SARKOZY APPLIQUE LA POLITIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE AU PAS DE CHARGE :
L’AVENIR DE TOUTE LA JEUNESSE EST MENACÉ !
OUVRONS LA DISCUSSION
Depuis deux mois, nous nous sommes réunis par milliers en Assemblées générales (AG) pour exiger l’abrogation de la LRU
(1), pour la défense de nos diplômes
nationaux.
De nombreuses AG se sont prononcées en ce sens, et pour y parvenir, ont proposé la tenue d’une manifestation nationale au
ministère, chez Pécresse, là où ça se décide.
A quels obstacles avons-nous été confrontés
pendant ces deux mois ?
Les dirigeants de l’UNEF (2)
s’y sont alors opposés, se prononçant pour « amender » la LRU « sans demander le
retrait » (Bruno Julliard, président de l’UNEF à ce moment, 23 juillet).
Les dirigeants des Jeunesses communistes révolutionnaires (tendance minoritaire de l’UNEF) s’y sont également refusés, en
opposant à cela des « manifestations décentralisées », en isolant les universités les unes aux autres pour au final faire porter la responsabilité de la situation
sur les étudiants qui ne se seraient pas suffisamment mobilisés. Cela démontre, si besoin en était, que l’UNEF toutes tendances confondues n’est pas un syndicat étudiant qui défend les intérêts
particuliers des étudiants, et pose en conséquence la question de la constitution d’un authentique syndicat étudiant au service des étudiants.
Dans cette période de partiels, pour lesquels nous consacrons temps et abnégation parce que nous considérons
que notre avenir dépend de leur réussite – précisément parce qu’à la clé, il y a l’obtention d’un diplôme national reconnu sur le marché du travail, nous continuons plus que jamais à combattre
pour l’abrogation de la LRU, parce que cette loi détruit nos diplômes nationaux. Cela est confirmé par le plan « Réussite en licence » intégré à la LRU et publié par
Mme Pécresse le 13 décembre dernier.
Le « Plan Licence » de Mme Pécresse : la destruction des UFR et des diplômes nationaux qui s’y
rattachent
« 5 champs professionnels » viennent remplacer les Unités de formation et de
recherche (UFR, piliers de l’université sur lesquels s’appuient les disciplines scientifiques que ce plan cherche à supprimer.
C’est l’université, en tant qu’institution délivrant le savoir et les diplômes nationaux, qui est visée, car « trop
centrée sur les connaissances », pour y laisser place aux « compétences » développées lors d’un « stage validé dans le cursus pour tous les
étudiants diplômés de L (dans l’administration, l’enseignement, l’entreprise ou au sein d’associations) ».
N’est-ce pas à la liquidation immédiate des diplômes nationaux, seule garantie pour les jeunes de trouver un vrai
travail avec un vrai salaire (CDI), à laquelle nous assistons ?
Un vrai syndicat étudiant peut-il affirmer autre chose que : « Abrogation de la LRU ! Retrait du
plan Licence ! Maintien et défense des diplômes nationaux reconnus par le Code du travail ! » ?
Code du travail dont la remis en cause par le gouvernement affecte au premier plan les jeunes…
La « modernisation du marché du travail » de MM. Sarkozy-Fillon : le démantèlement du Code du travail et du CDI
Nicolas Sarkozy a rédigé un courrier aux syndicats (21 décembre) dans lequel il propose un allongement de la période d’essai des contrats de travail, un nouveau contrat précaire
(« de projet ») et la « rupture à l’amiable » du contrat de travail. Dans la foulée, François Fillon revendique dans un autre courrier aux syndicats (26
décembre), d’en finir avec les « règles régissant la durée du travail ».
Ce qui est visé, n’est-ce pas le CDI et le Code du travail eux-mêmes ?
Ne faut-il pas exiger : « Non à la modernisation du marché du travail ! Non à la remise en cause de la durée légale du temps de travail ! Maintien
et défense du CDI et du Code du travail ! » ?
D’où découle cette politique ?
Le 19 juin 1999, l'Union européenne (UE) lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la
« compétitivité » remettant en cause les diplômes nationaux, caractérisés par la Commission européenne d’« obstacle obsolète » (Commission européenne, 5
février 2003) comme tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée ». De ce point de vue, « obsolète » est également le Code du travail, mais
aussi le CDI dont le Conseil européen du 22 juillet 2003 a revendiqué la mise en pièce en exigeant que : « Les
Etats-membres réexamineront et, le cas échéant, réformeront les conditions trop restrictives de la législation en matière d’emploi […], en vue de promouvoir la diversité en terme de
contrats. ».
En décembre 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont décidé d’aller encore plus loin en adoptant un nouveau Traité
européen (dit Traité de Lisbonne), qui reprend en aggravant le projet de Constitution européenne rejeté par le peuple français, le 29 mai 2005.
Les Etats-membres de l’Union européenne pourraient, par exemple, désigner un haut représentant des affaires étrangères dont la mission est de prendre des décisions « conformes aux engagements souscrits au sein de
l'OTAN », c’est à dire de s'aligner sur les Etats-Unis pour faire la guerre en Irak, en Afghanistan et peut-être bientôt en Iran.
Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à cette situation dans le cadre des institutions de l'UE. C’est pour cette raison que nous sommes pour
la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'Union libre des peuples libres d'Europe.
Et nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai
2005.
C'est pour cela que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne. SIGNEZ ! FAITES SIGNER CET
APPEL !
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Nous voulons des diplômes nationaux : ABROGATION DE LA LRU !
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Nous voulons un vrai travail (CDI) :NON A LA MODERNISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL !
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Nous voulons le respect de la démocratie :RÉFÉRENDUM POUR DIRE NON AU TRAITÉ DE LISBONNE !
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Nous voulons l’Union libre des peuples d’Europe :RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !
Ce sont pour ces raisons que nous serons au MEETING EUROPEEN, le 2 FEVRIER,
à l’initiative de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ), où prendront la parole des jeunes venus de toute
l’Europe !
MEETING EUROPÉEN POUR LA
RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE,
samedi 2 février à 14h
pour adherer à l'AJR, pour participer au Meeting, contactez nous
a.j.r@hotmail.fr