Mardi 19 février 2008

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87, rue du faubourg Saint-Denis, 75.010 Paris
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NON à la préinscription !  NON à la destruction de notre BAC ! Plus que jamais, exigeons l’abrogation de la LRU !
 
 

 


Cet été, Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a fait voter une loi, la LRU (1), visant à privatiser les facs et à interdire aux bacheliers l'entrée de droit à la fac dans la filière de leur choix.

Avant cette loi, il était dit «Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix. ».

Désormais, cela devient (art. 20) : « Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix, sous réserve d'avoir au préalable sollicité une préinscription ». Valérie Pécresse à beau démentir, et dire que « dans la loi il n'y a pas de sélection » (Le Figaro, 16 novembre 2007), qu'est-ce que la préinscription sinon la sélection sur des critères qui ne seront plus basés sur l’obtention du bac, mais sur des « aptitudes », critères totalement subjectifs ?

 Le Bac doit rester un diplôme permettant

d’accéder de droit à l’université !

 Désormais, la LRU autorise la privatisation des universités : Sanofi et Microsoft ont déjà signé des partenariats à Lyon-I, Conforama à Paris-I (Sorbonne), etc. ! Et les entreprises exigent déjà un retour sur investissement : les facs pourront ainsi vendre leurs locaux pour dégager du profit, modifier le contenu de nos cours selon les besoins de l’entreprise qui finance... « Qui paye commande » comme dit la formule !

Sans intervention de l'Etat, les frais d'inscriptions s'envolent, multipliés par 500% (voir à Paris-Dauphine où les frais d’inscription vont passer à 1 650 euros pour des licences).

 La LRU, c’est la fin de l’université publique !

La LRU, ce sont des frais d’inscription inaccessibles !

 On cherche par tous les moyens à nous empêcher de rentrer à l’université : ceux qui ne répondront pas aux « critères de préinscription » et ceux qui ne pourront pas payer les frais d’inscription devront renoncer à avoir un diplôme ! On cherche à nous empêcher d’étudier dans les filières que l’on veut : la préinscription nous oriente vers les filières « plus adaptées à notre profil », en fait vers les filières qui répondent aux besoins du patronat, et les filières qui ne sont pas « rentables » sont purement et simplement liquidées !

L’université ne servirait plus à nous former, à acquérir des connaissances… mais à faire du profit !

 C’est notre avenir qui est en jeu !

Car la préinscription c’est en fait faire du bac un diplôme qui ne vaut plus rien ! La LRU nous empêche de décrocher un diplôme universitaire national qui garantit l’égalité des droits des bacheliers sur tout le territoire : sans diplôme national, pas de travail stable, pas de contrat à durée indéterminée offrant le plus de garanties sur le marché !

Le gouvernement Sarkozy-Fillon veut nous condamner à la misère de l’exploitation et de la déqualification, et derrière lui l’Union européenne, car c’est elle qui est à l’origine de la LRU. Les 17-18 mai 2007, le Conseil de l’Europe déclare qu’« il incombe (...) aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche », et un mois plus tard, Valérie Pécresse s’exécute et adopte la LRU.

Et la préinscription, c’est maintenant !

Les conseils de classe du 2nd trimestre des lycéens de terminale vont être amenés à donner leur avis sur l’orientation future de chacun d’entre nous, avant même que nous ayons passé notre bac ! Pouvons-nous accepter ?

 
Nous, lycéens, devrions-nous rester les bras croisés ?

NON ! Assez de subir leur politique ! Nous refusons la destruction du Bac !

Nous refusons la préinscription ! Nous voulons un vrai diplôme national !

Nous voulons pouvoir continuer des études supérieures !

Nous voulons un avenir qui ne soit pas la précarité !

 

Ensemble, organisons-nous pour combattre !

Tous ensemble, exigeons l’abrogation de la LRU !

(1) : LRU, « loi relative aux libertés et responsabilités des universités », également appelée loi d’autonomie des universités ou loi Pécresse, parue le 11 août 2007

 

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Jeudi 14 février 2008
  Urgent - Solidarité Internationale


Communiqué – 12 février 2008

 

 

L’AJR, organisation de jeunesse en France, vient d’être informée de l’arrestation de jeunes militants de la KSM dans la ville de Lipetsk, alors qu’ils participaient à un piquet dans le cadre de la journée nationale de protestation à la mémoire du responsable syndical Viktor Chvyriov, de l’usine « Komintern » de Voronèje, journée de protestation contre les meurtres et pressions contre les militants syndicalistes.

 
L’AJR, qui combat pour la liberté d’expression et d’organisation de la jeunesse dans le monde entier, pour le droit des travailleurs et des jeunes à construire leurs propres organisations politiques et syndicales indépendantes, informe les autorités russes qu’elle demande la levée de toutes les sanctions contre de jeunes militants qui ne faisaient que manifester pacifiquement leur opinions comme leur y autorise la Constitution de la fédération de Russie.

 

L’AJR informe les autorités russes qu’elle prendra dans les heures qui viennent les dispositions pour tenir informer de cette grave atteinte à la liberté d’expression les agences de presse en Russie et en France.

 

Pierre Kharine, pour la permanence nationale de l’AJR,

Le 12 février 2008
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Quelques jours auparavant, ces mêmes jeunesses communistes avaient envoyé un message de soutien au meeting IRJ européen que nous publions ici :


Message de Russie Au meeting européen de l’IRJ – 2 février 2008
Chers amis !
Les Komsomol (Jeunes communistes) du Kouban (région du sud de la Russie, ville de Krasnodar) saluent les camarades de France et les grandes traditions révolutionnaires de votre pays ! Nous prenons exemple sur la jeunesse combattante de France et dans nos propres manifestations nous lançons le mot d’ordre : « Hourra à la France ! Il est temps de faire grève ! » Nous aussi nous combattons la privatisation de l’enseignement, nous avons constitué un Comité« anti-loi d’Autonomie » avec les étudiants de différentes universités. Nous avons convoqué des actions sur le thème : « Non à l’autonomie des établissements », et diffusé près de 1000 tracts.
Mais nous sommes confrontés au fait que beaucoup de jeunes sont endormis par la propagande, connaissent peu leurs droits, et ne se rendent pas compte de ce que signifie pour eux cette« autonomie ».
Mais avant tout, la jeunesse est effrayée, parce que le pouvoir utilise la répression contre la jeunesse non seulement contre les mouvements de protestation, mais contre tous ceux qui pensent autrement. C’est ainsi que lors des élections législatives, ils ont forcé les gens à aller voter pour le parti du pouvoir. Mais nous, les jeunes militants de la gauche, nous savons ce qu’est la lutte et nous ne craignons pas le pouvoir.
Presque chacun d’entre nous a connu les pressions de la Milice(Police), la répression par l’administration de nos universités, les menaces contre nous et contre nos parents. Chez nous tout est possible : arrestations illégales, empoisonnement par la drogue, passage à tabac au commissariat. Nous avons organisé la protestation contre le licenciement des grévistes d’AVTOVAZ (usine automobile géante de 110.000 ouvriers dans la région de l’Oural, dont les ouvriers ont fait grève le 1er août avec leur syndicat « L’Unité »).
Par les meetings et les protestations unitaires, nous avons pu obtenir la victoire. Nous nous défendons contre les attaques des entrepreneurs. Et ces derniers jours, nous avons organisé des meetings contre la hausse des prix, et aussi contre la transmission« héréditaire » du pouvoir dans notre pays.
Et comme chaque année, nous organisons notre camp international de jeunes « Che Guevara ». Nous vous invitons tous à nous y rejoindre sur les bords de la Mer Noire ! La jeunesse de gauche doit apprendre à se connaître et à sympathiser. Unissons-nous dans la lutte et la victoire sera à nous ! No Pasaran!

Olga IVANOVA (Francheska)et les Komsomols du Kouban
par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Russie
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Mardi 12 février 2008

Au moment où l’Union européenne accélère son offensive,
 
Faudrait-il renoncer à l’abrogation de la LRU ?



Alors que par milliers, nous nous sommes mobilisés pour l’abrogation de la LRU (loi d’autonomie des universités dite loi Pécresse), parce que nous voulons défendre nos diplômes nationaux, notre université publique ; le gouvernement répond par l’application de la LRU :

·         13 décembre 2007 : publication du plan « Réussite en licence ». Objectif : en finir avec une université « trop centrée sur les connaissances », généraliser le « stage [NDLR : en entreprise] validé dans le cursus pour tous les étudiants diplômés de L », mettre en œuvre « l’orientation active » pour les lycéens de terminale ; c’est à dire en finir avec les diplômes universitaires nationaux (dont le baccalauréat), en finir avec les Unités de formation et de recherche (UFR), avec les disciplines, avec les connaissances.

·         6 février 2008 : publication du plan « Campus ». Objectif : « faire émerger dix pôles d’excellence capables d’attirer en France les meilleurs chercheurs et étudiants » et « privilégier les opérations de partenariat public-privé en matière d’investissement et de gestion immobilière » (Le Monde, 6 février) ; c’est à dire en finir avec les 86 universités existant dans ce pays, en finir avec l’enseignement supérieur public par l’augmentation des frais d’inscription. Récemment, Paris-IX (Dauphine) a annoncé des frais allant jusqu’à 1650 euros pour des licences.

 

Pourquoi un tel acharnement à vouloir appliquer la LRU ?

 

Le gouvernement répond à l’application de la LRU parce qu’il est soumis au processus européen de Bologne (LMD), parce qu’il est soumis aux décisions du Conseil de l’Europe du 17-18 mai dernier qui impose aux Etats-membres de « promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche », parce qu’il est soumis à la Commission européenne qui vient récemment de « rappeler à l’ordre la France sur ses déficits, en lui réclamant d’accélérer « considérablement » ses efforts d’assainissement budgétaire » (AFP, 30 janvier) ; parce qu’il est soumis aux institutions de l’Union européenne (1). C’est pour ces raisons qu’il est nécessaire de sortir de l’Union européenne.

 

Les Conseils d’administration (CA) votent les décrets d'application de la LRU !

Alors que par milliers, nous nous sommes mobilisés pour l’abrogation de la LRU, les CA dans lesquels siègent les élus étudiants de l’UNEF, de SUD-Etudiant, etc. votent les premiers décrets d’application de la LRU.

Les CA de Clermont-Ferrand-II, le CA de Lyon-III, le CA de Lille-III, etc. l’ont déjà fait.

Les CA de l’université d’Artois, de Lille-II, de Nice, d’Aix-Marseille, etc. s’apprêtent à le faire en mars-avril prochain.

Comment comprendre que la tendance minoritaire de l’UNEF (dirigée par les Jeunesses communistes révolutionnaires), SUD-Etudiant, etc., qui se sont prononcées pour l’abrogation de la LRU en novembre, siègent dans les CA chargés d’appliquer la LRU ? Comment accepter que les CA dans lesquels siègent ces organisations étudiantes votent les décrets d’application de la LRU ?

Cela ne pose-t-il pas la question de la reconstruction d’un authentique syndicat étudiant, indépendant des CA ?

 

Les étudiants n’acceptent pas !

 

En ce début de mois de février, les étudiants sont toujours pour l’abrogation de la LRU comme ils l’ont été il y a deux mois. Ils sont toujours pour l’abrogation de la LRU parce que les raisons pour lesquelles ils étaient pour l’abrogation il y a deux mois, non seulement n’ont pas changé, mais ont été aggravées par la publication successive du plan Licence et du plan Campus, et par les conditions inadmissibles de partiels du 1er semestre.

·         Amiens : des étudiants interpellent l’administration : « Nous exigeons la mise en place d’un panneau d’affichage pour informer les horaires de partiels ! », suite à des partiels manqués par des étudiants.

·         Lille-III : une cinquantaine d’étudiants cognent à la porte du CA pour dire : « Ne votez pas les décrets d’application de la LRU ! Abrogation de la LRU ! »

·         Paris-XIII : une cinquantaine d’étudiants interpellent la ministre : « Pécresse, retire ta loi ! »

Partout, intervenons dans nos TD, dans nos amphis pour établir avec les étudiants les cahiers de revendications !

Partout, allons chercher avec les étudiants les procès-verbaux des CA où s’applique la LRU !

Partout, mettons tout en œuvre pour l’abrogation de la LRU !

 

(1) : le vote du Congrès extraordinaire du Parlement à Versailles le 4 février dernier, permettant la ratification du Traité de Lisbonne et violant le vote NON à la Constitution européenne du 29 mai 2005 (avec l’aide de 193 députés et sénateurs « de gauche »), en est une illustration saisissante.

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Autonomie des universités LRU
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Dimanche 3 février 2008

Appel de jeunes issu du meeting européen « pour la rupture avec l’Union européenne »
(2 février)

à l'initiative de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ)

 

 

Mercredi 23 janvier, les habitants de Gaza ouvraient une brèche dans le mur de métal de 6 mètres de haut qui les sépare de l'Egypte. De l’autre côté du mur, des manifestants juifs et arabes brandissaient des pancartes « Les peuples sont plus forts que les murs ». Un Palestinien interviewé par le journal Libération témoigne : « Depuis sept mois, nous vivions emprisonnés à Gaza. Cette prison a été explosée mercredi. C’est une première ».

 

Les Palestiniens ont fait exploser les murs de leur prison,

parce qu'ils veulent vivre

 

Cela fait 60 ans que le peuple palestinien résiste, 60 ans que les millions de réfugiés palestiniens à travers le monde réclament le droit de revenir sur leurs terres.

Au surgissement de centaines de milliers de palestiniens, le gouvernement Bush fauteur de guerre a immédiatement riposté en donnant ses ordres : « L'Egypte doit assurer la sécurité de sa frontière avec la bande de Gaza, a déclaré jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice » (Agence Reuters,  25/01/08 ).

Les autorités égyptiennes ont aussitôt rassuré : « D’ici deux ou trois jours, nous les renverrons tous chez eux, pour revenir à l’ancienne réalité » et, ce, « par tous les moyens appropriés ». De son côté, « « L'Union européenne étudie une solution globale à la question des passages frontaliers, y compris un possible redéploiement à Rafah », a indiqué un responsable européen à Reuters » (Agence Reuters, 28/01/08).

Plus de troupes, plus de murs, plus de morts,... voilà la « solution des deux Etats » défendue par les Etats-Unis, l'Etat d'Israël, l'Union européenne, etc. Depuis la partition de la Palestine en 1948, les pseudos plan de paix pour que deux Etats coexistent se sont toujours soldés par plus de morts de toutes parts. Peut-on continuer ainsi ?

 

Le peuple palestinien devrait-il renoncer

à la paix, à la terre et à la liberté ?

 

Nous sommes des jeunes d’Europe et du monde entier, et nous sommes amenés à nous battre pour défendre nos droits, notre avenir. Nous sommes des jeunes d’Europe et du monde entier, et nous soutenons le combat des jeunes et des travailleurs de Palestine qui brisent les murs pour pouvoir vivre.

Nous sommes des jeunes d’Europe et du monde entier, et nous soutenons l'appel à la conférence internationale des 18 et 19 avril, lancé par Daniel Gluckstein (revue Dialogue) et Salah Salah (président du comité permanent des réfugiés du Conseil National Palestinien) et qui réunira des Palestiniens, des militants ouvriers et jeunes du monde entier. Cet appel se conclue ainsi : « pour le rétablissement de la paix, est-il une autre voie que la constitution d'un seul Etat sur tout le territoire de la Palestine, un Etat libre, laïque et démocratique, qui assurera l'égalité de tous les citoyens, qu'ils soient Arabes ou Juifs ? Et pour cela, n'est-il pas nécessaire de garantir le droit au retour pour tous les réfugiés palestiniens ? » Ne faut-il pas s’associer à cet appel ?


Pour s'associer a cet appel contacte  nous .

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par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Palestine
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Dimanche 3 février 2008

 

undefinedA l'initiative de l'Internationale Revolutionnaire de la Jeunesse

     Nous, jeunes d’Europe (Allemagne, Espagne, France, République Tchèque, Suisse) réunis à        
Nanterre  (France) le 2 février 2008, lançons un appel à la jeunesse du monde entier. Qu’allons-nous devenir ?

 

La crise financière intervenue cet été aux Etats-Unis se propage comme une traînée de poudre sur tous les continents : les bourses plongent, les banques font faillite, les systèmes monétaires s’ébranlent.

Aux Etats-Unis et partout dans le monde, ce sont des millions de foyers qui sont jetés à la rue.

 

Le seul avenir qui nous est réservé dans le cadre du système capitaliste, c’est la guerre : en Afghanistan, en Irak, au Liban, etc. C’est la politique de dislocation en Palestine. En Europe, ce sont, depuis le Traité de Maastricht (1992), les directives européennes qui attaquent les contrats de travail offrant le plus de garanties, qui imposent la « flexicurité ». C’est le processus de Bologne (1999) qui détruit les diplômes nationaux, privatise les universités, augmente les frais d’inscription.

 

Y a-t-il une autre issue que de se battre ?

 


Face à ce déferlement de barbarie sur tous les continents, devrait-on en conclure qu’il n’y a rien à faire ?

Devrait-on en conclure que nous sommes contraints de subir l’exploitation, la précarité, la guerre ?

Ou y a-t-il une autre issue ? Est-ce qu’il est possible de ne pas accepter ?

Est-ce qu’il est possible de se battre et de refuser la politique de guerre et de misère qui nous est imposée ?

 

En Palestine, depuis 60 ans, le peuple combat pour gagner le droit à revenir sur sa terre, le droit à vivre en paix, le droit à la liberté. Le 23 janvier dernier, les habitants de la ville historique de la résistance palestinienne (Gaza), parqués par milliers à la frontière égyptienne derrière un mur de métal de 6 mètres de haut, ont fait explosé la prison dans laquelle ils étaient retenus. Depuis 60 ans, ils n’ont jamais renoncé au droit au retour sur le territoire historique de la Palestine.

N’est-ce pas la démonstration de la force des peuples ?

Comme l’ont crié des manifestants là-bas : « les peuples sont plus forts que les murs ».

 

Partout en Europe, la jeunesse se dresse contre

la politique de l’Union européenne

 

En novembre 2007, les étudiants de Grèce et de France se sont soulevés par milliers au même moment contre la même mesure imposée par l’Union européenne : la loi d’autonomie des universités contenue dans le processus de Bologne.

En février 2007, 200 000 travailleurs et jeunes manifestent dans les rues de Vicenza en Italie contre l’installation de bases militaires US dans la région. Plus tard, ce sera au tour du peuple tchèque de se soulever pour les mêmes raisons.

 

En mai-juin 2005, les peuples français et hollandais ont voté massivement NON à la Constitution européenne, affirmant leur volonté d’en finir avec la politique de destruction de l’Union européenne. Et deux ans plus tard, les chefs d’Etat de l’Union européenne ratifient le Traité de Lisbonne aggravant les dispositions incluses dans la Constitution européenne.

 

Pour nous défendre, Nous ne possédons rien d'autre que l'organisation

 

Partout, dans tous les pays d’Europe et du monde entier, le problème qui est posé pour la jeunesse, c’est : que faire et comment faire pour arrêter cette avalanche de coups portés contre la jeunesse ? Nous proposons une issue : s’organiser pour combattre ces coups. S’organiser pour en finir avec l’exploitation, avec la misère, pour en finir avec le système capitaliste.

S’organiser pour défendre ses droits, pour se battre contre la guerre, pour ouvrir une issue à la jeunesse.

 

S’organiser en mettant toutes nos forces pour permettre au peuple palestinien de revenir sur sa terre ; ce qui passe par une campagne massive de signatures pour préparer la Conférence internationale du 19-20 avril à Madrid et en faire un succès (cf. appel soumis à l’adoption des participants du meeting).

S’organiser en mettant toutes nos forces pour sortir de l’Union européenne et, immédiatement, empêcher l’adoption du Traité de Lisbonne en Europe. S’organiser en mettant toutes nos forces pour permettre l’abrogation du processus de Bologne et son corollaire : la loi d’autonomie des universités ; ce qui passe par des réunions de compte rendu du meeting partout en Europe.

 

S’organiser avec l’IRJ et, en France avec l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR), c’est ce que nous vous proposons en préparant ensemble le 2nd Congrès de l’AJR.

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Appel de l'IRJ
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Mardi 15 janvier 2008

 

 
 

SARKOZY APPLIQUE LA POLITIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE AU PAS DE CHARGE :
L’AVENIR DE TOUTE LA JEUNESSE EST MENACÉ !
OUVRONS LA DISCUSSION


Depuis deux mois, nous nous sommes réunis par milliers en Assemblées générales (AG) pour exiger l’abrogation de la LRU (1), pour la défense de nos diplômes nationaux.
 

De nombreuses AG se sont prononcées en ce sens, et pour y parvenir, ont proposé la tenue d’une manifestation nationale au ministère, chez Pécresse, là où ça se décide.

 

A quels obstacles avons-nous été confrontés

pendant ces deux mois ?

 

Les dirigeants de l’UNEF (2) s’y sont alors opposés, se prononçant pour « amender » la LRU « sans demander le retrait » (Bruno Julliard, président de l’UNEF à ce moment, 23 juillet).

Les dirigeants des Jeunesses communistes révolutionnaires (tendance minoritaire de l’UNEF) s’y sont également refusés, en opposant à cela des « manifestations décentralisées », en isolant les universités les unes aux autres pour au final faire porter la responsabilité de la situation sur les étudiants qui ne se seraient pas suffisamment mobilisés. Cela démontre, si besoin en était, que l’UNEF toutes tendances confondues n’est pas un syndicat étudiant qui défend les intérêts particuliers des étudiants, et pose en conséquence la question de la constitution d’un authentique syndicat étudiant au service des étudiants.

Dans cette période de partiels, pour lesquels nous consacrons temps et abnégation parce que nous considérons que notre avenir dépend de leur réussite – précisément parce qu’à la clé, il y a l’obtention d’un diplôme national reconnu sur le marché du travail, nous continuons plus que jamais à combattre pour l’abrogation de la LRU, parce que cette loi détruit nos diplômes nationaux. Cela est confirmé par le plan « Réussite en licence » intégré à la LRU et publié par Mme Pécresse le 13 décembre dernier.

 

Le « Plan Licence »  de Mme Pécresse : la destruction des UFR et des diplômes nationaux qui s’y rattachent

 

 « 5 champs professionnels » viennent remplacer les Unités de formation et de recherche (UFR, piliers de l’université sur lesquels s’appuient les disciplines scientifiques que ce plan cherche à supprimer.

C’est l’université, en tant qu’institution délivrant le savoir et les diplômes nationaux, qui est visée, car « trop centrée sur les connaissances », pour y laisser place aux « compétences » développées lors d’un « stage validé dans le cursus pour tous les étudiants diplômés de L (dans l’administration, l’enseignement, l’entreprise ou au sein d’associations) ».

N’est-ce pas à la liquidation immédiate des diplômes nationaux, seule garantie pour les jeunes de trouver un vrai travail avec un vrai salaire (CDI), à laquelle nous assistons ?

Un vrai syndicat étudiant peut-il affirmer autre chose que : « Abrogation de la LRU ! Retrait du plan Licence ! Maintien et défense des diplômes nationaux reconnus par le Code du travail ! » ?

Code du travail dont la remis en cause par le gouvernement affecte au premier plan les jeunes…

 
La « modernisation du marché du travail »  de MM. Sarkozy-Fillon : le démantèlement du Code du travail et du CDI

Nicolas Sarkozy a rédigé un courrier aux syndicats (21 décembre) dans lequel il propose un allongement de la période d’essai des contrats de travail, un nouveau contrat précaire (« de projet ») et la « rupture à l’amiable » du contrat de travail. Dans la foulée, François Fillon revendique dans un autre courrier aux syndicats (26 décembre), d’en finir avec les « règles régissant la durée du travail ».

Ce qui est visé, n’est-ce pas le CDI et le Code du travail eux-mêmes ?

 

Ne faut-il pas exiger : « Non à la modernisation du marché du travail ! Non à la remise en cause de la durée légale du temps de travail ! Maintien et défense du CDI et du Code du travail ! » ?

D’où découle cette politique ?

 

Le 19 juin 1999, l'Union européenne (UE) lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la « compétitivité » remettant en cause les diplômes nationaux, caractérisés par la Commission européenne d’« obstacle obsolète » (Commission européenne, 5 février 2003) comme tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée ». De ce point de vue, « obsolète » est également le Code du travail, mais aussi le CDI dont le Conseil européen du 22 juillet 2003 a revendiqué la mise en pièce en exigeant que : « Les Etats-membres réexamineront et, le cas échéant, réformeront les conditions trop restrictives de la législation en matière d’emploi […], en vue de promouvoir la diversité en terme de contrats. ».

 

En décembre 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont décidé d’aller encore plus loin en adoptant un nouveau Traité européen (dit Traité de Lisbonne), qui reprend en aggravant le projet de Constitution européenne rejeté par le peuple français, le 29 mai 2005.

Les Etats-membres de l’Union européenne pourraient, par exemple, désigner un haut représentant des affaires étrangères dont la mission est de prendre des décisions « conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN », c’est à dire de s'aligner sur les Etats-Unis pour faire la guerre en Irak, en Afghanistan et peut-être bientôt en Iran.

 

Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à cette situation dans le cadre des institutions de l'UE. C’est pour cette raison que nous sommes pour la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'Union libre des peuples libres d'Europe.

Et nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai 2005.

C'est pour cela que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne. SIGNEZ ! FAITES SIGNER CET APPEL !

 

 

  • Nous voulons des diplômes nationaux :  ABROGATION DE LA LRU !
  • Nous voulons un vrai travail (CDI) :NON A LA MODERNISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL !
  • Nous voulons le respect de la démocratie :RÉFÉRENDUM POUR DIRE NON AU TRAITÉ DE LISBONNE !
  • Nous voulons l’Union libre des peuples d’Europe :RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !



 

Ce sont pour ces raisons que nous serons au MEETING EUROPEEN, le 2 FEVRIER,

à l’initiative de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ), où prendront la parole des jeunes venus de toute l’Europe !

MEETING EUROPÉEN POUR LA

RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE,

samedi 2 février à 14h

pour adherer à l'AJR, pour participer au Meeting, contactez nous
a.j.r@hotmail.fr

(1) : loi relative aux libertés et responsabilités des universités, parue le 11 août 2007 au Journal officiel

(2) : Union nationale des étudiants de France

 



par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
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Mercredi 19 décembre 2007
Une brochure intitulée "10 questions à propos du mouvement pour l'abrogation de la LRU" vient de sortir. Pour se la procurer, il suffit de contacter les membres de L'AJR.

Pour l'heure voici deux extraits de cette brochure :


"

3] – « Pourquoi l’UNEF [NDLR : Union Nationale des Etudiants de France] était-elle opposée au mot d’ordre « Abrogation de la LRU » ? » (réunion AJR, Creil, 30 novembre)

 Dès le début, l’UNEF, principale organisation étudiante, était d’accord avec l’autonomie des universités : « La communauté universitaire est mûre pour accepter une réforme » a déclaré Bruno Julliard, ancien président de l’UNEF (Libération, 1er juin), indiquant qu’il « s’est dit prêt au « dialogue » sur le sujet de l’autonomie » (Le Figaro, 1er juin).

Prenant acte des nuances entre les tendances de l’UNEF (dont la tendance « minoritaire » dirigée par les Jeunesses Communistes Révolutionnaires [JCR]), Bruno Julliard, membre de la tendance « majoritaire » a déclaré cet été, au nom de toute l’UNEF, vouloir « amender » le texte « sans demander le retrait » (23 juillet 2007).

Aujourd’hui, Jean-Baptiste Prévost, nouveau président de l’UNEF, favorable à la LRU, élu à l’unanimité, toutes tendances confondues, le 8 décembre dernier, à la tête de l’organisation étudiante, a déclaré : « L’UNEF ne demande pas l’abrogation de cette loi » (Le Monde, 26 novembre). Est-ce si surprenant ?

Jean-Baptiste-Pr--vost.jpgA l’origine, l’autonomie des universités est un projet contenu dans le Processus de Bologne (LMD) impulsé par la Commission européenne et adopté par les ministres européens, le 19 juin 1999.

Ce projet avait été rejeté par les étudiants en novembre-décembre 2003.

Déjà, l’UNEF, à ce moment, avait permis de faire passer le plan LMD, amorçant alors le processus de destruction des diplômes nationaux au profit d’une prétendue « harmonisation européenne des diplômes ».

L’UNEF est favorable au Processus de Bologne (LMD).

Elle le revendique d’ailleurs dans une brochure qu’elle a sorti et qui s’intitule « Processus de Bologne : les enjeux de la Conférence de Londres ».

C’est cette même conférence qui actera, les 17-18 mai derniers, le fait qu’ : « il incombe (…) aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ».

 

Pourquoi l’UNEF est-elle favorable aux plans de la Commission européenne ?
 
Précisément parce qu’elle est financée par ses institutions ! L’UNEF est membre de l’ESU (European Students’ Union), elle-même membre du Forum européen de la jeunesse qui, en tant que partenaire de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, a reçu en 2005 plus de 2 millions d’euros de subventions.

80% de ses recettes annuelles proviennent de l’Union européenne (principalement de la Commission européenne).

Est-ce donc si surprenant que l’UNEF s’oppose au mot d’ordre « Abrogation de la LRU », lorsque ses liens politique et financier avec l’Union européenne sont avérés ?


6] – « Pourquoi les comités de mobilisation ont-ils refusé d’être élus, mandatés et responsables devant les AG ? » (réunion AJR, Dijon, 13 décembre)

  Comment fonctionnent les comités de mobilisation ?

Les comités de mobilisation ne sont pas élus par l’AG, ils se constituent sur la base du volontariat (celui qui veut y participer a sa place), ce qui rend complètement opaque la composition de ses membres. Chacun peut rentrer, sortir de ces comités de mobilisation, indépendamment d’un quelconque vote de l’AG. Les AG ne savent donc pas qui les représentent et ne peuvent donc pas exercer un véritable contrôle sur ces comités. Sous une frauduleuse apparence de « liberté » (chacun est « libre » de participer aux comités de mobilisation), ils fonctionnent en réalité indépendamment des AG, ces dernières perdant alors toute souveraineté.

Le comité de mobilisation est donc « libre » de remettre en cause les décisions de l’AG qui, elle, perd toute liberté d’expression propre et indépendante.

Pourtant, qu’exigerait la démocratie ?

Ne faudrait-il pas que les AG se dotent de leur propre organe (Comité de grève), émanation directe des étudiants ?

 
ag-etudiants-vote.jpgNe faudrait-il pas que les AG élisent ces Comités pour qu’ils rendent compte de l’application des décisions que les AG ont souverainement prises ? 

Sans ce principe d’élection et de responsabilité des Comités par et devant les AG, ceux-ci ne peuvent échapper aux conflits d’intérêts entre forces politiques faisant pression pour s’approprier la direction du mouvement.
 
Le fonctionnement des comités de mobilisation ne peut, par conséquent, qu’aboutir aux dérives bureaucratiques dont nous avons été les tristes spectateurs pendant ces deux mois : autoritaritarisme des dirigeants des comités de mobilisation, décisions prises sans l’approbation des étudiants réunis en AG, mandat des AG bafoué, impossibilité pour les étudiants de contrôler leur mouvement.

La mise en place des comités de mobilisation, sans élection par et sans responsabilité devant les AG, n’a-t-elle pas empêché les étudiants d’exercer un contrôle sur leur mouvement, sur leur mandat, sur leur revendication ?

Pour notre part, nous combattons pour que les étudiants constituent eux-mêmes les instruments de leur propre lutte (Comités de grève), élus, mandatés et responsables devant les AG, indépendants des organisations étudiantes sans pour autant les exclure.

N’est-ce pas là la condition à la souveraineté des AG et la base de la démocratie? "


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par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 19 décembre 2007

 

Pour la paix, pour les diplômes nationaux,
Pour un vrai travail, avec un vrai salaire !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR DIRE NON AU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN !

 


Depuis deux mois, étudiants et lycéens votent par milliers dans leurs AG pour l'abrogation de la LRU, pour la défense des diplômes nationaux. Depuis deux ans, les étudiants grecs sont en grève contre l'autonomie des universités. Depuis plusieurs années, les étudiants de toute l'Europe sont amenés à se battre pour défendre leurs diplômes et leurs conditions d'étude.

Pourquoi cela ? Pourquoi les diplômes et les universités sont-ils attaqués dans toute l'Europe ?

 L'Union européenne exige d'en finir avec les diplômes nationaux...

Le 19 juin 1999, l'Union européenne lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la « compétitivité ». Dans chaque pays, les diplômes nationaux sont remis en cause. En France, c'est le lancement du LMD et chaque fac commence à faire ses propres diplômes. Et maintenant, la LRU doit en finir définitivement avec nos diplômes nationaux... Tout cela parce que, selon l'UE, nos diplômes nationaux constituent « un obstacle obsolète » (Commission européenne, 5 février 2003). Les diplômes, qui nous garantissent des droits dans le cadre des conventions collectives nationales et des statuts nationaux, bref un vrai travail avec un vrai salaire, voilà ce qui est « obsolète » pour l'Union européenne.

 ... et avec l'ensemble des droits des travailleurs et de la jeunesse

Pour l'UE, n'est-ce pas tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée » qui est « obsolète » ?

Obsolètes les retraites : maintenant il faut faire travailler les vieux ! Obsolète la Sécu : maintenant il faut arrêter de soigner, ça coûte trop cher ! Obsolètes le code du travail et le CDI : maintenant il faut la « flexibilité » !

 Un « nouveau » traité européen ! Alors que nous avons déjà dit « non » ?

La majorité, et notamment la jeunesse, a voté NON à cette politique le 29 mai 2005. Et voilà qu'un « nouveau » traité, le traité de Lisbonne, devrait nous être imposé !

Mais est-il si « nouveau » ce traité ? Giscard d'Estaing, auteur de la constitution européenne, reconnaît lui-même que « le travail de la Convention européenne et les avancées institutionnelles, qu'elle avait proposées, se retrouvent presque intégralement dans le traité signé aujourd'hui à Lisbonne ».

 Le traité de Lisbonne, c'est la guerre contre les peuples

Donc rien n'a été retiré par rapport à la Constitution européenne. Pire encore, le traité de Lisbonne prévoit de doter l'UE d'un haut représentant des affaires étrangères et précise que les Etats membres « respectent l'action de l'Union dans ce domaine » et ajoute : « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN ». Ainsi, tous les pays devraient s'aligner sur la politique des Etats-unis ? Ce traité nous promet-il autre chose que la guerre, comme en Yougoslavie, en Irak et demain, peut-être en Iran ?

Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à la guerre et à l'exploitation dans le cadre des institutions de l'UE. Nous sommes pour la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'union libre des peuples libres d'Europe. Mais nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai 2005. C'est pour cela, que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne.

 

NOUS NE VOULONS PAS DE LA GUERRE !
NOUS VOULONS DES DIPLÔMES NATIONAUX, UN VRAI TRAVAIL AVEC UN VRAI SALAIRE !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR POUVOIR DIRE NON AU TRAITE DE LISBONNE !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
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Mercredi 19 décembre 2007

 

Loi Pécresse (LRU) = remettre en cause le baccalauréat
Note Darcos = supprimer nos BEP
Les jeunes ont droit à un vrai diplôme !
On en bave assez comme ça !

Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent aux côtés des étudiants pour exiger l’abrogation de la loi Pécresse, dite LRU. Ils ne veulent pas de « l’orientation active » destinée à leur interdire l’accès à l’université. Et maintenant, ce sont les lycéens de Lycées Professionnels (LP) qui se mobilisent contre la liquidation des BEP annoncée par le ministre de l’Education.
 

D’où viennent ces mesures de destruction que nous combattons ?

 

Ce n’est rien d’autre que l’application de la politique de l’Union européenne qui exige de « promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur » (Conseil de l’Europe, mai 2007) et pour qui « La reconnaissance des qualifications acquises [comme le Bac et le BEP] constitue un obstacle obsolète » (communication du 5 février 2003).

 

Personne ne peut accepter cela : tous les jeunes veulent défendre leur droit à obtenir un diplôme de valeur, reconnu nationalement, pour poursuivre leurs études comme ils le souhaitent et trouver un vrai travail.

Baccalauréat : des «garanties importantes»… ?

 
 

Le Bac doit rester un diplôme permettant d’entrer à l’université de son choix. C’est précisément ce que veut nous interdire la loi Pécresse en instaurant « l’orientation active ».
Le 1er décembre, l’UNL et la FIDL, deux organisations qui disent défendre les intérêts des lycéens, ont été reçues par Xavier Darcos, ministre de l’Education, et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur. A la sortie, l’UNL déclare: «Nous avons obtenu des garanties non négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l’application de “l’orientation active”». Quant à la FIDL, elle se réjouit de participer «à la rédaction d’une circulaire (...) encadrant le dispositif de préinscription».

 Nous savons lire : ils proposent ni plus ni moins d’appliquer « l’orientation active » de Pécresse !

Nous savons lire ! L’article 20 de la LRU prévoit: «Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix sous réserve d’avoir au préalable sollicité une pré-inscription». C’est clair : on pourra refuser l’accès à l’université aux bacheliers si leur préinscription n’est pas validée. C’est une remise en cause totale de la valeur nationale du bac !

Est-il possible de demander autre chose que ce qu’ont exigé toutes les AG: l’abrogation de la LRU?

 BEP : liquidation totale d’ici septembre 2009 !

Le 29 octobre, Darcos envoie aux recteurs une note dans laquelle il demande «la généralisation du parcours en trois ans» pour obtenir un Bac Pro, c’est-à-dire, par rapport  aux 4 ans d’ aujourd’hui, la suppression pure et simple d’une année de formation. Le bac pro 3 ans serait généralisé en «remplacement » des BEP.

 Conséquences :

-          Fermeture de toutes les sections de BEP (près de 200 000 élèves).

-          Disparition du diplôme du BEP, remplacé par une vague « certification ».

-          Suppression de milliers de postes de nos professeurs.

 Des dizaines de milliers de jeunes condamnés à n’avoir aucun vrai diplôme !

Que vont devenir ceux d’entre nous qui ne pourront aller jusqu’au Bac Pro ? Aujourd’hui 46% seulement des titulaires d’un BEP peuvent s’inscrire en Bac Pro. Les autres, jusqu’ici, avaient le BEP, diplôme national reconnu par les employeurs dans les conventions collectives. Beaucoup d’entre eux décrochaient un CDI. Ils devraient se retrouver sur le marché de l’emploi sans réelle qualification reconnue, avec un chiffon de papier ! On voudrait, en application des directives de l’Union européenne, les condamner à la précarité : des CDD entre des périodes de chômage !

Immédiatement, toutes les organisations syndicales de professeurs de LP ont pris position pour exiger le retrait de cette note ministérielle

§      Sauvons nos diplômes nationaux, le BEP et le Baccalauréat (général, technologique et professionnel) !

§      Défendons notre droit à l’accès à l’université de notre choix, dans la filière de notre choix !


Abrogation de la loi « LRU » !
Retrait de la note Darcos sur les Bac pro 3 ans !

Pour en discuter, pour organiser la défense de nos droits :
Réunissez-vous avec l’AJR !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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