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Mercredi 19 décembre 2007

 

Pour la paix, pour les diplômes nationaux,
Pour un vrai travail, avec un vrai salaire !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR DIRE NON AU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN !

 


Depuis deux mois, étudiants et lycéens votent par milliers dans leurs AG pour l'abrogation de la LRU, pour la défense des diplômes nationaux. Depuis deux ans, les étudiants grecs sont en grève contre l'autonomie des universités. Depuis plusieurs années, les étudiants de toute l'Europe sont amenés à se battre pour défendre leurs diplômes et leurs conditions d'étude.

Pourquoi cela ? Pourquoi les diplômes et les universités sont-ils attaqués dans toute l'Europe ?

 L'Union européenne exige d'en finir avec les diplômes nationaux...

Le 19 juin 1999, l'Union européenne lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la « compétitivité ». Dans chaque pays, les diplômes nationaux sont remis en cause. En France, c'est le lancement du LMD et chaque fac commence à faire ses propres diplômes. Et maintenant, la LRU doit en finir définitivement avec nos diplômes nationaux... Tout cela parce que, selon l'UE, nos diplômes nationaux constituent « un obstacle obsolète » (Commission européenne, 5 février 2003). Les diplômes, qui nous garantissent des droits dans le cadre des conventions collectives nationales et des statuts nationaux, bref un vrai travail avec un vrai salaire, voilà ce qui est « obsolète » pour l'Union européenne.

 ... et avec l'ensemble des droits des travailleurs et de la jeunesse

Pour l'UE, n'est-ce pas tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée » qui est « obsolète » ?

Obsolètes les retraites : maintenant il faut faire travailler les vieux ! Obsolète la Sécu : maintenant il faut arrêter de soigner, ça coûte trop cher ! Obsolètes le code du travail et le CDI : maintenant il faut la « flexibilité » !

 Un « nouveau » traité européen ! Alors que nous avons déjà dit « non » ?

La majorité, et notamment la jeunesse, a voté NON à cette politique le 29 mai 2005. Et voilà qu'un « nouveau » traité, le traité de Lisbonne, devrait nous être imposé !

Mais est-il si « nouveau » ce traité ? Giscard d'Estaing, auteur de la constitution européenne, reconnaît lui-même que « le travail de la Convention européenne et les avancées institutionnelles, qu'elle avait proposées, se retrouvent presque intégralement dans le traité signé aujourd'hui à Lisbonne ».

 Le traité de Lisbonne, c'est la guerre contre les peuples

Donc rien n'a été retiré par rapport à la Constitution européenne. Pire encore, le traité de Lisbonne prévoit de doter l'UE d'un haut représentant des affaires étrangères et précise que les Etats membres « respectent l'action de l'Union dans ce domaine » et ajoute : « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN ». Ainsi, tous les pays devraient s'aligner sur la politique des Etats-unis ? Ce traité nous promet-il autre chose que la guerre, comme en Yougoslavie, en Irak et demain, peut-être en Iran ?

Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à la guerre et à l'exploitation dans le cadre des institutions de l'UE. Nous sommes pour la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'union libre des peuples libres d'Europe. Mais nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai 2005. C'est pour cela, que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne.

 

NOUS NE VOULONS PAS DE LA GUERRE !
NOUS VOULONS DES DIPLÔMES NATIONAUX, UN VRAI TRAVAIL AVEC UN VRAI SALAIRE !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR POUVOIR DIRE NON AU TRAITE DE LISBONNE !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Union Européenne
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Mercredi 19 décembre 2007

 

Loi Pécresse (LRU) = remettre en cause le baccalauréat
Note Darcos = supprimer nos BEP
Les jeunes ont droit à un vrai diplôme !
On en bave assez comme ça !

Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent aux côtés des étudiants pour exiger l’abrogation de la loi Pécresse, dite LRU. Ils ne veulent pas de « l’orientation active » destinée à leur interdire l’accès à l’université. Et maintenant, ce sont les lycéens de Lycées Professionnels (LP) qui se mobilisent contre la liquidation des BEP annoncée par le ministre de l’Education.
 

D’où viennent ces mesures de destruction que nous combattons ?

 

Ce n’est rien d’autre que l’application de la politique de l’Union européenne qui exige de « promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur » (Conseil de l’Europe, mai 2007) et pour qui « La reconnaissance des qualifications acquises [comme le Bac et le BEP] constitue un obstacle obsolète » (communication du 5 février 2003).

 

Personne ne peut accepter cela : tous les jeunes veulent défendre leur droit à obtenir un diplôme de valeur, reconnu nationalement, pour poursuivre leurs études comme ils le souhaitent et trouver un vrai travail.

Baccalauréat : des «garanties importantes»… ?

 
 

Le Bac doit rester un diplôme permettant d’entrer à l’université de son choix. C’est précisément ce que veut nous interdire la loi Pécresse en instaurant « l’orientation active ».
Le 1er décembre, l’UNL et la FIDL, deux organisations qui disent défendre les intérêts des lycéens, ont été reçues par Xavier Darcos, ministre de l’Education, et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur. A la sortie, l’UNL déclare: «Nous avons obtenu des garanties non négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l’application de “l’orientation active”». Quant à la FIDL, elle se réjouit de participer «à la rédaction d’une circulaire (...) encadrant le dispositif de préinscription».

 Nous savons lire : ils proposent ni plus ni moins d’appliquer « l’orientation active » de Pécresse !

Nous savons lire ! L’article 20 de la LRU prévoit: «Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix sous réserve d’avoir au préalable sollicité une pré-inscription». C’est clair : on pourra refuser l’accès à l’université aux bacheliers si leur préinscription n’est pas validée. C’est une remise en cause totale de la valeur nationale du bac !

Est-il possible de demander autre chose que ce qu’ont exigé toutes les AG: l’abrogation de la LRU?

 BEP : liquidation totale d’ici septembre 2009 !

Le 29 octobre, Darcos envoie aux recteurs une note dans laquelle il demande «la généralisation du parcours en trois ans» pour obtenir un Bac Pro, c’est-à-dire, par rapport  aux 4 ans d’ aujourd’hui, la suppression pure et simple d’une année de formation. Le bac pro 3 ans serait généralisé en «remplacement » des BEP.

 Conséquences :

-          Fermeture de toutes les sections de BEP (près de 200 000 élèves).

-          Disparition du diplôme du BEP, remplacé par une vague « certification ».

-          Suppression de milliers de postes de nos professeurs.

 Des dizaines de milliers de jeunes condamnés à n’avoir aucun vrai diplôme !

Que vont devenir ceux d’entre nous qui ne pourront aller jusqu’au Bac Pro ? Aujourd’hui 46% seulement des titulaires d’un BEP peuvent s’inscrire en Bac Pro. Les autres, jusqu’ici, avaient le BEP, diplôme national reconnu par les employeurs dans les conventions collectives. Beaucoup d’entre eux décrochaient un CDI. Ils devraient se retrouver sur le marché de l’emploi sans réelle qualification reconnue, avec un chiffon de papier ! On voudrait, en application des directives de l’Union européenne, les condamner à la précarité : des CDD entre des périodes de chômage !

Immédiatement, toutes les organisations syndicales de professeurs de LP ont pris position pour exiger le retrait de cette note ministérielle

§      Sauvons nos diplômes nationaux, le BEP et le Baccalauréat (général, technologique et professionnel) !

§      Défendons notre droit à l’accès à l’université de notre choix, dans la filière de notre choix !


Abrogation de la loi « LRU » !
Retrait de la note Darcos sur les Bac pro 3 ans !

Pour en discuter, pour organiser la défense de nos droits :
Réunissez-vous avec l’AJR !

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Lycées pro et lycées
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Mercredi 5 décembre 2007
Le 2 décembre dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé « la vente de 3% d’EDF pour faire un plan d’investissement de 5 milliards » (AFP) pour l’application de la LRU (loi d’autonomie des universités), ce à quoi l’UNEF, principale organisation étudiante, a applaudi des deux mains par la voix de son président Bruno Julliard, affirmant que des « avancées importantes » étaient le résultat de la mobilisation des étudiants.

Le 2 décembre toujours, la coordination nationale réunie à Nantes, ouvertement dirigée par les Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR), a publié un communiqué dans lequel elle déclare que la mobilisation « a contraint la ministre de l’Enseignement supérieur à un déblocage de moyens pour l’université ».

La vente de 3 % d’EDF dès le lendemain de son annonce, pour appliquer la LRU, c’est-à-dire pour appliquer la privatisation-fermeture des universités, la destruction des diplômes nationaux : serait-ce une « avancée » ?
Dans une interview du quotidien Métro (4 décembre), que peut-on lire ?

- Métro : « Nicolas Sarkozy vient d’annoncer une privatisation de 2,5% d’EDF, qui permettra de dégager 5 milliards d’euros pour un grand plan campus. C’est un cadeau du ciel ? »
- Valérie Pécresse : « Non, ça fait plusieurs mois que nous travaillons sur ce scénario. Mais il fallait que la loi d’autonomie soit votée. Cette loi va permettre aux universités d’acquérir la compétence immobilière et d’être plus responsables et plus libres dans ce domaine. »

Cinq milliards d’euros prévus de longue date… pour la privatisation des universités !
« Mais il fallait que la loi d’autonomie soit votée » ! Et notamment que son article L719-13 soit appliqué (1) pour que puisse débuter le pillage du patrimoine immobilier universitaire par le privé, le pillage des universités.
Microsoft vient d’ailleurs de « signer pour trois ans un partenariat socio-économique » avec l’université Lyon-I, débloquant « 180 000 euros pour ce partenariat » (Métro, 4 décembre).

Des formations “Microsoft”, des diplômes “Microsoft”, n’est-ce pas l’inverse des diplômes nationaux dont la défense est exigée par les milliers d’étudiants réunis en Assemblées générales (AG) depuis octobre ?

Des diplômes “Microsoft”, n’est-ce pas l’application de l’article L713-1 de la LRU qui fait voler en éclat l’offre de formation définie nationalement et garantissant l’égalité de traitement des étudiants sur tout le territoire (2) ?

Alors où sont les « avancées importantes » dont fait état Bruno Julliard, relayées par la coordination nationale dirigée par les JCR ?

Valérie Pécresse l’avoue elle-même dans cette même interview à Métro :
- Métro : « Avez-vous le sentiment d’avoir beaucoup modifié votre réforme par rapport au point de départ ? »
- Valérie Pécresse : « Non, la loi est intacte. Elle a été concertée, débattue au Parlement, adoptée et elle est en train d’être appliquée par les universités. »

Ne faut-il pas voir dans le refus des uns et des autres d’affirmer clairement « sans abrogation de la LRU, pas d’avancée ! », une explication au fait que ni les uns, ni les autres n’appellent à la tenue d’une manifestation nationale au ministère de dizaines de milliers d’étudiants et de personnels pour gagner, pour obtenir l’abrogation de la LRU ?

Ne faut-il pas voir dans ce refus des uns et des autres, une subordination à la politique de l’Union européenne et à ses directives, à l’origine de la LRU (cf. article de Nedjib) ?

En refusant de répondre aux AG de milliers d’étudiants, qui se prononcent pour une manifestation nationale au ministère pour obtenir l’abrogation de la LRU, ne prennent-ils pas la responsabilité de condamner le mouvement étudiant ?

Ces questions, nous les soumettons à la discussion de chacun et nous invitons tous les jeunes à formuler leurs réponses en participant aux réunions de l’AJR qui se tiendront dans les prochaines semaines partout en France.

Pierre Kharine

(1)« L’Etat peut transférer aux établissements publics (…) la pleine propriété des biens mobiliers et immobiliers qui leur sont affectés »
(2)« Les universités regroupent diverses composantes qui sont : (…) des unités de formation et de recherche (…), créés par délibération du conseil d’administration [CA] de l’université »
Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Editoriaux
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Mardi 4 décembre 2007

 

Sans abrogation de la LRU, peut-il y avoir des avancées ?

Communiqué n°12 – 3 décembre 2007



Depuis des semaines, par milliers les étudiants exigent l’abrogation de la LRU (loi d’autonomie des universités), parce qu’ils veulent défendre leurs diplômes nationaux, parce qu’ils refusent la

privatisation-fermeture des universités.

Ils sont rejoints par les lycéens contre la sélection à l’entrée des universités, pour que le baccalauréat soit la seule condition à l’inscription en université.


 

Pourquoi l’UNEF parle-t-elle « d’avancées importantes »  ?

 


Suite à son entretien avec Mme Pécresse, Bruno Julliard, président de l’UNEF, a déclaré avoir obtenu des « avancées importantes ».

Pourtant la ministre a réaffirmé que la loi s’appliquerait. Elle a notamment promis un investissement supplémentaire de l’Etat dans les universités pour appliquer la LRU.

Jeudi dernier, Sarkozy a annoncé « la vente de 3% d’EDF pour « faire un plan d’investissement de 5 milliards » » (AFP, 2 décembre). C’est une double forfaiture : d’une part, c’est le pillage et le vol d’EDF, d’autre part, cet argent est utilisé pour mettre en place des partenariats avec les entreprises pour privatiser les universités comme le prévoit la LRU.

C’est le cas récemment avec l’entreprise Microsoft qui pourrait profiter des bâtiments et du matériel de l’université de Lyon-I.

Quel étudiant peut y voir une « avancée » ?

Samedi, la ministre a reçu les organisations lycéennes FIDL et UNL, celles-ci « seront associées à la rédaction d’une circulaire qui garantira qu’il n’y aura pas de sélection à l’entrée de l’université » et « ont affiché leur satisfaction » (AFP, 2 décembre).

Mais si la LRU est appliquée, c'est-à-dire si l’ « orientation active » est mise en place, les Conseils d’administration (CA) seront libres de sélectionner les lycéens. C’est la fin du bac national, permettant de s’inscrire de droit dans la filière de son choix !

Et que dire du « cadrage national des diplômes » promis par Pécresse à l’UNEF ?  Si la LRU s’applique, les CA pourront supprimer les UFR de leur choix, définir avec les entreprises le contenu des enseignements. C’est la fin des diplômes nationaux, donnant des droits aux jeunes sur le marché du travail ! Et on voudrait nous faire croire que ce serait des « avancées importantes » ?


 

Pourquoi les dirigeants de la Coordination nationale refusent-ils d’organiser la montée nationale au ministère ?

 


Que proposent les dirigeants de SUD et la minorité de l’UNEF (TUUD dirigée par la Jeunesses Communistes Révolutionnaires, JCR) ?

La dernière coordination nationale, à Nantes, dirigée ouvertement par les JCR, déclare que « la mobilisation « a contraint la ministre de l’Enseignement Supérieur à un déblocage de moyens pour l’université » » (AFP, 2 décembre).

Eux aussi, comme l’UNEF, ils considèrent donc cette annonce comme une avancée pour les étudiants.

Comme jeudi dernier, ils organisent des manifestations avec des départs différents, des destinations différentes, niant le mandat des AG qui ont voté pour une manifestation nationale qui aille au ministère.

Face à cette désorganisation, les étudiants s’interrogent : « Pourquoi y aurait-il une avancée si la loi est maintenue à l’identique ? Pourquoi accepter que le seul interlocuteur de la ministre soit Bruno Julliard, favorable à la LRU ? N’avons-nous pas le droit, nous, de rencontrer la ministre pour exiger d’elle qu’elle retire sa loi ? Pourquoi le mandat des AG n’est-il pas respecté ? ».

Pour notre part, nous pensons, dans le respect des mandats des AG de milliers d’étudiants et de lycéens, que pour parvenir à l’abrogation de la LRU, il faut une manifestation nationale de dizaines de milliers de lycéens, d’étudiants, de personnels au Ministère, là où ça se décide.


 


Discutons-en dans les réunions publiques de l’AJR

MEETING à Paris,
mercredi 5 décembre à 19h

Local de l’AJR (M° Château-d’eau)

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Jeudi 29 novembre 2007

Les étudiants et lycéens ne comprennent pas :pourquoi ?

Communiqué n°11 – 28 novembre 2007



Pourquoi la ministre refuse-t-elle de retirer sa loi ?


Depuis des semaines, par milliers les étudiants exigent l’abrogation de la LRU (loi Pécresse dite loi d’autonomie des universités), parce qu’ils veulent défendre leurs diplômes nationaux, parce qu’ils refusent la privatisation-fermeture des universités.

Et les étudiants ne sont pas seuls ; les lycéens aujourd’hui se mettent en mouvement avec eux contre la sélection à l’entrée des universités, pour que le baccalauréat soit la seule condition à l’inscription en université.


Pourquoi l’UNEF refuse-t-elle de reprendre

le mot d’ordre des étudiants : « Abrogation de la LRU » ?

 

Suite à son entretien avec Mme Pécresse, Bruno Julliard, président de l’UNEF, a « estimé mardi que Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) avait fait « des avancées importantes » » et a « expliqué que Mme Pécresse s’était engagée à la « mise en place d’un cadrage national des diplômes », un texte qui a pour « objectif qu’un diplôme validé n’importe où sur le territoire ait la même valeur », a-t-il dit » (AFP, 27 novembre). Mais dire qu’il faudrait un « cadrage national des diplômes », c’est donc avouer que les diplômes nationaux sont amenés à être atomisés et qu’un « cadrage national » serait nécessaire pour préserver leur valeur sur tout le territoire.

Face à ces réponses, les étudiants s’interrogent :  « Pourquoi faudrait-il toucher à tout prix à nos diplômes nationaux ? Pourquoi nos diplômes nationaux gênent tant, et le gouvernement, et manifestement l’UNEF ? Si l’on touche à nos diplômes nationaux, que va-t-il nous rester pour faire valoir nos qualifications reconnues dans les conventions collectives nationales ? Pourquoi refuser d’affirmer à la ministre : « Abrogation de la LRU » ?»


Pourquoi les dirigeants de la tendance minoritaire de l’UNEF  refusent-ils d’organiser la montée nationale au ministère ?

 

Dans cette situation, comment réagissent la tendance minoritaire de l’UNEF (TUUD, minorité dirigée par les Jeunesses Communistes Révolutionnaires, JCR) et SUD-Etudiant ?

Lors des coordinations nationales, franciliennes et locales qu’ils dirigent, ils organisent des manifestations avec des départs différents, des destinations différentes (Bibliothèque François Mitterrand, Bastille ou République…).

Face à cette désorganisation, les étudiants s’interrogent : « Pourquoi ? Pourquoi nous envoie-t-on manifester loin du ministère, loin de là où ça se décide ? Est-ce à Bastille que nous allons pouvoir rencontrer Valérie Pécresse ? Pourquoi accepter que le seul interlocuteur de la ministre soit Bruno Julliard, favorable à la LRU ? N’avons-nous pas le droit, nous, de rencontrer la ministre pour exiger d’elle qu’elle retire sa loi ? ».


Discutons de ces questions

lors des réunions publiques de l’AJR

 

Pour notre part, nous pensons, dans le respect des mandats des AG de milliers d’étudiants et de lycéens, que dans cette situation, seule l’unité des étudiants et personnels pour l’abrogation de la LRU peut permettre de défendre nos diplômes nationaux, notre droit aux études, notre droit à avoir un avenir dans cette société.

Nous pensons que pour y parvenir, cela appelle l’organisation d’une manifestation nationale de dizaines de milliers de lycéens, d’étudiants, de personnels au Ministère, là où ça se décide.

Pour que Pécresse entende la voie des jeunes qui ne veulent pas voir leur diplômes être détruits, pour qu’elle comprenne que ses « garanties » ne satisfont pas les étudiants qui veulent l’abrogation de sa loi. Ces questions, nous les soumettons à la discussion de chacun et nous invitons tous les jeunes à formuler leurs réponses en participant aux réunions de l’AJR qui se tiendront toute la semaine partout en France.

MEETING à Paris,

 

mercredi 5 décembre à 19h

Local de l’AJR (M° Château-d’eau)

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Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 28 novembre 2007

Lycéens, étudiants :
où en sommes-nous
?

Communiqué n°10 – 27 novembre 2007

Ce 27 novembre, après le 20 et le 22 novembre, 30.000 lycéens et d’étudiants ont manifesté dans toute la France pour l’abrogation de la LRU (loi Pécresse dite loi d’autonomie des universités), pour la défense des diplômes nationaux.

 
 

Une dépêche AFP datée du même jour rapporte qu’à Paris, quelques « 10.000 » jeunes ont défilé derrière une banderole : « pas de négociation sans abrogation » pour se diriger vers le ministère, là où « la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, recevait, depuis 16h, les cinq organisations étudiantes représentatives, dont l’UNEF ».

 

A l’issue de cette réunion, la ministre a déclaré : « J'ai le sentiment que c'est avec une grande satisfaction que les syndicats étudiants ont entendu à la fois toutes les garanties et les assurances que je leur ai données sur les conditions d'application de cette loi ».

 

La ministre réaffirme donc que la loi s’appliquera.

 
Que répond le président de l’UNEF ? « Bruno Julliard, a estimé mardi que Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) avait fait « des avancées importantes" sur l’accompagnement de la loi sur l’autonomie des universités et a demandé que les assemblées générales d’étudiants les prennent « en compte » » (AFP, 27 novembre). Des « avancées» : qu’en est-il ?

 

Le « cadrage national des diplômes » : une « avancée » ?

Selon cette même dépêche, il est indiqué : « Pour encadrer sa loi, il [Bruno Julliard] a expliqué que Mme Pécresse s’était engagée à la « mise en place d’un cadrage national des diplômes », un texte qui a pour « objectif qu’un diplôme validé n’importe où sur le territoire ait la même valeur », a-t-il dit ».

 

Après l’ « harmonisation européenne des diplômes » avancée par l’UNEF pendant le mouvement des étudiants pour le retrait du LMD (2003), voilà qu’est inventée la mise en place d’un « cadrage national des diplômes ».

 

Mais dire qu’il faudrait un « cadrage national des diplômes », c’est donc avouer que les diplômes nationaux sont amenés à être atomisés et qu’un « cadrage national » serait nécessaire pour préserver leur valeur sur tout le territoire.

Mais pourquoi faudrait-il toucher à tout prix à nos diplômes nationaux ?

Pourquoi nos diplômes nationaux gênent tant, et le gouvernement, et manifestement l’UNEF ?

Si l’on touche à nos diplômes nationaux, que va-t-il nous rester pour faire valoir nos qualifications reconnues dans les conventions collectives nationales ?

 

Déjà, nous avons appris que « Microsoft a signé un accord de partenariat avec l'université Claude Bernard Lyon 1, une première en France pour le géant de l'informatique », le président de l’université indiquant à ce propos que : « Nous n'avons pas attendu la loi Pécresse pour nous intéresser au milieu de l'entreprise » (Reuters, 27 novembre).

 

Qu’est-ce que les 35.000 étudiants de Lyon-I auront entre les mains à la sortie de l’université : un diplôme national reconnu sur le marché du travail et ouvrant droit à un CDI ou un diplôme « maison », Microsoft, reconnu par rien ni personne et ouvrant droit à des contrats précaires ?

 

N’est-ce pas cette réalité que cache le soi disant « cadrage national des diplômes » avancé par Bruno Julliard et son organisation ?

Y a-t-il une autre issue que la manifestation nationale au ministère par dizaines de milliers, lycéens, étudiants et personnels dans l’unité, pour obtenir l’abrogation de la LRU ?

Les Assemblées générales massives, dans toute la France, qui se sont toutes prononcées pour l’abrogation de la LRU parce que lycéens et étudiants veulent défendre leurs diplômes nationaux, n’ont-elles pas raison de se prononcer pour la manifestation nationale au ministère, dans l’unité, tous ensemble, pour que Mme Pécresse retire sa loi ?

Les organisations syndicales de personnels universitaires n’ont-elles pas eu raison de se prononcer, le 11 juillet dernier, dans un appel dit « des Cordeliers », pour le « retrait de cette loi » parce qu’ils veulent défendre leurs statuts nationaux ?

Ces questions, nous les soumettons à la discussion de chacun et nous invitons tous les jeunes à formuler leurs réponses en participant aux réunions de l’AJR qui se tiendront toute la semaine partout en France.

MEETING, 5 décembre, à 19h

Local de l’AJR à Paris (M° Château-d’eau
Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mardi 27 novembre 2007

 

Des Assemblées générales dans toute la France appellent à la montée nationale au ministère, le 29 novembre

Communiqué n°9 – 26 novembre 2007


INFORMATIONS

 Motion adoptée par l’AG de Lyon-II (2.000 étudiants) lundi 26 novembre

 

Considérant que nous sommes mobilisés depuis deux mois pour le retrait de la LRU et la défense de nos diplômes nationaux ;

Que lycéens, enseignants et personnels nous rejoignent ;

Que les méthodes d’action employées jusqu’alors (blocages, manifestations décentralisées…) n’ont pas permis d’obtenir l’abrogation de la LRU ;

Que Pécresse explique chaque jour que la LRU s’appliquera ;

 

Il ne nous reste qu’une solution : la MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE de tous les étudiants et lycéens, jeudi 29 novembre, chez Pécresse, là où ça se décide !

 

UNITÉ POUR LE RETRAIT DE LA LRU !

  Amiens, 26 novembre

800 étudiants en Assemblée générale votent pour la montée nationale au ministère, le 29 novembre.

 
Lille-II, 26 novembre

L’Assemblée générale a voté qu’elle irait à Paris, le 29 novembre, en cars.

 
Censier, 22 novembre

500 étudiants en Assemblée générale votent pour « sauver nos diplômes nationaux, l’abrogation de la LRU. Et pour cela, manifestation nationale de tous les étudiants chez Pécresse, pour faire reculer le gouvernement, comme nous l’avons fait lors du CPE ».

 
Sorbonne, 26 novembre

L’Assemblée générale de la Sorbonne a voté pour la manifestation nationale au ministère, le 29 novembre. Le départ a été voté par l’Assemblée générale de la Sorbonne à la Place de la Sorbonne pour rejoindre tout de suite le ministère (rue Descartes).


Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Samedi 24 novembre 2007

Le 20 novembre, 40.000 étudiants ont manifesté dans la rue pour l’abrogation de la LRU (loi Pécresse dite loi d’autonomie des universités), pour la défense des diplômes nationaux.

Le lendemain, Bruno Julliard, président de l’UNEF & membre de la tendance majoritaire, a souhaité « trouver une solution à la crise » avec la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, regrettant que celle-ci « refuse obstinément » d’ouvrir des négociations (AFP, 21 novembre).

Des négociations ? Mais sur quel mandat ? A partir de quelles revendications ?

Le président de l’UNEF répond : « On ne met pas l’abrogation de la loi comme préalable aux négociations » (idem). Comment comprendre ? Quel étudiant pourrait accepter que des négociations s’ouvrent sans faire de l’abrogation de la LRU un préalable à toute discussion ?

Qu’en est-il de la tendance minoritaire de l’UNEF, constituée par les Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR) ?

Dans les AG de Paris-III (Censier), Paris-X (Nanterre), d’Amiens, de Dijon, de Montpellier-I, de Lyon-I, de Lille-III, du Mans et dans d’autres, la proposition de « manifestation nationale au ministère, là où ça se décide, chez Pécresse, pour qu’elle retire sa loi » a été adoptée par l’immense majorité des étudiants.

Lors de la dernière coordination nationale à Tours (17 & 18 novembre), les dirigeants qui affichent leur appartenance aux JCR ont appelé à s’opposer à la manifestation nationale au ministère en proposant, le 22 novembre, une manifestation décentralisée, régions par régions.

Pourtant, s’il s’agit d’obtenir l’abrogation de la LRU, ne faut-il pas manifester tous ensemble, dans l’unité, là ou ça se décide, au ministère, sans attendre une minute de plus ?

C’est ce qu’ont fait les étudiants en médecine, en octobre dernier, en manifestant à 20 000 à Paris, et ils ont obtenu le retrait de l’article 33 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (relatif au « déconventionnement » des médecins) !

Cela pose, en dernier lieu, la question du mandat : dans les assemblées générales, les étudiants se prononcent « pour l’abrogation de la LRU » et proposent « manifestation nationale au ministère » pour y parvenir, et en réponse, les tendances majoritaire et minoritaire de l’UNEF décident : « On ne met pas l’abrogation de la loi comme préalable aux négociations » et « manifestation décentralisée ».

C’est la même chose sur la question de l’Union européenne : lorsque le peuple français a voté NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005, exigeant que cesse la politique de destruction des acquis sociaux impulsée par l’Union européenne et posant la question de la rupture avec ses institutions, le mandat n’a pas été respecté.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, un nouveau traité européen (dit Traité de Lisbonne) a été rédigé par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, les 18-19 octobre dernier, bafouant le mandat porté par le peuple français et violant la démocratie.

Faut-il qu’il y ait une véritable organisation de jeunes qui dise : « Le mandat doit être respecté ! Qu’il s’agisse des assemblées générales comme du vote sur la Constitution européenne, la démocratie doit être respectée, les jeunes doivent décider ! » ?

Cette organisation, nous vous proposons de la construire ensemble, en participant aux réunions de l’AJR, en combattant avec les adhérents de l’AJR pour une manifestation nationale au ministère pour l’abrogation de la LRU, en rejoignant les rangs de l’AJR !


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Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Editoriaux
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Vendredi 23 novembre 2007

 

22 novembre : 7.000 jeunes de région parisienne

ont manifesté au ministère pour l’abrogation de la LRU !

Est-il possible d’attendre une minute de plus pour convoquer la manifestation nationale au ministère ?

Communiqué n°8 – 23 novembre 2007



Hier, 22 novembre, 7.000 étudiants et lycéens de région parisienne ont manifesté au ministère de l’enseignement supérieur, chez Pécresse, scandant en tête de manifestation des mots d’ordre comme : « Mais qu’est-ce qu’on veut ? ABROGATION ! De quoi ? DE LA LRU ! Et où on va ? AU MINISTERE ! » ou encore « Nos diplômes sont nationaux ! On s’est battu pour les gagner, on se battra pour les garder ! ».

Lors de cette manifestation, un représentant d’un cortège de 40 étudiants d’Amiens a pris la parole et s’est adressé à toute la manifestation : « Le cortège d’Amiens ne pourra pas atteindre le ministère aujourd’hui car nous devons prendre notre train dans 20 minutes. Si Valérie Pécresse n’a pas retiré sa loi dès ce soir, alors il est nécessaire que s’organise une manifestation centrale, une montée nationale de tous les étudiants au ministère, sans délai, pour le retrait de la LRU ! (applaudissements) » (1)

Quelques heures plus tôt, à l’université Montpellier-II, une motion est votée par 800 étudiants à l’immense majorité (quelques abstentions et 10 contre). Nous la reproduisons intégralement :

 

Motion adoptée par l’Assemblée générale de sciences du 22 novembre

 

Nous, étudiants de la faculté de sciences, réunis en AG ce jeudi 22 novembre, nous prononçons, avec des centaines de milliers de professeurs, étudiants et personnels, pour le retrait pur et simple de la LAU/LRU.

Nous comprenons que le gouvernement cherche le pourrissement, l’atomisation de la mobilisation, les incidents.

Face à cela, nous estimons que la solution la plus efficace serait l’organisation d’une manifestation nationale à Paris, au ministère de l’enseignement supérieur qui a rédigé la LAU/LRU, tous unis, le même jour.

Nous ne pouvons pas attendre : c’est maintenant que tous ensemble, nous devons préparer cette initiative.

Nous mandatons nos délégués à la coordination nationale pour qu’ils demandent à cette dernière de se prononcer, avec des dizaines d’autres AG partout en France, pour l’organisation d’une manifestation nationale à Paris, le même jour, tous unis !

 

Retrait de la LAU/LRU !

Pour une manifestation nationale à Paris, tous unis,
le même jour, chez Pécresse, au ministère !

 

Est-il possible d’attendre une minute de plus pour que soit organisée la manifestation de tous les étudiants et lycéens, au Ministère, là où ça se décide ?

 

Groupons-nous et organisons-nous dans des « comités pour la manifestation au Ministère pour le retrait de la LRU, pour la défense de nos diplômes nationaux ».

 

 (1) A la fin de la manifestation parisienne, aux abords du ministère, des étudiants sont allés voir les responsables de l’UNEF (TUUD, « minorité » de l’UNEF) qui contrôlaient la camionnette sono, et leur ont demandé de proposer aux manifestants qu’une délégation soit désignée pour rencontrer immédiatement Madame Pécresse et lui demander d’abroger immédiatement la LRU. Réponse d’un responsable de la TUUD : « je ne suis pas mandaté pour cela ». Les étudiants : « Tu n’es pas mandaté pour demander l’abrogation de la LRU ? ». Le responsable s’en va. Encore une fois, posons la question : pourquoi ne veulent-ils pas s’adresser à la Ministre pour exiger l’abrogation de la LRU ?

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 21 novembre 2007

 

logo-ajr.JPG 20 novembre : 40.000 jeunes dans la rue pour l’abrogation de la LRU, pour la défense de nos diplômes nationaux !

 
 
Est-il possible d’attendre une minute de plus pour convoquer la manifestation au ministère ?

Communiqué n°7 – 20 novembre 2007



Ce 20 novembre, au moins 700.000 travailleurs, étudiants ont manifesté sur leurs revendications : la défense des régimes spéciaux de retraite pour les cheminots, les gaziers et les agents de la RATP, la défense du statut et du régime de retraite, l’augmentation générale des salaires pour les fonctionnaires, l’abrogation de la LRU et 
la défense des diplômes nationaux pour les étudiants.

Rappelons ici l’ensemble des prises de position, hier.

 

Amiens, lundi 19 novembre

Plus de 700 étudiants réunis en Assemblée générale ont adopté la motion suivante : « Constatant que la LRU, c’est la destruction de nos diplômes nationaux, et la privatisation de nos universités, et afin d’obtenir l’abrogation de cette loi, les étudiants d’Amiens réunis en Assemblée générale appellent à une manifestation nationale le jeudi 22 novembre, à Paris, chez Pécresse ».
 

Amiens – faculté de Droit, lundi 19 novembre

Dans l’après-midi, à la faculté de Droit d’Amiens se tenait une seconde assemblée générale : la proposition d’aller en manifestation au ministère, à Paris, le 22 novembre a été votée par 261 « pour », 30 « contre » et 50 abstentions.

 

Paris XII (Créteil), lundi 19 novembre

L’Assemblée générale décide « d’aller en manifestation, jeudi 22 novembre, au ministère pour le retrait de la LRU ».

 

Paris-III (Censier), lundi 19 novembre

L’Assemblée générale de plusieurs centaines d’étudiants vote : manifestation au Ministère le 22 novembre, pour le retrait de la LRU, pour la défense des diplômes nationaux.

 

A Paris-I (Sorbonne), lundi 19 novembre

Proposition de manifestation au ministère jeudi 22 novembre, pour le retrait de la LRU, adoptée par l’AG.

 

A Lille-III, lundi 19 novembre

600 étudiants réunis en Assemblée générale ont voté à la majorité la nécessité d’une manifestation nationale au Ministère, chez Pécresse, pour le retrait de la LRU.

 

Le Mans, lundi 19 novembre

800 étudiants en Assemblée générale prennent position pour la défense des diplômes nationaux, pour le retrait de la LRU : manifestation nationale au Ministère !

 

Suite à ces prises de position, les universités parisiennes ont décidé d’aller en manifestation, au ministère (1, rue Descartes, 5ème arrondissement), jeudi 22 novembre, rendez-vous 15H, place de la Sorbonne.

 
 

Alors que ces milliers d’étudiants se réunissent en Assemblées générales pour l’abrogation de la LRU, pour défendre leurs diplômes nationaux, alors que 40.000 d’entre eux ont manifesté dans les rues de toute la France aujourd’hui pour faire entendre ces revendications, comment comprendre que la coordination nationale, dont les dirigeants affichent leur appartenance à l’UNEF (majorité) ou l’UNEF (minorité), SUD-Etudiant, SEUL, etc, refuse de se prononcer pour une manifestation au Ministère, comme l’exigent les étudiants par milliers ?

 

Alors, répétons-le : s’il s’agit d’exiger l’abrogation de la LRU,

est-il possible d’attendre une minute de plus pour que soit organisée la manifestation de tous les étudiants et de tous les lycéens,

au Ministère, là où ça se décide ?

 

Sur la région parisienne, avant les Assemblées générales de jeudi, groupons-nous et organisons-nous dans les « comités pour la manifestation au Ministère pour le retrait de la LRU, pour la défense de nos diplômes nationaux », proposons aux Assemblées générales de rédiger des banderoles, formuler des mots d’ordre pour la manifestation au ministère à 15h, place de la Sorbonne.

 

Nous soumettons ces informations à la réflexion de tous.

Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Autonomie des universités LRU
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