Mardi 15 janvier 2008

 

 
 

SARKOZY APPLIQUE LA POLITIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE AU PAS DE CHARGE :
L’AVENIR DE TOUTE LA JEUNESSE EST MENACÉ !
OUVRONS LA DISCUSSION


Depuis deux mois, nous nous sommes réunis par milliers en Assemblées générales (AG) pour exiger l’abrogation de la LRU (1), pour la défense de nos diplômes nationaux.
 

De nombreuses AG se sont prononcées en ce sens, et pour y parvenir, ont proposé la tenue d’une manifestation nationale au ministère, chez Pécresse, là où ça se décide.

 

A quels obstacles avons-nous été confrontés

pendant ces deux mois ?

 

Les dirigeants de l’UNEF (2) s’y sont alors opposés, se prononçant pour « amender » la LRU « sans demander le retrait » (Bruno Julliard, président de l’UNEF à ce moment, 23 juillet).

Les dirigeants des Jeunesses communistes révolutionnaires (tendance minoritaire de l’UNEF) s’y sont également refusés, en opposant à cela des « manifestations décentralisées », en isolant les universités les unes aux autres pour au final faire porter la responsabilité de la situation sur les étudiants qui ne se seraient pas suffisamment mobilisés. Cela démontre, si besoin en était, que l’UNEF toutes tendances confondues n’est pas un syndicat étudiant qui défend les intérêts particuliers des étudiants, et pose en conséquence la question de la constitution d’un authentique syndicat étudiant au service des étudiants.

Dans cette période de partiels, pour lesquels nous consacrons temps et abnégation parce que nous considérons que notre avenir dépend de leur réussite – précisément parce qu’à la clé, il y a l’obtention d’un diplôme national reconnu sur le marché du travail, nous continuons plus que jamais à combattre pour l’abrogation de la LRU, parce que cette loi détruit nos diplômes nationaux. Cela est confirmé par le plan « Réussite en licence » intégré à la LRU et publié par Mme Pécresse le 13 décembre dernier.

 

Le « Plan Licence »  de Mme Pécresse : la destruction des UFR et des diplômes nationaux qui s’y rattachent

 

 « 5 champs professionnels » viennent remplacer les Unités de formation et de recherche (UFR, piliers de l’université sur lesquels s’appuient les disciplines scientifiques que ce plan cherche à supprimer.

C’est l’université, en tant qu’institution délivrant le savoir et les diplômes nationaux, qui est visée, car « trop centrée sur les connaissances », pour y laisser place aux « compétences » développées lors d’un « stage validé dans le cursus pour tous les étudiants diplômés de L (dans l’administration, l’enseignement, l’entreprise ou au sein d’associations) ».

N’est-ce pas à la liquidation immédiate des diplômes nationaux, seule garantie pour les jeunes de trouver un vrai travail avec un vrai salaire (CDI), à laquelle nous assistons ?

Un vrai syndicat étudiant peut-il affirmer autre chose que : « Abrogation de la LRU ! Retrait du plan Licence ! Maintien et défense des diplômes nationaux reconnus par le Code du travail ! » ?

Code du travail dont la remis en cause par le gouvernement affecte au premier plan les jeunes…

 
La « modernisation du marché du travail »  de MM. Sarkozy-Fillon : le démantèlement du Code du travail et du CDI

Nicolas Sarkozy a rédigé un courrier aux syndicats (21 décembre) dans lequel il propose un allongement de la période d’essai des contrats de travail, un nouveau contrat précaire (« de projet ») et la « rupture à l’amiable » du contrat de travail. Dans la foulée, François Fillon revendique dans un autre courrier aux syndicats (26 décembre), d’en finir avec les « règles régissant la durée du travail ».

Ce qui est visé, n’est-ce pas le CDI et le Code du travail eux-mêmes ?

 

Ne faut-il pas exiger : « Non à la modernisation du marché du travail ! Non à la remise en cause de la durée légale du temps de travail ! Maintien et défense du CDI et du Code du travail ! » ?

D’où découle cette politique ?

 

Le 19 juin 1999, l'Union européenne (UE) lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la « compétitivité » remettant en cause les diplômes nationaux, caractérisés par la Commission européenne d’« obstacle obsolète » (Commission européenne, 5 février 2003) comme tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée ». De ce point de vue, « obsolète » est également le Code du travail, mais aussi le CDI dont le Conseil européen du 22 juillet 2003 a revendiqué la mise en pièce en exigeant que : « Les Etats-membres réexamineront et, le cas échéant, réformeront les conditions trop restrictives de la législation en matière d’emploi […], en vue de promouvoir la diversité en terme de contrats. ».

 

En décembre 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont décidé d’aller encore plus loin en adoptant un nouveau Traité européen (dit Traité de Lisbonne), qui reprend en aggravant le projet de Constitution européenne rejeté par le peuple français, le 29 mai 2005.

Les Etats-membres de l’Union européenne pourraient, par exemple, désigner un haut représentant des affaires étrangères dont la mission est de prendre des décisions « conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN », c’est à dire de s'aligner sur les Etats-Unis pour faire la guerre en Irak, en Afghanistan et peut-être bientôt en Iran.

 

Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à cette situation dans le cadre des institutions de l'UE. C’est pour cette raison que nous sommes pour la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'Union libre des peuples libres d'Europe.

Et nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai 2005.

C'est pour cela que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne. SIGNEZ ! FAITES SIGNER CET APPEL !

 

 

  • Nous voulons des diplômes nationaux :  ABROGATION DE LA LRU !
  • Nous voulons un vrai travail (CDI) :NON A LA MODERNISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL !
  • Nous voulons le respect de la démocratie :RÉFÉRENDUM POUR DIRE NON AU TRAITÉ DE LISBONNE !
  • Nous voulons l’Union libre des peuples d’Europe :RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !



 

Ce sont pour ces raisons que nous serons au MEETING EUROPEEN, le 2 FEVRIER,

à l’initiative de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse (IRJ), où prendront la parole des jeunes venus de toute l’Europe !

MEETING EUROPÉEN POUR LA

RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE,

samedi 2 février à 14h

pour adherer à l'AJR, pour participer au Meeting, contactez nous
a.j.r@hotmail.fr

(1) : loi relative aux libertés et responsabilités des universités, parue le 11 août 2007 au Journal officiel

(2) : Union nationale des étudiants de France

 



par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
commentaires (0)    recommander
Mercredi 19 décembre 2007

 

Pour la paix, pour les diplômes nationaux,
Pour un vrai travail, avec un vrai salaire !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR DIRE NON AU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN !

 


Depuis deux mois, étudiants et lycéens votent par milliers dans leurs AG pour l'abrogation de la LRU, pour la défense des diplômes nationaux. Depuis deux ans, les étudiants grecs sont en grève contre l'autonomie des universités. Depuis plusieurs années, les étudiants de toute l'Europe sont amenés à se battre pour défendre leurs diplômes et leurs conditions d'étude.

Pourquoi cela ? Pourquoi les diplômes et les universités sont-ils attaqués dans toute l'Europe ?

 L'Union européenne exige d'en finir avec les diplômes nationaux...

Le 19 juin 1999, l'Union européenne lance le processus de Bologne qui ouvre les universités à la « compétitivité ». Dans chaque pays, les diplômes nationaux sont remis en cause. En France, c'est le lancement du LMD et chaque fac commence à faire ses propres diplômes. Et maintenant, la LRU doit en finir définitivement avec nos diplômes nationaux... Tout cela parce que, selon l'UE, nos diplômes nationaux constituent « un obstacle obsolète » (Commission européenne, 5 février 2003). Les diplômes, qui nous garantissent des droits dans le cadre des conventions collectives nationales et des statuts nationaux, bref un vrai travail avec un vrai salaire, voilà ce qui est « obsolète » pour l'Union européenne.

 ... et avec l'ensemble des droits des travailleurs et de la jeunesse

Pour l'UE, n'est-ce pas tout ce qui entrave « la concurrence libre et non faussée » qui est « obsolète » ?

Obsolètes les retraites : maintenant il faut faire travailler les vieux ! Obsolète la Sécu : maintenant il faut arrêter de soigner, ça coûte trop cher ! Obsolètes le code du travail et le CDI : maintenant il faut la « flexibilité » !

 Un « nouveau » traité européen ! Alors que nous avons déjà dit « non » ?

La majorité, et notamment la jeunesse, a voté NON à cette politique le 29 mai 2005. Et voilà qu'un « nouveau » traité, le traité de Lisbonne, devrait nous être imposé !

Mais est-il si « nouveau » ce traité ? Giscard d'Estaing, auteur de la constitution européenne, reconnaît lui-même que « le travail de la Convention européenne et les avancées institutionnelles, qu'elle avait proposées, se retrouvent presque intégralement dans le traité signé aujourd'hui à Lisbonne ».

 Le traité de Lisbonne, c'est la guerre contre les peuples

Donc rien n'a été retiré par rapport à la Constitution européenne. Pire encore, le traité de Lisbonne prévoit de doter l'UE d'un haut représentant des affaires étrangères et précise que les Etats membres « respectent l'action de l'Union dans ce domaine » et ajoute : « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN ». Ainsi, tous les pays devraient s'aligner sur la politique des Etats-unis ? Ce traité nous promet-il autre chose que la guerre, comme en Yougoslavie, en Irak et demain, peut-être en Iran ?

Pour notre part, nous pensons qu'on ne peut mettre fin à la guerre et à l'exploitation dans le cadre des institutions de l'UE. Nous sommes pour la rupture avec l'UE, parce que nous sommes pour l'union libre des peuples libres d'Europe. Mais nous sommes inconditionnellement pour l'unité la plus large pour le respect de la démocratie, c'est-à-dire pour le respect du vote NON du 29 mai 2005. C'est pour cela, que nous lançons cet appel à l'unité pour un référendum, pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne.

 

NOUS NE VOULONS PAS DE LA GUERRE !
NOUS VOULONS DES DIPLÔMES NATIONAUX, UN VRAI TRAVAIL AVEC UN VRAI SALAIRE !
NOUS VOULONS UN REFERENDUM POUR POUVOIR DIRE NON AU TRAITE DE LISBONNE !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
commentaires (0)    recommander
Mercredi 14 novembre 2007

Loi d’autonomie des universités, remise en cause des régimes de retraite, expulsion des immigrés…

IL FAUT QUE ÇA S’ARRÊTE !



9 novembre 2007, Athènes : des milliers d'étudiants grecs déferlent dans la rue en direction du ministère. Un mot d’ordre : retrait de la loi d’autonomie des universités.
 

novembre 2007, Paris et dans les principales villes de France : des milliers d’étudiants se réunissent en assemblées générales dans les universités et votent l’abrogation de la loi d’autonomie des universités.

 

9 novembre 2007, Athènes : les deux confédérations syndicales appellent à la grève générale pour le retrait de la réforme des retraites qui vise à allonger le temps de cotisation pour la retraite à taux plein.

 

9 novembre 2007, Paris : les syndicats de la RATP, après ceux de la SNCF, appellent à la grève contre l’allongement du temps de cotisation pour le départ à la retraite.

France, Grèce, etc. : pourquoi ces mêmes attaques?

 

Une seule explication : l’Union européenne et ses directives.

 

L’Union européenne qui, les 17/18 mai 2007, lors du Conseil de l’Europe, a ordonné aux Etats-membres (France, Grèce…) d’imposer aux « autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche » !

 

L’Union européenne, qui, lors du Sommet de Barcelone en mars 2002, a, dans son relevé de conclusion (point 32), exigé : « Il faudrait chercher, d’ici à 2010, à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse dans l’Union européenne, l’activité professionnelle. »

 
 
Peut-il y avoir une politique conforme aux intérêts des étudiants, des travailleurs dans le cadre de l’Union européenne ? 
 

 Il s’agit de gouvernements de droite, en France comme en Grèce. Mais en Italie, c’est un gouvernement « de gauche » regroupant une large coalition du centre-droit à l’extrême gauche (Sinistra Critica, l’organisation des camarades italiens d’Olivier Besancenot).

 

Et que fait ce gouvernement « de gauche » ?

 

Il vient de repousser l’âge de départ en retraite de 57 à 62 ans. Et récemment, ce même gouvernement a décrété l’expulsion de dizaines de milliers de travailleurs roumains, suite à un fait divers sordide, en réalité, sur injonction de la directive européenne du 29 avril 2004 que s’est engagé à respecter un autre gouvernement, celui de Sarkozy-Hortefeux ! Comment se fait-il qu’ils mènent tous la même politique ?

Parce que l’Union européenne, c’est la guerre contre les jeunes et les travailleurs.

 

L’Union européenne, c’est le Kosovo, c’est l’envoi des troupes en Afghanistan, c’est la privatisation des universités et de tous les services publics, c’est la négation de la démocratie.

 

Par-dessus le vote majoritaire du 29 mai 2005 où 55% du peuple français ont rejeté le Traité constitutionnel européen, l’Union européenne accompagnée des 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté un nouveau Traité européen, les 18-19 octobre.

 

Ce nouveau Traité, qui confirme tous les traités antérieurs et qui les aggrave, notamment, par la nomination d’un « haut représentant pour les Affaires étrangères » qui engagerait tous les Etats-membres dans ses décisions (notamment pour l’envoi de troupes militaires en Irak, en Afghanistan, etc.).

 
 
 
MEETING À LA MUTUALITÉ POUR LA RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE !  
C’est pourquoi nous appelons tous les jeunes, qui, en ce moment même, se mobilisent par milliers dans les assemblées générales pour la défense des diplômes nationaux, contre la loi d’autonomie des universités et qui cherchent la voie de l’unité pour faire reculer le ouvernement en se prononçant pour une manifestation nationale au ministère, à rejoindre l’AJR dans le combat pour la rupture avec l’Union européenne et à participer au meeting du vendredi 16 novembre à la Mutualité.

MEETING le Vendredi 16 Novembre à 20h
Salle de la Mutualité, Paris
 
(24, rue St-Victor – M° Maubert-Mutualité)

Nous serons au meeting pour dire :
  • Unité pour l’abrogation de la LRU !
  • Tous chez Pécresse ! 
  • Un vrai diplôme, un vrai travail !
  • Non au nouveau Traité européen !
  • Rupture avec l’Union européenne !
par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Union Européenne
commentaires (0)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus