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Cet été, Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a fait voter une loi, la LRU (1), visant à privatiser les facs et à interdire aux bacheliers l'entrée de droit à la fac dans la filière de leur choix.
Avant cette loi, il était dit «Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix. ».
Désormais, cela devient (art. 20) : « Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix, sous réserve d'avoir au préalable sollicité une préinscription ». Valérie Pécresse à beau démentir, et dire que « dans la loi il n'y a pas de sélection » (Le Figaro, 16 novembre 2007), qu'est-ce que la préinscription sinon la sélection sur des critères qui ne seront plus basés sur l’obtention du bac, mais sur des « aptitudes », critères totalement subjectifs ?
Le Bac doit rester un diplôme permettant
d’accéder de droit à l’université !
Désormais, la LRU autorise la privatisation des universités : Sanofi et Microsoft ont déjà signé des partenariats à Lyon-I, Conforama à Paris-I (Sorbonne), etc. ! Et les entreprises exigent déjà un retour sur investissement : les facs pourront ainsi vendre leurs locaux pour dégager du profit, modifier le contenu de nos cours selon les besoins de l’entreprise qui finance... « Qui paye commande » comme dit la formule !
Sans intervention de l'Etat, les frais d'inscriptions s'envolent, multipliés par 500% (voir à Paris-Dauphine où les frais d’inscription vont passer à 1 650 euros pour des licences).
La LRU, c’est la fin de l’université publique !
La LRU, ce sont des frais d’inscription inaccessibles !
On cherche par tous les moyens à nous empêcher de rentrer à l’université : ceux qui ne répondront pas aux « critères de préinscription » et ceux qui ne pourront pas payer les frais d’inscription devront renoncer à avoir un diplôme ! On cherche à nous empêcher d’étudier dans les filières que l’on veut : la préinscription nous oriente vers les filières « plus adaptées à notre profil », en fait vers les filières qui répondent aux besoins du patronat, et les filières qui ne sont pas « rentables » sont purement et simplement liquidées !
L’université ne servirait plus à nous former, à acquérir des connaissances… mais à faire du profit !
C’est notre avenir qui est en jeu !
Car la préinscription c’est en fait faire du bac un diplôme qui ne vaut plus rien ! La LRU nous empêche de décrocher un diplôme universitaire national qui garantit l’égalité des droits des bacheliers sur tout le territoire : sans diplôme national, pas de travail stable, pas de contrat à durée indéterminée offrant le plus de garanties sur le marché !
Le gouvernement Sarkozy-Fillon veut nous condamner à la misère de l’exploitation et de la déqualification, et derrière lui l’Union européenne, car c’est elle qui est à l’origine de la LRU. Les 17-18 mai 2007, le Conseil de l’Europe déclare qu’« il incombe (...) aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche », et un mois plus tard, Valérie Pécresse s’exécute et adopte la LRU.
Et la préinscription, c’est maintenant !
Les conseils de classe du 2nd trimestre des lycéens de terminale vont être amenés à donner leur avis sur l’orientation future de chacun d’entre nous, avant même que nous ayons passé notre bac ! Pouvons-nous accepter ?
Nous, lycéens, devrions-nous rester les bras croisés ?
NON ! Assez de subir leur politique ! Nous refusons la destruction du Bac !
Nous refusons la préinscription ! Nous voulons un vrai diplôme national !
Nous voulons pouvoir continuer des études supérieures !
Nous voulons un avenir qui ne soit pas la précarité !
Ensemble, organisons-nous pour combattre !
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A l’origine, l’autonomie des universités est un projet contenu dans le Processus de Bologne (LMD) impulsé par la Commission européenne et adopté par les
ministres européens, le 19 juin 1999.
Ne
faudrait-il pas que les AG élisent ces Comités pour qu’ils rendent compte de l’application des décisions que les AG ont souverainement prises ?