue. Les universités jusqu’ici publiques sont désormais autorisées à être financées par le privé… et elles passent donc des contrats avec des grandes entreprises comme Microsoft qui veulent accéder à une réserve de main d'oeuvre gratuite. Les étudiants devraient être sous la coupe des grandes entreprises : Michelin à Clermont-Ferrand, les laboratoires AMGEN à Bordeaux, les laboratoires Boiron à Lyon, etc. Il s’agit là d’une entreprise de déqualification.

 

Face à de tels plans de guerre contre la jeunesse, face à cette offensive de déqualification, de destruction des droits, aucun jeune ne peut accepter ! Ni en France, ni ailleurs. Partout, les jeunes cherchent à résister :

 

En 2006, pendant deux mois, les étudiants grecs ont manifesté par dizaines de milliers contre la privatisation de leurs universités imposée là aussi par le processus de Bologne. En 2007 à nouveau, la Grèce à été secouée par une grève générale. Parmi les manifestants, les étudiants réclamaient toujours le retrait du processus de Bologne.

 

Le 9 mars 2007, en Hongrie, un référendum demandait à la population: « Etes-vous pour les droits d'entrée payants en faculté ? ». Saisissant cette opportunité de s’exprimer, comme l’avait fait le peuple français lors de la victoire du vote NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005, la population hongroise a voté NON à plus de 80 %, s'opposant ainsi frontalement à l'Union européenne et à sa politique.

 

Comme nous l’avons dit, ici en France nous nous sommes battus avec des dizaines et des dizaines de milliers d'étudiants pour l’abrogation de la LRU qui détruit nos universités. Nous n’avons pas obtenu l’abrogation de la LRU, et elle commence à s’appliquer. Pourquoi notre mouvement n’a-t-il pas obtenu l’abrogation de la loi ? Est-ce parce que les étudiants ne se seraient pas assez battus ? Non, au contraire ils se sont acharnés malgré les obstacles ! Alors que le mouvement était isolé université par université, ils ont cherché à réaliser leur unité dans une manifestation nationale de centaines de milliers au Ministère de l’Enseignement Supérieur pour obtenir l’abrogation de la LRU, là où la loi a été décidée.

 

Le problème, c’est qu’alors qu’ils votaient en Assemblées Générales pour cette manifestation nationale, pour laquelle les étudiants de l’AJR ont combattu sans relâche, les organisations qui prétendaient diriger le mouvement, l’UNEF (prétendu "syndicat étudiant" qui avait co-rédigé la loi avec la Ministre) et l’organisation de jeunes de la LCR d’Olivier Besancenot (qui est dans la même organisation internationale qu’Heloisa Helena et Miguel Rossetto) ont tout fait pour empêcher que cette manifestation nationale soit convoquée. C’est ainsi qu’ils ont réussi à casser le mouvement.

 

Et aujourd’hui, il se passe la même chose avec le mouvement des lycéens  

qui manifestent dans l'unité avec leurs professeurs pour obtenir le maintien de tous les postes et de toutes les classes que le gouvernement veut supprimer au nom des économies budgétaires imposées par l'Union européenne. La question posée reste : est-il possible qu’il n’y ait pas de manifestation nationale de profs, de lycéens et de parents d’élèves, par centaines de milliers, par millions, chez Darcos, au ministère, pour que soient rendus les 11 200 postes supprimés ? Les lycéens ont déjà manifesté sept fois à Paris et dans toute la France, le gouvernement compte sur le pourrissement, les provocations violentes, la division… Mais les vacances, divisant la France en trois zones, ne suffisent pas à entamer la détermination des lycéens. D’ores et déjà, des Assemblées générales sont convoquées dès la rentrée de chaque zone. Les grèves et manifestations se poursuivent afin de récupérer nos postes, afin d’infliger une défaite au gouvernement !

 

Les jeunes n’acceptent pas ! Ils veulent défendre leurs droits à un vrai diplôme, à un vrai travail avec un vrai salaire. Ils ne veulent plus de la précarité. Ils sont prêts à se battre ! Mais pour cela ils ont besoin d’une organisation de jeunes révolutionnaires pour les aider à renverser ces obstacles qui se dressent sur la voie de l’unité pour la satisfaction des revendications, et qui pour cela n’hésite pas à dire "Rupture avec l’Union européenne" !

 

C’est la raison pour laquelle, l’AJR prépare son Congrès pour les 25 et 26 octobre prochains avec l’objectif de 500 participants, en donnant la parole à toute la jeunesse.

 

C’est une question de civilisation ! Au moment où le gouvernement français s’attaque aux budgets de l’Education Nationale, il annonce l'envoi de 1 000 soldats supplémentaires pour soutenir l’occupation sous commandement américain en Afghanistan, avec un budget de plus de 250 millions d’euros. C’est relié ! Dans les manifestations, les lycéens scandent « De l’argent pour l’école, pas pour la guerre en Afghanistan ! »

 

Un lycéen a expliqué dans une réunion de préparation du Congrès de l’AJR samedi dernier : « Notre lycée est menacé de fermeture. La semaine dernière un colonel de l’armée est venu faire une réunion pour nous recruter. Je suis très en colère : c’est nous qui devrons construire ce pays dans l’avenir, et au lieu de nous former, ils détruisent notre lycée, et ils veulent nous envoyer détruire l’Afghanistan ! ». Comme nos camarades de Revolution Youth aux Etats-Unis, va-t-on bientôt devoir lutter contre ces recruteurs de l’armée qui viennent achever la destruction de nos écoles publiques ?

 

Il faut que cela cesse ! Nous ne voulons pas d’autres guerres de dislocation, d’un nouvel Irak ou de nouveaux Kosovo… ni en France, ni en Bolivie, ni au Pakistan, ni en Chine ! Défense de la souveraineté des peuples et des nations !

 

C'est parce que, partout dans le monde, nous refusons l'avenir de déqualification, de chômage, de misère et de guerre que le système capitaliste pourrissant nous offre, que nous sommes pour la révolution, que nous construisons des organisations de jeunes révolutionnaires indépendante de l'impérialisme pour le renverser.

 

C'est parce que les coups qui nous sont assénés sont partout les mêmes, parce que les opprimés ont tous les mêmes intérêts, que nous sommes internationalistes et que nous construisons l'Internationale révolutionnaire de la jeunesse.

 

En France et en Europe, les jeunes révolutionnaires regardent avec espoir cette 10ème Rencontre nationale de Juventude Revolução qui, nous en sommes certains, marquera un pas en avant dans le combat pour la construction de l’IRJ, dans le combat contre la barbarie et pour la révolution, combat qui passe aujourd’hui par la rupture avec les traités de libre commerce, la rupture avec l'Union européenne et toutes les institutions de l’impérialisme.

 

Nous sommes avec la Révolution ! Vive Juventude Revoluçao !

Vive l'Internationale Révolutionnaire de la jeunesse !

 




par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : IRJ
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Vendredi 4 avril 2008

27 mars : 10.000 lycéens et professeurs manifestent dans l’unité au ministère pour la restitution des postes supprimés !
Est-il possible de ne pas organiser au plus vite la

MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE ?


Jeudi 27 mars : 10.000 lycéens et professeurs de région parisienne, regroupés dans l’unité avec leurs organisations dans des cortèges par établissements, manifestent en direction du ministère de l’Education nationale, pour défendre leurs droits :

 
à CONTRE LA SUPPRESSION DES POSTES DE PROFESSEURS !
Le gouvernement a décidé de supprimer 11 200 postes de profs rien qu’à la rentrée 2008.

 
à CONTRE LA DESTRUCTION DES BEP !
Le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé qu’il voulait en finir avec le BEP d’ici à 2009, et commencer par en supprimer 25 à 50% rien que cette année !

 
à CONTRE LA DESTRUCTION DU BAC !
Le gouvernement veut remplacer l’épreuve du bac par le « contrôle continu », c’est-à-dire comme le dit l’un des leurs, faire du bac un « un bac maison et non plus un examen national » (journal Le Figaro, 29 février 2008) !

 

NE FAUT-IL PAS L’UNITE DES PROFS ET DES ÉLÈVES DE TOUTE LA FRANCE LORS D’UNE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE ?

 

Le 27 mars, 10.000 lycéens et profs de région parisienne vont au ministère mais Darcos refuse de céder !

 

Si tous les lycéens et professeurs de toute la France manifestaient dans l’unité le même jour, au même endroit, à Paris, au ministère, par centaines de milliers, par millions, le gouvernement pourrait-il continuer à ne pas satisfaire à nos revendications, à ne pas rendre nos heures, nos classes, nos postes ?

 

N’EST-IL PAS TEMPS D’ORGANISER AU PLUS VITE LA MONTÉE NATIONALE DES LYCÉENS ET DES PROFESSEURS DE TOUTE LA FRANCE AU MINISTÈRE ?

 

PRENEZ CONTACT AVEC L’AJR :

Mail : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.88.46

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94) réunis samedi 21 mars, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, l’exploitation, le chômage, la déqualification !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2nd Congrès de l’AJR !

 

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Mercredi 26 mars 2008

Contre la suppression du BAC, des BEP !
Contre la suppression des postes de professeurs !
Ne faut-il pas convoquer au plus vite la
MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE ?


Depuis des semaines, lycéens et profs manifestent dans l’unité

 – 400 élèves manifestent dans les Yvelines

– manif de centaines de lycéens et de profs devant le rectorat de Créteil

– mardi dernier, 10 000 manifestants à Paris dont des milliers de lycéens

en province par centaines, par milliers, lycéens et profs ont manifesté à plusieurs reprises devant leur rectorat

 Nous, lycéens, ce que nous ne voulons pas, c’est :

  •   DESTRUCTION DU BAC ! Le gouvernement veut remplacer l’épreuve du bac par le « contrôle continu », c’est-à-dire comme le dit un de ses membres, faire du bac un « un bac maison et non plus un examen national » (journal Le Figaro, 29 février 2008) !
  • DESTRUCTION DES BEP ! Le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé qu’il voulait en finir avec le BEP d’ici à 2009, et commencer par en supprimer 25 à 50% rien que cette année !
  •  SUPPRESSION DES POSTES DE PROFS ! Le gouvernement a décidé de supprimer 11 000 postes de profs rien qu’à la rentrée 2008.

N’EST-CE PAS AU MINISTÈRE QU’IL FAUT ALLER ?

 
Oui, nous exigeons la restitution des postes de professeurs supprimés ! Pour gagner, ne faut-il pas, dans l’unité, avec nos profs, convoquer une manifestation de centaines de milliers au ministère, chez Darcos, pour qu’il restitue tous les postes et classes supprimés ?

 
Est-il possible d'attendre une minute de plus pour la convoquer ?

 CE SONT NOS POSTES QUI SONT EN JEU !

C’EST LE BAC QUI EST EN JEU !

CE SONT NOS DIPLÔMES QUI SONT EN JEU !

 PRENEZ CONTACT AVEC L’AJR :

Mail : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.88.46

 

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94) réunis samedi 21 mars, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation pour la jeunesse : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, le chômage, la déqualification, la précarité et la misère !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2nd Congrès de l’AJR !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Dimanche 9 mars 2008

 

Privatisation-fermeture des universités, destruction des diplômes nationaux : les étudiants n’acceptent pas !
ABROGATION DE LA LRU !


Le 15 janvier dernier, l’entreprise Conforama a publié un communiqué de presse dans lequel il est indiqué : « Conforama s’est associé à la prestigieuse Université Panthéon Sorbonne pour créer un nouveau cursus diplômant (bac +5) et totalement innovant (…) ce cursus unique et entièrement construit sur mesure, sera officiellement lancé le 16 janvier 2008 (souligné par le communiqué). »

C’est la destruction des diplômes nationaux, au cœur même de la Sorbonne.

§      Le Figaro du 10 février dernier nous apprend que les Conseils d’administration (CA) de Marne-la-Vallée, Paris-V et Clermont-Ferrand-I ont intégré les entreprises « Michelin, Limagrain, les Banques populaires, Laboratoires Théa, La Poste, L’Oréal ou encore Sanofi Aventis ».

C’est la privatisation des universités, pour des licences Michelin, Banque populaire ou L’Oréal !

§      A Strasbourg, les Conseils d'Administration (CA) des trois universités Marc Bloch, Louis Pasteur et Robert Schuman ont décidé de fusionner « pour donner naissance le 1er janvier 2009 à la plus grande université de province en France » (AFP, 26 février).

C’est la fermeture entière de licences, de filières, d’UFR, qui est à la clé ! Cela en vertu de l’application de la LRU, contre laquelle des milliers d’étudiants se sont mobilisés en novembre !

 

LES ETUDIANTS N’ACCEPTENT PAS !

 

§      A Paris-VII : un cours de cinéma attribué aux étudiants de 1ère année de Licence « Lettres et Arts » a été supprimé du jour au lendemain, à la suite des examens du 1er semestre, alors qu’il figurait au programme du 2nd semestre. Tous les étudiants inscrits dans ce cours se sont rendus le vendredi 15 février à l’administration pour exiger que ce cours soit maintenu. Une pétition a circulé à cet effet, recueillant des dizaines de signatures. Nous apprenons cette semaine par l’administration que ce cours sera maintenu.

§      A Paris-I : une pétition pour exiger de la présidence de Paris-I et de Paris-IV des réponses quant à la mise en place du master Conforama et l’application de la LRU a recueilli plus de 120 signatures en 4 jours. Une délégation à la présidence est prévue mercredi 12 mars pour exiger de la présidence qu’elle publie un communiqué officiel pour démentir la mise en place d’un tel master à Sorbonne (Paris-I).

 

LRU : ABROGATION !