Mercredi 14 novembre 2007

MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE

POUR L’ABROGATION DE LA LOI D’AUTONOMIE DES UNIVERSITES, TOUT DE SUITE !

 

Hier, lundi 12 novembre, à Paris-X (Nanterre), une assemblée générale réunissant 1 500 étudiants s’est prononcée « pour une manifestation nationale au ministère, pour l’abrogation de la LRU ! ».

Le lendemain, c’est au tour de 1 500 étudiants de Dijon, 800 étudiants d’Amiens, 700 étudiants à Paris-III (Censier) de voter « pour une manifestation nationale au ministère, pour l’abrogation de la LRU ! ».

 Ce week-end, la coordination nationale des étudiants réunissant des dizaines d’universités a adopté l’ « action de blocage des gares ».

Hier, lundi 12 novembre, une dépêche AFP indique la chose suivante : « le blocage des gares mardi, souhaité par la coordination étudiante, n'a été débattu lundi que dans deux assemblées générales d'étudiants sur une quinzaine au total, à Rouen et Montpellier II où il a été refusé lors du vote des étudiants. »

Hier toujours, à Paris-X (Nanterre), des incidents ont opposé une centaine d’étudiants à 8 cars de CRS à l’entrée du Conseil d’administration (CA) de l’université, faisant des blessés du côté des étudiants. Le lendemain, 18 cars de CRS ont bloqué l’entrée d’un bâtiment universitaire, postés devant 2 000 étudiants. Des affrontements violents ont eu lieu. Des blessés sont à dénombrés du côté des étudiants.

 Ne cherche-t-on pas l’affrontement ?

Ne cherche-t-on pas à diviser les étudiants ?

Lorsque Mme Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, dans un article du Nouvelobs daté du 9 novembre, « appelle les non-grévistes à se rendre aux AG », ne cherche-t-on pas l’affrontement entre étudiants pour le blocage et étudiants contre le blocage, alors que dans leur immense majorité, ils sont pour l’abrogation de la LRU (loi Pécresse dite loi d’autonomie des universités) ?

 

Les étudiants sont pour l’abrogation de la LRU, parce que la LRU, c’est la destruction des diplômes nationaux donc l’impossibilité pour les jeunes de faire reconnaître leurs qualifications sur le marché du travail, c’est la liquidation programmée des filières universitaires les unes après les autres.

 

Ne faut-il pas que, dans toutes les AG, soient soumises au vote la manifestation nationale au ministère, chez Pécresse, pour rassembler les étudiants dans l’unité afin que la ministre de l’enseignement supérieur abroge sa loi tout de suite ?

N’est-ce pas la solution la plus économique pour obtenir l’abrogation de la LRU, tout de suite ? N’est-ce pas la solution la plus efficace pour empêcher les incidents graves, que cherche, par ailleurs, le gouvernement ?

 

MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE

POUR L’ABROGATION DE LA LOI D’AUTONOMIE DES UNIVERSITES, TOUT DE SUITE !

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par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 14 novembre 2007

Loi d’autonomie des universités, remise en cause des régimes de retraite, expulsion des immigrés…

IL FAUT QUE ÇA S’ARRÊTE !



9 novembre 2007, Athènes : des milliers d'étudiants grecs déferlent dans la rue en direction du ministère. Un mot d’ordre : retrait de la loi d’autonomie des universités.
 

novembre 2007, Paris et dans les principales villes de France : des milliers d’étudiants se réunissent en assemblées générales dans les universités et votent l’abrogation de la loi d’autonomie des universités.

 

9 novembre 2007, Athènes : les deux confédérations syndicales appellent à la grève générale pour le retrait de la réforme des retraites qui vise à allonger le temps de cotisation pour la retraite à taux plein.

 

9 novembre 2007, Paris : les syndicats de la RATP, après ceux de la SNCF, appellent à la grève contre l’allongement du temps de cotisation pour le départ à la retraite.

France, Grèce, etc. : pourquoi ces mêmes attaques?

 

Une seule explication : l’Union européenne et ses directives.

 

L’Union européenne qui, les 17/18 mai 2007, lors du Conseil de l’Europe, a ordonné aux Etats-membres (France, Grèce…) d’imposer aux « autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche » !

 

L’Union européenne, qui, lors du Sommet de Barcelone en mars 2002, a, dans son relevé de conclusion (point 32), exigé : « Il faudrait chercher, d’ici à 2010, à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse dans l’Union européenne, l’activité professionnelle. »

 
 
Peut-il y avoir une politique conforme aux intérêts des étudiants, des travailleurs dans le cadre de l’Union européenne ? 
 

 Il s’agit de gouvernements de droite, en France comme en Grèce. Mais en Italie, c’est un gouvernement « de gauche » regroupant une large coalition du centre-droit à l’extrême gauche (Sinistra Critica, l’organisation des camarades italiens d’Olivier Besancenot).

 

Et que fait ce gouvernement « de gauche » ?

 

Il vient de repousser l’âge de départ en retraite de 57 à 62 ans. Et récemment, ce même gouvernement a décrété l’expulsion de dizaines de milliers de travailleurs roumains, suite à un fait divers sordide, en réalité, sur injonction de la directive européenne du 29 avril 2004 que s’est engagé à respecter un autre gouvernement, celui de Sarkozy-Hortefeux ! Comment se fait-il qu’ils mènent tous la même politique ?

Parce que l’Union européenne, c’est la guerre contre les jeunes et les travailleurs.

 

L’Union européenne, c’est le Kosovo, c’est l’envoi des troupes en Afghanistan, c’est la privatisation des universités et de tous les services publics, c’est la négation de la démocratie.

 

Par-dessus le vote majoritaire du 29 mai 2005 où 55% du peuple français ont rejeté le Traité constitutionnel européen, l’Union européenne accompagnée des 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté un nouveau Traité européen, les 18-19 octobre.

 

Ce nouveau Traité, qui confirme tous les traités antérieurs et qui les aggrave, notamment, par la nomination d’un « haut représentant pour les Affaires étrangères » qui engagerait tous les Etats-membres dans ses décisions (notamment pour l’envoi de troupes militaires en Irak, en Afghanistan, etc.).

 
 
 
MEETING À LA MUTUALITÉ POUR LA RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !  
C’est pourquoi nous appelons tous les jeunes, qui, en ce moment même, se mobilisent par milliers dans les assemblées générales pour la défense des diplômes nationaux, contre la loi d’autonomie des universités et qui cherchent la voie de l’unité pour faire reculer le ouvernement en se prononçant pour une manifestation nationale au ministère, à rejoindre l’AJR dans le combat pour la rupture avec l’Union européenne et à participer au meeting du vendredi 16 novembre à la Mutualité.

MEETING le Vendredi 16 Novembre à 20h
Salle de la Mutualité, Paris
 
(24, rue St-Victor – M° Maubert-Mutualité)

Nous serons au meeting pour dire :
  • Unité pour l’abrogation de la LRU !
  • Tous chez Pécresse ! 
  • Un vrai diplôme, un vrai travail !
  • Non au nouveau Traité européen !
  • Rupture avec l’Union européenne !
par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
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Mercredi 14 novembre 2007

 Plus de 2000 étudiants ont déjà signé cet appel de l’AJR, contactez si vous vous voulez être signataires !!!

 

L’Union européenne sauve les spéculateurs et exige l’autonomie des universités !

Une seule exigence :

UNITE POUR LE RETRAIT DE LA LOI D’AUTONOMIE !

 Cet été, le marché de l’immobilier s’est effondré aux Etats-Unis pendant le mois d’août. Les banques ont versé des centaines de milliards pour venir en aide aux spéculateurs qui, par leurs actes, jettent 3 millions de foyers américains à la rue.

 N’est-ce pas là une nouvelle démonstration de l’impasse dans laquelle le système capitaliste entraîne l’humanité ? 

L’Union européenne vole au secours des spéculateurs…
  A elle seule, la Banque centrale européenne (BCE) a versé 270 milliards d’euros pour sauver la bourse, que les jeunes et les travailleurs vont devoir rembourser.
Cette même Union européenne qui exige des travailleurs d’Europe de se serrer la ceinture, d’en finir avec les services publics.

 
 
… et exige l’autonomie des universités !
 
 
C’est elle qui exige ainsi d’appliquer la Loi d’Autonomie des Universités (LAU). En effet, les 17 et 18 mai 2007, le Conseil de l’Europe a déclaré qu’ « il incombe (…) aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements supérieurs et de recherche ».

L’Union européenne décide, le gouvernement Sarkozy exécute. On ne peut que s’étonner, dans ces conditions, des réactions du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste (PC).

Jack Lang (PS) indique, le 3 juillet : « Pourquoi me plaindrais-je aujourd’hui de l’aboutissement heureux d’un chantier que j’avais ouvert en 2001 avec les présidents d’université ? ».

Marie-George Buffet (PC), indique que : « l’autonomie des universités est un principe qui (…) peut conduire à davantage de dynamique ». Comment comprendre ?

La loi d’autonomie, n’est-ce pas la privatisation-destruction de l’université nationale et publique ?
 

Qu’allons-nous devenir ?
 

                    La LAU, c’est la privatisation des universités, l’Etat pouvant vendre les bâtiments universitaires !

  • « L’État peut transférer aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel qui en font la demande, la pleine propriété des biens mobiliers et immobiliers qui leur sont affectés » (article L762-2-1) ; « Ils [NDLR : les établissements universitaires] peuvent disposer des ressources provenant notamment de la vente de biens » (article L719-4)

                La LAU, c’est l’éclatement de l’université publique et nationale, les Unités de Formation et de Recherche (UFR) ne dépendant plus du ministère !

  • « Les universités regroupent diverses composantes qui sont : (…) ; Des unités de formation et de recherche, des départements, laboratoires et centres de recherche, créés par délibération du conseil d'administration de l'université » (article L713-1)

Avec la LAU, les UFR ne sont donc plus créées par l’Etat, mais par les conseils d’administration des universités, qui sont dès lors dépendants des entreprises (amenées à se substituer à l’Etat pour financer les facs en vertu de l’article L762-2-1). Les formations sont donc appelées à fermer du jour au lendemain lorsque l’entreprise qui finance fait faillite. Déjà, la menace plane pour l’université Lyon-1.

Financée par Sanofi Pasteur (350 000 euros), l’université développe « des formations adaptées aux besoins des branches professionnelles », donc crée des diplômes « Sanofi » (Le Monde, 15 août).

Or, Sanofi vient précisément de supprimer plus de 100 emplois dans une usine de vaccins à Neuville-sur-Saône (près de Lyon) ! Qu’est-ce que les étudiants auront entre les mains à la sortie de l’université ?

Des diplômes nationaux reconnus par le Code du travail ou des chiffons de papiers reconnus par une entreprise qui ferme ses portes ?

Ce qui se passe à Lyon-1, c’est ce que propose de généraliser partout la LAU, dans la continuité du plan européen LMD (cf. journal Jeunesse Révolution n°3) !

Peut-on accepter cela ?

Est-il possible de ne pas exiger le retrait de la loi ?

Face à une telle offensive, n’est-il pas logique que tous les syndicats d’enseignants, toutes les organisations étudiantes, disent : « Retrait de la LAU » ?

Dans ce cadre, on ne peut que se féliciter de la pétition nationale lancée, ce 11 juillet, par toutes les organisations syndicales de personnels universitaires, affirmant clairement : « Retrait de la LAU ! ».

Mais comment comprendre que l’UNEF, qui se revendique être « Le syndicat étudiant », se prononce pour la LAU, en déclarant, par la voix de son président, vouloir « amender » le texte, « sans demander le retrait » (AFP, 23 juillet) ? Une organisation étudiante peut-elle revendiquer autre chose que le retrait de la LAU ?

Oui, c’est possible d’exiger le retrait de la LAU !

Et pour cela, rien ne doit s’opposer à l’

UNITÉ POUR LE RETRAIT DE LA LAU !
 

 
Venez discuter de ces positions ! Participez aux réunions de l’AJR pour déterminer ensemble les moyens de combattre ce système, en exigeant notamment le retrait de la LAU !

Organisez-vous à l’AJR !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 14 novembre 2007

logo-ajr.JPGLes étudiants veulent obtenir des diplômes, qui soient reconnus nationalement, sur le marché du travail. Ils veulent des licences, des masters, des doctorats, que leurs qualifications soient reconnues, parce qu’ils veulent un vrai travail, un vrai salaire.

 
 

Pour cela, ils veulent des conditions d’études et tous les moyens nécessaires qui leur permettent d’y arriver : des salles de cours, des professeurs etc. Les étudiants veulent qu’un système national leur garantisse tout cela.

 
 

Or que veut le gouvernement avec sa loi d’autonomie des universités ?

 

Il veut détruire nos diplômes nationaux et nos filières. Avec la loi, le Conseil d’Administration (CA) peut maintenant décider de supprimer ou de créer des UFR, et donc de créer ou de supprimer des diplômes (cf. art. L.762-2-1), en s’adaptant aux besoins des entreprises locales.

 

A travers cette loi, le gouvernement souhaite se désengager financièrement de l’université, et les livrer à la privatisation.

 
 

D’où vient la loi LRU (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) ?

 

En juin 1999, les ministres européens de l’enseignement supérieur ont lancé le processus de Bologne, ouvrant les universités à la compétitivité. Le résultat : la reforme LMD.

 

Les 17 et 18 mai, le Conseil de l’Europe ordonne d’aller jusqu’au bout du processus,  en imposant aux « autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ». Le résultat : la LRU.

 
 

Que faire ?

 
 
 
 

Les internes en médecine se sont mobilisés par milliers dans l’unité sur une revendication claire, le retrait de l’art. 33 du plan de réforme de Sécurité sociale, imposé par l’Union européenne (contre le « déconventionnement »).

 

C’est en organisant une manifestation nationale à Paris qu’ils ont fait reculer le gouvernement.

 

Pourquoi ce qui a été possible pour les internes ne le serait pas pour nous ? Nous sommes pour l’unité de tous pour le retrait de la LRU et l’organisation d’une manifestation nationale à Paris.

 

Et le rôle des CA dans tout cela ? C’est à eux qu’il revient d’appliquer la LRU sur chaque fac. Le Conseil des ministres vient d’ailleurs de publier la liste des 20 universités qui doivent être autonomes d’ici le 1er janvier 2009. Ne faut-il pas organiser des délégations aux CA pour exiger d’eux qu’ils n’appliquent pas la loi ?

 
 

 Est-ce que cette politique frappe seulement les étudiants ?

 
 

Grève sur les retraites, casse de la Sécu par la mise en place des franchises médicales, licenciements, suppression de milliers d’emplois dans la fonction publique… Alors qu’on détruit nos diplômes et nos filières avec la LRU, on remet en cause les droits et les acquis des travailleurs du public et du privé, dans le cadre de la politique de l’Union européenne et de son « nouveau » traité.

 

Que proposons-nous ?

 

·          Unité sans conditions pour le retrait de la LRU !

 

·          Maintien des filières et des diplômes nationaux !

 
 

·          Manifestation nationale à Paris de tous les étudiants !


 

Pour notre part, militants de l’AJR, nous pensons que toutes ces attaques viennent de l’Union européenne : nous disons « non au traité de Lisbonne » et nous prononçons pour la rupture avec la politique et les institutions de l’Union européenne.

 

N’est-il pas nécessaire que les jeunes et les travailleurs s’organisent pour en finir avec la politique de l’Union européenne ? C’est la discussion qui sera ouverte au meeting du Comité provisoire pour un parti ouvrier, auquel nous vous invitons à participer.


Tous au meeting vendredi 16 novembre !
ORGANISONS-NOUS !

20h – Salle de la Mutualité, Paris (24, rue St-Victor – M° Maubert-Mutualité)



par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Autonomie des universités LRU
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Mercredi 14 novembre 2007

Editorial, 18 septembre

Le 17 septembre, le Premier ministre, François Fillon, a estimé que la "tension est extrême" avec l’Iran sur la question de l’armement nucléaire. Selon Le Monde (17 septembre) : « Les propos font suite aux déclarations, dimanche, de Bernard Kouchner. Le ministre des affaires étrangères avait estimé que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. » A ce jour, nul ne peut connaître les futurs développements de cette « tension », mais une chose est sûre : la situation politique mondiale s’est de nouveau contractée depuis cet été.

 

La crise financière qui s’est abattue a fait vaciller toutes les banques centrales du monde entier avec à la clé des aides d’urgence demandée par des banques au bord de la faillite.

 

En Angleterre, des milliers de travailleurs ont attendu pendant des heures à l’entrée de la Northern Rock britannique pour récupérer leur liquidité. « La Northern Rock est le premier institut du pays à être aussi durement touché par les répercussions de la crise des crédits immobiliers à risque (ou “subprime”) aux Etats-Unis » (Métro, 17 septembre).

 

Dans cette crise, la Banque centrale européenne (BCE) a pleinement joué son rôle : à elle seule, elle a extrait près de 270 milliards d’euros pour voler au secours des spéculateurs.

 

Les capitalistes américains jouent à la Bourse… et c’est la BCE qui rembourse !

 

Pouvait-il en être autrement ? La BCE a précisément été créée pour cela.

 

Les institutions de l’Union européenne ont précisément été créées pour cela.

 

Souvenons-nous que la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) créée en 1951 (ancêtre de l’Union européenne) avait pour but affiché de permettre la collaboration entre les pays européens (notamment la France et l’Allemagne). De l’acier en Europe, il n’est reste rien… ou presque : en 1952, les effectifs européens d’ouvriers sidérurgistes étaient de 714000 contre 272000 en 2002, soit presque 3 fois moins ! Quel progrès ! Pendant ce temps, les besoins en acier ont crû et le marché est maintenant dominé par… les lobbies de la Maison Blanche !

 

La subordination à l’égard de l’administration Bush se fait de plus en plus grande : tout le monde a en mémoire les voyages de Sarkozy au ranch de Bush cet été, ainsi que les visites de Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, en Irak.

Et maintenant, l’imminence d’une guerre contre l’Iran se fait sentir !

Est-ce que cette situation peut continuer ainsi ? Chaque jour de plus dans l’Union européenne est une souffrance supplémentaire pour les jeunes et les travailleurs de ce pays !

La Sécurité sociale, les retraites, le droit de grève, l’école (cf. pages 2-3), l’université (page 4) : tout est remis en cause par les directives de l’Union européenne en cette rentrée !

Rien de bon ne peut arriver pour les jeunes et les travailleurs en restant dans le cadre de l’Union européenne. Il faut donc en sortir ! Au plus vite !

Le 29 mai 2005, nous l’avons pourtant dit : nous ne voulons plus que cette situation se poursuive. Nous voulons garder nos droits, notamment le droit aux études, le droit à la qualification, le droit au travail sous contrat à durée indéterminée ou sous statut.

Nous voulons garder nos diplômes universitaires nationaux.

Pour cela, ne faut-il pas l’unité de tous (organisations de personnels et d’étudiants) pour le retrait de la loi d’autonomie des universités (LAU) ?

D’ores et déjà, une pétition signée par toutes les organisations syndicales de personnels universitaires demandant le « retrait de cette loi » a jusqu’à ce jour recueilli près de 5 000 signatures. Est-il possible que les organisations étudiantes (en tête desquelles l’UNEF) continuent à ne pas répondre à nos professeurs qui disent : « Retrait de la LAU » ?

Comme eux, il ne peut pas y avoir d’autre mot d’ordre que : « Unité pour le retrait de la LAU » !

 

Pierre Kharine

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Editoriaux
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Mercredi 14 novembre 2007

Un document de l’AJR sur LMD datant du printemps 2006

 L’Union européenne impose aux jeunes la déqualification, la précarité, et il faudrait accepter cela ? Ouvrons la discussion…

 Etudiants, vous le savez, les Universités sont soumises à un nouveau système d’études : le LMD. Ce système introduit de grands bouleversements dans l’organisation des études. Chacun est en droit de se poser la question : pour quoi faire ? Nous voulons ouvrir la discussion sur ce sujet et vous soumettre 4 questions :

Est-il juste de dire que la mise en place du LMD correspond à une décision de l’Union européenne (UE) ?

Est-il juste de dire que le LMD a détruit les diplômes nationaux & privatisé les Universités ?

Est-il juste de dire que l’objectif du LMD, comme du CPE, c’est d’organiser la déqualification, la précarité des jeunes ?

Est-il juste de dire que pour ces raisons le LMD n’est pas un problème d’étudiants mais de tous les jeunes?

Nous versons à la réflexion les premiers éléments que nous avons recueillis pour pouvoir répondre à ces questions. Bien entendu, il y en a d’autres, et elles feront l’objet d’un prochain document, dans le but de poursuivre la discussion.

 

« Compétitivité », « employabilité » & « mobilité » au cœur du processus de Bologne   Voir encadré 1

 

Encadré n°1 : le processus de Bologne (1999)

Le 19 juin 1999, 29 ministres européens de l’Education réunis à Bologne (Italie) déclarent s’engager « à coordonner nos politiques pour atteindre (…) les objectifs suivants (…) pour la création de l’espace européen de l’enseignement supérieur (…) :

• Adoption d’un système de diplômes facilement lisibles et comparables, entre autres par la mise en oeuvre du "Supplément au diplôme", pour favoriser l’employabilité des citoyens européens et améliorer la compétitivité du système européen d’enseignement supérieur à l’échelon mondial.

• Adoption d’un système fondé essentiellement sur deux cycles principaux, avant et après la licence. (…)

• Mise en place d’un système de crédits – comme celui du système ECTS – comme moyen approprié pour promouvoir la mobilité des étudiants le plus largement possible. Les crédits pourraient également être acquis en dehors du système de l’enseignement supérieur, y compris par l’éducation et la formation tout au long de la vie (…). »

 
L’UE le dit elle-même : la « compétitivité » (celle des entreprises), l’« employabilité » (non pas le droit à un vrai travail, avec un vrai salaire, mais la capacité à être employé dans n’importe quelles conditions) & la « mobilité » (celle que les patrons réclament pour pouvoir l’imposer aux salariés) sont les piliers sur lesquels repose le processus de Bologne qui, en France, prend la forme du Licence-Master-Doctorat (LMD).

 

Les qualifications : un « obstacle » pour l’Union européenne

 
4 ans plus tard, le 5 février 2003, la Commission européenne rendait publique une communication intitulée « Le rôle des Universités dans l’Europe de la connaissance », dans laquelle elle indiquait : « la reconnaissance des qualifications acquises représente un obstacle obsolète ». Incroyable, non ? Pour l’UE, l’ « obstacle » à détruire, ce n’est pas le chômage des jeunes, ce n’est pas la précarité, c’est l’existence d’un système grâce auquel on acquiert des connaissances qui nous donnent des qualifications reconnues nationalement dans les conventions collectives et les Statuts.

Mais quel est le contraire de qualification ? C’est déqualification ! C’est ce qu’ils veulent imposer à la jeunesse !

 

 

« Compétences » contre « connaissances »

 
Car qu’est-ce que l’acquisition de connaissances ? C’est le fait de suivre un enseignement, qui nous donne un diplôme qui sanctionne une qualification (Licence, CAP, BEP, Baccalauréats)

A la notion de connaissance, la Commission européenne oppose celle de « compétence » – qu’elle considère comme l’« élément de base » de l’ « éducation et formation tout au long de la vie » (Communication du 10 novembre 2005).

 
Mais, un diplôme, ça n’évolue pas « tout au long de la vie », ça sanctionne des connaissances, c’est-à-dire une qualification acquise une fois pour toutes, ce qui n’est pas le cas d’une compétence, qui est sensée évoluer… sans jamais être reconnue. Lorsqu’on détient un diplôme, il sert jusqu’à la fin de sa vie.

Voyons un peu comment le Medef définit la notion de « compétences » : « La compétence professionnelle est une combinaison de connaissances, savoir-faire, expériences et comportements, s’exerçant dans un contexte précis ; elle se constate lors de sa mise en œuvre en situation professionnelle, à partir de laquelle elle est validable. C’est donc à l’entreprise qu’il appartient de la repérer, de l’évaluer, de la valider et de la faire évoluer » (colloque de Deauville, 1998). Nous attirons l’attention sur la notion de « contexte précis » : à la différence du diplôme, la compétence ne vaut que dans et par le « contexte précis » … validée par le patron.

 

 Avant LMD, tous les diplômes étaient reconnus nationalement comme une qualification

 
Avant le passage au système LMD, dès lors qu’une Université souhaitait créer un nouveau diplôme, elle devait obligatoirement se référer à un arrêté ministériel établi pour chaque discipline, déterminant le nombre d’heures de cours magistraux, le nombre d’heures de TD, le type d’enseignements, ce au plan national.

Grâce à ce système, il existait un cadre national des diplômes. Ainsi, un étudiant titulaire d’une Licence d’histoire avait suivi les mêmes types d’enseignement qu’ils viennent de l’Université de la Sorbonne, du Mirail, de Strasbourg, etc. Conséquence : le diplôme qui lui était délivré constituait une reconnaissance nationale des connaissances qu’il avait acquises, une fois pour toutes. Ces connaissances constituent la qualification, qui lui est reconnue dans les conventions collectives et les Statuts.

Qu’en est-il avec LMD ? Voici ce qu’indique, au sujet des diplômes professionnels, un universitaire reconnu à l’Université de Marne-la-Vallée : « Au niveau des grilles de classification des conventions collectives de la plupart des secteurs d’activité, il était traditionnel d’offrir deux garanties à un diplôme professionnel universitaire (en l’occurrence le DUT, diplôme universitaire de technologie), la garantie dite de seuil (accès à une classification de technicien supérieur au terme d’un délai prévu par la convention) et la garantie dite de salaire minimal (lié à la classification attribuée). Les nouveaux diplômes professionnels universitaires (DESS devenu aujourd’hui master, licence professionnelle) ne font pas l’objet de telles garanties. »

Ce qu’on appelle aujourd’hui « diplôme » dans le cadre LMD ne garantit plus rien ; ni salaire, ni grade.

 

Avec LMD, les diplômes nationaux sont remplacés par des « parcours de formation »  individuels

 
Avec le système LMD, répétons-le, il n’existe plus de cadre national des diplômes. Au contraire, chaque Université – par le biais des Conseils d’administration [CA] – crée elle-même ses propres « parcours de formation » individualisés (circulaire d’application du LMD, 14 novembre 2002). A chaque étudiant, son parcours ! (cf. encadré 2)

 

Encadré n°2 : le « Supplément au diplôme »

Tous les cursus LMD sont accompagnés du « Supplément au diplôme », comme énoncé dans la Déclaration de Bologne, qui institue le LMD (cf. 1er encadré). Ce supplément décrit les compétences acquises par l’étudiant et décline son identité, ses résultats obtenus, les stages effectués en entreprise. L’objectif de ce supplément n’est-il pas que le patron embauche sur la base de ce supplément ? Répétons-le : il n’y a pas de compétences sans connaissances, elles-mêmes inscrites dans les diplômes que les conventions collectives reconnaissent comme des qualifications.

 

Cette destruction du cadre national est revendiquée depuis le début par les ministres qui ont été chargés de l’application du LMD. Ainsi, dès la rentrée 2002, Luc Ferry (ministre de l’Education nationale) déclarait : « Les contenus des formations ne sont plus définis nationalement. C’était une mesure indispensable. Comme dans tous les grands pays, les Universités proposeront librement leurs programmes. »

C’est mot pour mot les termes utilisés par la circulaire d’application du LMD (ibidem) : « la philosophie fondamentale du LMD : permettre aux universités françaises, comme le font toutes les Universités au monde, de proposer leurs programmes et leurs diplômes. » A chaque Université, son « diplôme » ; en réalité, à chaque étudiant, son  « parcours de formation » individualisé.

Le rapport publié par l’inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche (IGAENR), qui dresse un premier bilan sur LMD (juin 2005), confirme la destruction du caractère national des enseignements et des diplômes : « Des parcours divers ont été imaginés, qui correspondent soit à la nature des publics accueillies, soit aux objectifs des formations : une même Licence peut avoir des contenus différents » ; le rapport note également qu’il existe « un nombre très inégal d’ECTS consacrés aux disciplines fondamentales des Licences, selon les Universités ».

En clair, il n’y a plus de diplôme national, et encore moins de diplôme européen : les « parcours de formation » sont propres à chaque Université et constituent même un obstacle à la mobilité entre Universités françaises, voire au sein d’une même fac. Par exemple : à Paris-I, il n’y a pas plus de « Licence de philosophie », mais un « Domaine – sciences humaines & sociales » avec « Mention – philosophie » qui comprend en son sein différents parcours : logique, esthétique, spécialité « Lettres », philosophie & droit, philosophie.

Au lieu d’avoir un diplôme national, on se retrouve avec une multitude de « parcours de formation », plus ou moins cloisonnés. Par exemple : on ne peut pas passer de la Licence-2, parcours « Philosophie » à la Licence-3, parcours « Logique », alors que tous deux font partie d’une même « Mention ».

Et tout ceci est mis en musique par les CA où siègent les élus étudiants & enseignants, qui appliquent Université par Université, en partenariat avec les entreprises locales, la dislocation généralisée des diplômes nationaux, la privatisation-destruction des Universités.

 

 

L’Union européenne le dit elle-même : le but du LMD, comme le CPE, c’est d’en finir avec l’existence d’un système national de « reconnaissance de qualifications acquises »

 
Tout ceci, dans quel but ? Depuis son origine, l’UE préconise flexibilité, travail à temps partiel, diversité de contrats, etc. en somme, précarité pour tous. Pour cela, elle n’a eu de cesse de réformer, en réalité, casser le Code du travail, les conventions collectives, les statuts (cf. encadré 3).

  Encadré n°3 : les directives de l’Union européenne en matière d’emploi

 

Directives, Lignes Directrices, Conclusions

Textes

Directive européenne sur le travail à temps partiel, 15/12/1997

Elles ont pour objet « de faciliter le développement du travail à temps partiel et […] de contribuer à l’organisation flexible du temps de travail. » ; « Les Etats membres […] devraient identifier et examiner les obstacles de nature juridique ou de nature administrative qui peuvent limiter les possibilités de travail à temps partiel et, le cas échéant, les éliminer. »

Directive européenne sur les Contrats à Durée Déterminée, 28/06/1999

Lignes Directrices pour l’emploi n°3, 22/07/2003

« Les Etats membres réexamineront et, le cas échéant, réformeront les conditions trop restrictives de la législation en matière d’emploi […], en vue de promouvoir la diversité en terme de contrats»

Conclusions du Conseil européen, point n°41, 24/03/2006

«  Les Etats membres sont invités à poursuivre […] les réformes du marché du travail et des politiques sociales dans le cadre d’une approche intégrée de la flexicurité »

 

 Nous le savons bien, c’est pour cela que nous avons fait grève, que nous sommes descendus par millions dans la rue, contre le Contrat Première Embauche [CPE], parce que nous ne voulions pas de la précarité, parce que nous voulons un Contrat à Durée Indéterminée [CDI] qui nous donne des garanties et un vrai salaire. N’est-ce pas l’UE qui  est à l’origine du CPE ?

La preuve : les Lignes Directrices pour l’Emploi 2005-2008 adoptées par la Commission européenne, en l’occurrence la LD n°20, où il est demandé d’« adapter la législation relative à l’emploi, réexaminer si nécessaire le niveau de flexibilité offert par les contrats permanents et non-permanents ».

Le LMD, c’est l’équivalent, à l’Université, du CPE ! En apparence, rien ne change, le vocabulaire reste le même ; de la même manière que le CPE se prétend un CDI, les Licences, les Masters, les Doctorats se prétendent des diplômes. De tels « diplômes » n’offrent que la garantie pour la jeunesse de la pire exploitation ! En réalité, ce ne sont que des chiffons de papiers. Exagérons-nous ? Jugez vous-mêmes.

 

Licences professionnelles : un débouché vers le chômage

 
Avant, les intitulés des diplômes étaient les mêmes partout en France. Maintenant, tous ces intitulés ont changé. Pourquoi ? Dans quel but ?

Donnons un cas concret : celui de la Licence professionnelle d’optique de l’IUT de Lannion. Rappelons, au passage, que les Licences professionnelles, préparatoires à l’application du LMD en France (2002), ne sont pas reconnues dans les conventions collectives, le patron peut se contenter de rémunérer son employé, comme s’il ne bénéficiait que d’un bac +2 (le DEUG étant, au passage, supprimé par le LMD).

La Licence professionnelle de Lannion a été créée à la demande de plusieurs entreprises de la ville, au moment de l’explosion de la « net économie ». Le délai de mise en place de la Licence fait qu’elle a ouvert ses portes en septembre 2002, au moment où Lannion était touchée par la crise. Constatant que plus aucune des entreprises à l’origine du projet, n’existait encore et n’était capable d’embaucher, la Licence a fermé en 2005.

Le destin de la plus importante de ces entreprises Highwave mérite d’être détaillé.

Au moment de sa privatisation, France Télécom a fermé des unités de production, en l’occurrence à Lannion, une chaîne de production d’amplificateurs optiques. Cette chaîne a été donnée à 2 ingénieurs de France Télécom, avec des aides financières, pour quitter France Télécom et créer leur propre entreprise. C’est ainsi qu’est né Highwave, qui est rapidement passé de 2 à 800 salariés, sur le seul site de Lannion (il y avait 4 autres sites) et qui a été désigné comme une des 3 plus grandes réussites des start-up européennes. Lors de la crise de la « net économie », cette entreprise s’est retrouvée sans commande.

Malgré les plans sociaux et les liquidités obtenues par la vente de ses chaînes de production, le dépôt de bilan n’a pu être évité ; il a été prononcé le 10 octobre 2005. En 3 ans de fonctionnement, cette Licence a du sortir 3 promotions d’une vingtaine d’étudiants, la dernière en juin 2005.

Comme on le voit, la Licence professionnelle d’optique de Lannion, ce n’est qu’un passeport vers le chômage, les licenciements. Peut-il en être autrement des autres Licences professionnelles, adaptés au soi disant « bassins d’emploi locaux », qui, nous le savons tous, ne sont que des bassins de chômage ? Peut-il en être autrement de toutes les Licences ?

 

Tous les « diplômes LMD » sont concernés

Prenons le cas d’un cursus qui n’a rien à voir avec la Licence professionnelle : la philosophie. Le Comité National d’Evaluation des Universités (2004) commente l’ouverture récente à l’Université Rennes-I d’un Master de philosophie, à la sauce LMD, à savoir un « Master professionnel de management, mention gestion des ressources humaines » dans lequel l’UFR de Philosophie envoie ses étudiants : «  Il faut souhaiter que les enseignants-chercheurs de philosophie se convainquent de ce que des études de philosophie, dans un contexte de précarité de l’emploi, ne peuvent être entreprises ou organisées en vue des seuls métiers de l’éducation et de la recherche. »

Même la philosophie doit y passer ! Et pour quelles raisons ? Parce qu’il ne faut plus de système national de « reconnaissance des qualifications acquises ». Parce que seules comptent les « compétences » validées par les patrons. L’objectif de l’UE, et elle ne s’en cache pas, c’est d’« abaisser le coût du travail ». Pour cela, il faut remettre en cause tous les systèmes (conventions collectives pour le secteur privé, statuts pour le secteur public) qui garantissent les niveaux de salaires des travailleurs. Et le meilleur moyen, c’est de briser la « reconnaissance des qualifications acquises » une fois pour toutes par la jeunesse (diplômes), car s’il n’y a plus de qualifications reconnues, il n’y a plus de systèmes de garanties fondés sur les qualifications, donc c’est la porte ouverte à la surexploitation sans limite.

 Retrait du LMD ! Retour à un système national de diplômes ! Rupture avec l’Union européenne !
 

C’est parce que le plan LMD a mis au centre de son offensive la destruction des diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives et les statuts que l’étape vers la privatisation-destruction de l’Université peut dès maintenant voir le jour, sous la forme de l’augmentation massive et généralisée des frais d’inscription, de la fusion-destruction des filières, des disciplines, et maintenant des Universités dans le cadre des « pôles » (pôle de recherche et d’enseignement supérieur [PRES] et pôle de compétitivité). Nous aurons l’occasion de revenir sur ces questions prochainement.

Nous soumettons ces informations à tous les jeunes, non seulement étudiants, mais aussi salariés, chômeurs ou lycéens. Pourquoi ? Parce que le LMD n’est pas seulement un problème d’étudiants.

Lorsque l’UE parle d’ « obstacle » à propos des qualifications acquises, elle vise aussi bien le CAP, le bac que les jeunes travailleurs, qui voient leurs conventions collectives nationales (pour le privé) attaquées, leurs Statuts (pour le public) dynamités, et les jeunes chômeurs, qui voient leur assurance-chômage disparaître.

Quand l’UE contraint les Etats membres à « soutenir les jeunes à mesure qu’ils poursuivent des carrières « non-linéaires » en alternant travail, études, chômage, formation ou actualisation de leurs compétences » (Communication de la Commission européenne, intitulé « Emploi en Europe », novembre 2005), elle exprime le seul avenir que promet le système capitaliste décomposé qui, pour continuer à survivre, cherche par tous les moyens à baisser le coût du travail, condamnant des millions et des millions de jeunes à un « avenir » de chômage, de déqualification, de déchéance.

Cet avenir, les jeunes n’en veulent pas ; ils l’ont prouvé en se mobilisant par millions pour le CPE.

 
Parce que nous refusons cet avenir de déqualification, de misère, Tous à la Conférence européenne de l’IRJ !

 
Avons-nous tort de revendiquer : un vrai travail, un vrai salaire, un vrai avenir, retrait du LMD, retour à un système national de diplômes et de programmes, relié à un système national de conventions collectives & de statuts, retour au CDI comme seule forme de contrat de travail légal pour tous, y compris les jeunes ?

Avons-nous tort de dire que cela pose la question de la rupture avec l’UE ?

Ces questions seront au cœur de la Conférence européenne de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse, qui se tiendra le 27 mai 2006 à Paris. Nous vous invitons à en discuter dans vos réunions JR & à participer à la Conférence pour inverser le cours des choses.

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Licence Master Doctorat LMD
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