Présentation

visites

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Vendredi 18 juillet 2008

Que veulent-ils faire de la jeunesse ?

 

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine au gouvernement Sarkozy-Fillon, après avoir pris la présidence de l’Union européenne le 1er juillet 2008, pour annoncer un ensemble de mesures contre la jeunesse.

 


Une avalanche de mesures s’abat sur la jeunesse !

Que cherchent-ils ? A nous empêcher d’avoir un avenir ?



·                24.700 suppressions de postes de profs pour 2008-2009 : après avoir supprimé pour la rentrée 2008, 11.200 postes de professeurs, Xavier Darcos annonce : « J’ai proposé le non-remplacement de 13.500 départs à la retraite » pour la rentrée 2009 (Libération, 9 juillet) !

 


·                 La destruction des disciplines scolaires : Xavier Darcos, toujours, a présenté sa « réforme des lycées ». Il est question de « diminution d’heures d’enseignement », de la substitution de disciplines (français, math, histoire-géo, etc.) par des « options chaque semestre et au moins une option de chaque  «  famille » de disciplines (sciences, lettres) » ; « les élèves capitaliseraient par semestre un certain nombre de « points » ou de « crédits », sur le modèle du système existant dans l’enseignement supérieur » (AFP, 2 juillet). Moins de profs, moins d’heures, moins de disciplines : c’est la déqualification organisée pour les lycéens !



·                Le démantèlement des universités : la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a présenté le 29 mai, la liste des six universités amenées à se restructurer pour bénéficier des 3,5 milliards d’euros dégagés pour le « Plan Campus » (inclus dans la LRU, loi d’autonomie des universités). L’objectif : passer des 86 universités existantes à une douzaine de pôles. A la clé, ce sont de gigantesques restructurations. Un rapport de sénateurs évoque à court terme « un seul pôle d’excellence de grec ancien, au lieu de plusieurs répartis sur le territoire aujourd’hui », avec l’application du Plan Campus (20 minutes, 12 juin).

 


·                 La disparition des concours nationaux d’enseignants : Valérie Pécresse, toujours, a annoncé, le 2 juillet, la fin des concours nationaux de recrutement des enseignants « qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010 ». En effet, il s’agit de substituer aux concours nationaux existants des « parcours de masters » pour « les métiers de l’enseignement ». Derrière cela, ce que veut démanteler le gouvernement, c’est le statut national des enseignants et toutes les garanties qui y sont attachées, comme de tous les statuts (cf. ci-dessous).

 


·                 L’explosion du statut des élèves de l’ENS(1) : le 16 juin, la direction de l’ENS annonce que le statut d’élève fonctionnaire sera supprimé : « Nous ne sommes pas contre les statuts, mais ils ne signifient rien et n’apportent que des contraintes. » (directrice de l’ENS de Paris-Ulm, Mme Canto-Sperber). Comme pour les enseignants, c’est le statut national qui est visé !


 


Comment comprendre que ces mesures  voient le jour ?

 


Alors que toute la jeunesse est descendue dans la rue cette année, pour exiger l’abrogation de la LRU, pour exiger la restitution des 11.200 postes de professeurs supprimés, comment comprendre que toutes ces mesures voient le jour ?

En particulier, comment comprendre que ceux qui se présentent comme les « syndicats étudiant et lycéen » avalisent les plans du gouvernement ?

Comment comprendre cette dépêche AFP qui indique : « Le syndicat étudiant UNEF a plaidé mardi en faveur de quatre pôles universitaires, à Angers, Lille, Paris-Nord et Reims, pour qu’ils soient choisis au « second tour » du Plan Campus » (10 juin), lorsqu’on sait que ce plan vise précisément à la disparition de disciplines, de filières, d’UFR entiers (cf. ci-dessus) ?

Comment comprendre que l’UNL déclare à propos de la « réforme des lycées » : « cette signature "concrétise ce qu'a apporté le mouvement lycéen" » (AFP, 2 juillet) ? Comment comprendre qu’ « Alix Nicolet, présidente de la FIDL, est "très contente" d'être associée aux discussions sur la réforme du lycée » (idem) lorsqu’on sait que ces discussions aboutissent à la destruction pure et simple de l’Ecole républicaine ? N’est-ce pas à ces problèmes que nous sommes confrontés ?


 

Déqualification & précarité : c’est le plan européen LMD !

 


Qu’ils s’agissent des universités, qu’ils s’agissent des classes préparatoires et des ENS, qu’ils s’agissent des IUFM (2), et désormais des lycées, n’est-il pas vrai que tout ramène au plan européen LMD, adopté le 19 juin 1999 par les 27 ministres européens en charge de l’enseignement supérieur à Bologne pour ouvrir à la « compétitivité » tous les systèmes d’éducation de tous les pays d’Europe. Aujourd’hui, ce plan européen LMD prévoit de liquider tous les diplômes nationaux comme le baccalauréat, le BEP, mais aussi les concours nationaux d’enseignants, le statut de normalien, après avoir déjà liquidé le DEUG et la Maîtrise à l’Université !

Ne faut-il pas, pour préserver nos diplômes nationaux, notre baccalauréat, nos universités, nos ENS, et en définitive, notre avenir, s’organiser pour mettre à bas dans l’unité le plan européen LMD, pour en finir avec la LRU, les suppressions de postes, la disparition des concours nationaux d’enseignants ?


 

Le plan LMD, c’est la politique imposée par l’Union européenne … et rejetée par les peuples d’Europe

 


Le plan européen LMD (et sa traduction française, LRU), c’est la Commission européenne qui l’impose.

Dans une communication du 10 mai 2006, c’est elle qui recommande que « les Etats membres doivent créer les conditions nécessaires pour que les universités soient en mesure d’améliorer leurs performances, de se réformer et de devenir plus compétitives ».

Cette politique, les étudiants et les lycéens ne l’acceptent pas. Ils l’ont démontré en se rassemblant par milliers en assemblée générale, en descendant par dizaines de milliers dans la rue, cette année !

Cette politique, les travailleurs de tous les pays d’Europe ne l’acceptent pas : des marins-pêcheurs portugais, espagnols, italiens, belges, etc. qui manifestent à Bruxelles en brulant des drapeaux de l’UE, aux médecins français qui dénoncent le « diktat de la Commission européenne », en passant par le peuple Irlandais qui a voté NON au Traité de Lisbonne !


 

Rassemblons-nous !

Organisons-nous pour résister ! Tous ensembles !

Préparons le 2ème  Congrès de l’AJR !

 


Face à ce déchaînement de mesures contre la jeunesse, y a-t-il une autre issue que de se rassembler, s’unir, construire une organisation pour résister et pour mettre un coup d’arrêt à la politique de déqualification menée par l’UE ?

Près de 200 jeunes de toute la France ont décidé de s’associer à la construction d’une telle organisation, dans un Congrès qui aura lieu les 25 et 26 octobre prochains.

D’ores et déjà, une réunion nationale de représentants des groupes AJR se tiendra le samedi 13 septembre pour organiser la préparation d’un tel Congrès.

Partout, constituons nos groupes, rédigeons nos contributions, nos propositions dans des bulletins, élisons nos représentants à la réunion nationale pour construire cette organisation, pour défendre les revendications des jeunes, pour ouvrir une issue pour l’avenir de la jeunesse, pour l’avenir de la société !

 

 

 

_Pour des diplômes nationaux reconnus dans des conventions collectives !

_Non à la destruction des concours nationaux (CAPES, Agrégation) !

_Maintien du statut d’élèves fonctionnaires des ENS !

_Abrogation de la LRU ! Abrogation du plan européen LMD !

_Rupture avec l’Union européenne ! Pour l’Union libre des peuples d’Europe !


 




Par Alliance des Jeunes pour la Révolution - Publié dans : Appel de l'AJR
- Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus