Lundi 12 mai 2008

Tout est lié ! Pour les lycéens comme pour les travailleurs !
Le gouvernement refuse de satisfaire nos revendications !

Ensemble, jeunes, travailleurs : UNITÉ POUR GAGNER !

TOUS EN GRÈVE, LE 15 MAI !

Depuis des semaines, les lycéens et les profs, dans l’unité, manifestent par dizaines de milliers pour exiger la restitution des 11.200 postes de professeurs supprimés.

Partout, les travailleurs en ont assez : ils veulent des augmentations de salaires, ils ne veulent pas que le gouvernement casse leurs retraites, ils veulent garder leurs emplois.

 

Comment est-il possible d’appeler « à la fin de la mobilisation » alors que nous n’avons pas nos postes ?

 

Vendredi, l’UNL et la FIDL ont été reçues par Xavier Darcos, qui leur a assuré : « Je ne crée aucun nouvel emploi » (Le Monde, 10 mai 2008).

Un dispositif de soutien (assuré par des heures supp, des assistants d’éducation et des étudiants en Master) pour des élèves de 200 lycées en difficulté est prévue pour la rentrée… mais cela ne ramène pas un seul poste de professeur supprimé !

Rien n’est donc réglé !

Dans ces conditions, comment comprendre l’attitude de la FIDL et de l’UNL ?

11 avril : lors d’une rencontre avec le ministre, la président de la FIDL déclare : « On n’a pas de réponses concrètes (…) concernant les suppressions de postes. On continue la mobilisation ».

9 mai : sans aucun poste restitué, la même présidente déclare : « On appelle à la fin de la mobilisation pour cette année scolaire » (Libération.fr, 9 mai 2008). De son côté, l’UNL salue les annonces de Darcos « qui vont dans le bon sens » (Nouvelobs.com)

Mais de quel droit disent-ils cela ? Qui les a mandatés pour décider à la place des lycéens ? Comment accepter qu’on en reste là ?

 

PAS DE POSTE = PAS DE PAUSE DANS LA MOBILISATION !

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT FAIRE CÉDER LE GOUVERNEMENT !

C’EST DANS L’UNITÉ QUE NOUS POURRONS GAGNER !

 

Le 15 mai, les fonctionnaires, les profs, les lycéens mais aussi des secteurs du privé sont appelés à faire grève et à manifester.

Nous allons manifesté ensemble, parce que c’est la même politique qui nous touche : la destruction des retraites, le refus d’augmenter les salaires, la suppression des postes de profs par milliers dans nos bahuts…

Tout ça n’a qu’un but : nous condamner à la misère, nous empêcher d’avoir des diplômes ! Tout ça ne profite qu’aux patrons et aux spéculateurs !

 

PARTOUT, RÉUNISSONS NOS AG ! CONSTITUONS NOS COMITÉS 

POUR UNE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE !

 

Partout, dans nos bahuts, préparons le 15 mai : préparons la mobilisation massive des lycéens contre la suppression des postes de professeurs, contre la misère et la précarité que veut nous imposer le gouvernement !

Partout, dans nos bahuts, constituons nos comités : organisons des AG où chacun pourra s’exprimer, élisons nos délégués qui auront pour mandat de défendre et d’appliquer ce que les AG auront décidé, constituons nos comités lycéens pour une manifestation nationale au ministère pour la restitution des 11.200 postes.

Prochaine réunion 

Vendredi 16 mai, 18h30 au local de l’AJR

 

87 rue du Fbg St-denis (10e) - Email : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.85.94


 

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94,) réunis vendredi 9 mai, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, l’exploitation,

 le chômage,

la déqualification !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2ème Congrès de l’AJR !


par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Mardi 29 avril 2008

Emission « Les grandes gueules », RMC, 11/14h

Mercredi 9 avril

 

 

Le mouvement lycéen s’est mis en place contre les suppressions de postes dans le second degré annoncées par Xavier Darcos. Il est parti de l’Ile de France, de la banlieue parisienne. Il y a aussi des manifestations ailleurs dans les grandes villes. Est-ce qu’il va continuer, s’amplifier ce mouvement ? Ou est-ce un épiphénomène qu’il y a traditionnellement au printemps ?

Le nombre de participants grossit à chaque manifestation. Il y en a quasiment tous les deux jours. Il y en avait une hier à paris, il y en aura une demain avec les profs et les étudiants, à l’appel de l’UNEF.

Ce qui m’intéresse dans ce mouvement, c’est qu’il est parti de banlieue, ce qui est assez rare. En général, ça ne démarre par avec les lycées professionnels de banlieue, mais là ce sont eux qui forment le gros des bataillons dans les manifestations.

C’est pour ça qu’on a invité Raphaël, qui est lycéen en Terminale S dans le 93 au lycée Eugène Delacroix de Drancy.

 

Pourquoi c’est parti de banlieue parisienne ?

Sur l’académie de Créteil, il y a énormément de postes qui ont été supprimés. Je ne sais plus exactement le chiffre, mais je crois que c’est de l’ordre de 1 sur 10 qui doit sauter.

 

Le non-remplacement des fonctionnaires touche avant tout l’académie de Créteil, la région parisienne, là où il y a beaucoup de lycées…

Je ne sais pas si cela touche en particulier l’académie de Créteil, mais c’est sur qu’elle est très touchée.

 

Quelles sont les conséquences concrètes pour vous les lycéens ?

Il y en a plusieurs. Déjà, on risque d’être beaucoup plus nombreux par classe. Dans mon lycée, on est déjà plus de 30 par classe et avec les suppressions de postes, on risque de se retrouver à plus de 35. S’il y a moins de profs, cela veut dire plus d’élèves dans les classes. Ensuite, supposons que c’est un prof d’économie qui ne soit pas remplacé : c’est le pilier de la filière ES. S’il n’y a plus de pilier, comment voulez-vous ouvrir une nouvelle filière ES ou du moins entretenir celle en place ? On est directement menacés de ne pas pouvoir choisir sa voir.

 

Mais lorsqu’on vous explique qu’il y a moins de lycéens aujourd’hui, qu’on a recruté plus de profs et qu’il faut rétablir l’équilibre…

Sur le fait qu’il y aurait moins de lycéens aujourd’hui, c’est parce qu’on a fait passé moins de monde de la troisième en seconde. Dans les années à venir, ce ne sera pas le cas…

 

A ce moment-là, on réembauchera des profs…

Je n’y crois pas. Il y a 15 000 postes de fonctionnaires supprimés, dont 11 200 postes de profs. Dans les quatre prochaines années, le gouvernement a prévu de supprimer 80 000 postes de fonctionnaires, qui seront principalement des profs, une fois de plus, et soi-disant pour des raisons de rééquilibrage, mais ça ne sera pas le cas.

 

Ce n’est pas moi qui le dit, mais c’est l’argument avancé par Xavier Darcos. Vous êtes membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution. Il y a quarante ans les jeunes manifestaient contre leurs profs. Aujourd’hui vous manifestez pour avoir plus de profs, et pour qu’ils conservent leurs postes. C’est quasiment pour des revendications opposées…

Je n’ai pas été mandaté pour discuter de cela, mais pour parler du mouvement…

 

C’est amusant de voir des lycéens se battre pour leurs profs…

Moi ça ne me fait pas rire. Je ne sais même pas si mes camarades de seconde pourront continuer sur la filière de leur choix, ou s’ils pourront tout simplement aller en seconde parce qu’il n’y aura plus de profs…

 

Est-ce que vous n’êtes pas dans la contestation pure et simple, main dans la main avec les profs, et peut-être même manipulés par ces profs ? A cela, vous allez répondre non…

Bien sur que je vais répondre non, et j’ai un argument pour vous répondre. Hier, les lycéens étaient rassemblés en Assemblée générale. Nous étions entre 300 et 400 lycéens. Et les profs n’étaient pas là dans la salle pour nous dicter quoi faire. Ce sont les lycéens qui organisent leur mouvement.

 

Mais est-ce un traditionnel mouvement de printemps ? Maintenant chaque année au printemps, ça bouge dans les facs ou les lycées. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond ? Je comprends la revendication pour avoir un prof ou 2 de plus, mais ce n’est pas ça qui fait les grands mouvements de contestation. Y’a-t-il un malaise plus profond ? Les lycéens se demandent-ils ce qu’ils vont devenir…

Sur mon lycée, on ne peut pas dire que les conditions d’étude soient excellentes. Le taux de réussite au bac n’est pas très bon. Je crois qu’ c’était de l’ordre de 70% l’année dernière en S. Bien sur cela exprime un mal-être général, et le fait de supprimer des postes en masse, ça ne va faire que renforcer ce malaise.

 

Est-ce que vous avez réfléchi plus largement ? Pourquoi est-ce qu’on ne réfléchit pas tous ensemble parents, élèves, enseignants à une réorganisation de l’Education nationale en fonction des besoins de tel ou tel lycée ?

Ce n’est pas de réorganisation de l’Education nationale qu’il s’agit aujourd’hui, mais de casse de l’Education nationale. Quand on supprime des postes, ça signifie des cours de moins bonne qualité. On veut supprimer une année du BEP et ça veut dire des centaines d’heures de cours en moins. Nous on est contre la suppression des classes BEP. On casse l’éducation des jeunes ! Avec les différentes mesures pour fusionner les bac L, ES, S, c’est également dans le but de supprimer des profs ! C’est pour mettre en place un enseignement au rabais. Pour que ça cesse, l’Assemblée générale de notre lycée s’est prononcée pour une manifestation nationale au ministère. On a déjà fait signé des centaines de personnes sur cette question là. On fait tourner cet appel sur plusieurs bahuts, et trois l’ont repris de leur côté.

 

Xavier Darcos vous répond en disant « Je comprends que les lycéens s’inquiètent de leur avenir, mais je trouve que tout cela prend des proportions absolument hystériques. »

Je trouve que c’est lui qui est hystérique. Attendez ! Il s’acharne à essayer de détruire notre éducation, et ensuite il nous gueule dessus en disant qu’on est hystériques !

 

Il ne veut pas détruire l’Education. Il vient de ce milieu, c’est un prof lui aussi…

Peut-être, mais l’autre jour, je l’ai vu au « Grand journal » où il avait l’air ridicule parce qu’il ne savait pas faire des divisions, ni conjuguer un verbe…

 

Il n’est pas le seul en France. Je crois même que des lycéens ne le savent pas…

Oui sûrement, moi-même je ne le sais pas, mais dans ce cas-là je ne me permets pas d’être ministre de l’Education nationale.

 

L’Alliance des jeunes pour la Révolution c’est quoi précisément ? Je ne connais pas ce mouvement…

Si vous voulez m’interviewer sur l’AJR, il n’y a pas de problème, mais je n’ai pas été mandaté pour ça.

 

Ouh là ! Mais moi je voudrais savoir.C’est seulement pour savoir ce que vous représentez…

C’est une organisation de jeunes qui respecte la démocratie. Moi je représente les lycéens de mon bahut, je ne représente pas l’AJR.

 

Est-ce que vous vous êtes auto-proclamé représentant des lycéens ?

Non, j’ai été élu par les lycéens réunis en AG dans mon lycée.

 

Est-ce qu’ils savaient que vous étiez membre de l’Alliance des jeunes pour la révolution ?

Une bonne partie le sait, oui.

 

Ca vient d’où l’Alliance des jeunes pour la révolution ? C’est affilié à la LCR ?

Pas du tout. On n’a rien à voir avec ces gens-là. Nous nous sommes construits de façon indépendante.

 

C’est un mouvement trotskyste ?

C’est un mouvement de jeunes révolutionnaires en général.

 

C’est simplement pour savoir ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas les RG ici ! Puisque vous êtes l’un des représentants de ce mouvement de lycéens, on veut seulement savoir qui vous êtes, d’où vous venez. Puisque vous êtes membre d’un mouvement politique, c’est intéressant de savoir ce qu’il prône. L’Alliance des jeunes pour la révolution : vous voulez faire la révolution, donc vous êtes contre le système actuel…

Bien sur…

 

Comment vous le jugez ce système ? Pas assez démocratique ?

Actuellement, je sais que ce sont les directives européennes qui sont à l’origine de la casse de l’éducation actuelle, parce qu’elles demandent de réduire le budget et les déficits publics. C’est ce que contient le Traité de Maastricht. Nous on explique ça aux lycéens avec qui on discute, en démontrant que ces mesures viennent de là. On est là pour organiser les lycéens, pas pour prendre la tête du mouvement. C’est pour ça que je ne me présente pas en tant que représentant de l’AJR, mais comme étant un délégué élu par les lycéens.

 

Lorsque l’on parle de jets de projectiles, de jeunes cagoulés, de grenades lacrymogènes, de casse dans certains lycées, notamment en Seine Saint-Denis, vous dites quoi ?

C’est bien dommage. Mais ces casses-là, ce ne sont pas les lycéens qui les provoquent. Ce sont des casseurs, comme pendant le CPE, où ceux qui manifestaient n’étaient pas là pour casser. C’est souvent comme ça dans les mouvements.

 

(Un auditeur est interrogé) Arnaud, bonjour. Vous êtes lycéen dans le Val-de-Marne, en terminal de Bac Pro. Vous soutenez le mouvement ?

Je suis vraiment partagé. Je suis contre la suppression des postes de professeurs, car j’estime qu’on ne doit pas jouer avec la vie de ces personnes.

 

Mais ce sont des personnes qui partent à la retraite, et les postes ne sont pas reconduits, donc personne n’est licencié…

Je suis d’accord. Mais comme il va y avoir moins de postes, les professeurs encore en poste vont avoir une surcharge de travail

 

Mais il y aura moins de lycéens…

Dans mon lycée, il y a des professeurs qui ont peur de se retrouver avec des classes surchargées.

 

Vous manifestez ?

Non, cette année, je ne peux pas me permettre de manifester car j’ai le bac à la fin de l’année. Je compte là-dessus et sur mon avenir et obtenir l’examen.

 

Le bac Raphaël ? Ca approche ? Quand ont lieu les premières épreuves ?
C’est dans deux mois…

 

C’est le bac qui est menacé par votre mouvement ?

Je ne pense pas qu’il est menacé. Pendant la loi Fillon, il y a eu des grèves, mais la bac a été allégé en conséquence.

 

Alors ce n’était pas un bac normal !

Je pense que le bac est bien plus menacé si on ne se mobilise pas ! A mon sens, le bac est beaucoup plus menacé quand vous fermez des filières entières, parce qu’il n’y a plus de profs ! Ma prof de théâtre qui doit partir à la retraite dans deux ans, je ne sais pas si elle sera remplacée. C’est la même chose pour un prof de SES…

 

Vous avez déjà la réponse puisque vous dites a priori non…Vous connaissez déjà les conséquences, vous avez déjà tranché !

Oui bien sur, parce que ça me semble normal qu’on défende notre avenir.

 

Alors vous êtes prêt à aller jusqu’au bout, quitte à ce que le bac soit donné ou allégé ?
On ira jusqu’où il faudra. Si Darcos cède avant et nous donne raison parce qu’on manifeste sur des revendications légitimes…Oui, on ira jusqu’au bout…

 

(Auditeur) Je voudrais juste rajouter quelque chose. Hier il y a eu un blocus dans mon lycée. Je regrette la façon dont les leaders gèrent ces problèmes. Nous avons le droit à l’enseignement et on n’a pas à nous empêcher d’aller en cours. A la récréation, tout le monde a fait une chaîne humaine, et dès qu’on tentait de rentrer dans le lycée, on se prenait des coups ! Heureusement que les surveillants ont ouvert d’autres grilles pour rentrer.

 

Raphaël, ce ne sont pas des méthodes !

Je suis d’accord. Dans notre lycée, nous n’avons fait qu’un blocus le jour de la manifestation. Le reste du temps, le lycée n’était pas bloqué.


Vous condamnez les blocus quand même…

Je ne suis ni pour ni contre. Ce sont les lycéens qui doivent décider de ça en AG.

Vous êtes le chef d’orchestre non ? Là vous êtes Ponce Pilate ? Quand Arnaud on l’empêche d’entrer et qu’il prend des coups, est-ce que vous condamnez ça ?

Bien sur que je condamne le fait que des gens se prennent des coups. Pour ceux qui veulent le faire, un blocus doit se faire pacifiquement. Sur mon bahut, entre 50 et 100 lycéens sont venus en manif’ sans faire de blocus. Ce n’est pas une obligation.

 

Il ne faut pas empêcher ceux qui veulent étudier de le faire ?

Oui, le blocus est des fois mal placé.

 

C’est à la limite de la démocratie ?

Oui aussi.

 

Vous êtes proche du Parti des travailleurs ?

Je connais des membres de ce parti, mais je ne suis pas adhérent.

 

C’est en lien sur le site de l’Alliance des jeunes pour la révolution. C’est la parti de Daniel Gluckstein. C’est pour ça que je vous pose la question.

On se constitue en parallèle, mais l’AJR est indépendante. On est d’accord sur certaines positions que nous partageons.

 

D’accord. Je vous lis un mail « Encore lycéen l’an dernier, je trouve que ces mouvements ne sont guère revendicatifs, car trop réguliers. Chaque année, ces mouvements permettent à certains de satisfaire leur égo et aux autres de sécher. Il ne faut pas chercher plus loin. »

C’est toujours inévitable que certains sèchent, mais je ne pense pas que ce soit l’aspiration d’une majorité des lycéens. Ceux qui vont en manif n’y vont pas pour sécher, je peux vous le dire…

 

Il ironise : « Qu’y a t-il de révolutionnaire à demander plus de profs. La France a crée plus de profs ces dernières années que n’importe quel autre pays au monde, et le niveau des élèves n’a cessé de diminuer. Ca devrait vous faire réfléchir ? C’est à croire que les manifestants ne luttent que pour un enseignement de qualité, et sont plutôt à la botte des syndicats ».

Par rapport à ça, on nous dit qu’il y a un prof pour 10 élèves. Mais un prof fait 18h de cours par semaine, un élève 35h en moyenne. Elle est là la différence.

 

Je ne suis pas sur que ce soit bien convainquant comme argumentaire. Il faut voir ça région par région, démographie par démographie…

Merci Raphaël. Bonne manif’ demain !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Vendredi 4 avril 2008

27 mars : 10.000 lycéens et professeurs manifestent dans l’unité au ministère pour la restitution des postes supprimés !
Est-il possible de ne pas organiser au plus vite la

MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE ?


Jeudi 27 mars : 10.000 lycéens et professeurs de région parisienne, regroupés dans l’unité avec leurs organisations dans des cortèges par établissements, manifestent en direction du ministère de l’Education nationale, pour défendre leurs droits :

 
à CONTRE LA SUPPRESSION DES POSTES DE PROFESSEURS !
Le gouvernement a décidé de supprimer 11 200 postes de profs rien qu’à la rentrée 2008.

 
à CONTRE LA DESTRUCTION DES BEP !
Le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé qu’il voulait en finir avec le BEP d’ici à 2009, et commencer par en supprimer 25 à 50% rien que cette année !

 
à CONTRE LA DESTRUCTION DU BAC !
Le gouvernement veut remplacer l’épreuve du bac par le « contrôle continu », c’est-à-dire comme le dit l’un des leurs, faire du bac un « un bac maison et non plus un examen national » (journal Le Figaro, 29 février 2008) !

 

NE FAUT-IL PAS L’UNITE DES PROFS ET DES ÉLÈVES DE TOUTE LA FRANCE LORS D’UNE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE ?

 

Le 27 mars, 10.000 lycéens et profs de région parisienne vont au ministère mais Darcos refuse de céder !

 

Si tous les lycéens et professeurs de toute la France manifestaient dans l’unité le même jour, au même endroit, à Paris, au ministère, par centaines de milliers, par millions, le gouvernement pourrait-il continuer à ne pas satisfaire à nos revendications, à ne pas rendre nos heures, nos classes, nos postes ?

 

N’EST-IL PAS TEMPS D’ORGANISER AU PLUS VITE LA MONTÉE NATIONALE DES LYCÉENS ET DES PROFESSEURS DE TOUTE LA FRANCE AU MINISTÈRE ?

 

PRENEZ CONTACT AVEC L’AJR :

Mail : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.88.46

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94) réunis samedi 21 mars, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, l’exploitation, le chômage, la déqualification !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2nd Congrès de l’AJR !

 

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Mercredi 26 mars 2008

Contre la suppression du BAC, des BEP !
Contre la suppression des postes de professeurs !
Ne faut-il pas convoquer au plus vite la
MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTÈRE ?


Depuis des semaines, lycéens et profs manifestent dans l’unité

 – 400 élèves manifestent dans les Yvelines

– manif de centaines de lycéens et de profs devant le rectorat de Créteil

– mardi dernier, 10 000 manifestants à Paris dont des milliers de lycéens

en province par centaines, par milliers, lycéens et profs ont manifesté à plusieurs reprises devant leur rectorat

 Nous, lycéens, ce que nous ne voulons pas, c’est :

  •   DESTRUCTION DU BAC ! Le gouvernement veut remplacer l’épreuve du bac par le « contrôle continu », c’est-à-dire comme le dit un de ses membres, faire du bac un « un bac maison et non plus un examen national » (journal Le Figaro, 29 février 2008) !
  • DESTRUCTION DES BEP ! Le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé qu’il voulait en finir avec le BEP d’ici à 2009, et commencer par en supprimer 25 à 50% rien que cette année !
  •  SUPPRESSION DES POSTES DE PROFS ! Le gouvernement a décidé de supprimer 11 000 postes de profs rien qu’à la rentrée 2008.

N’EST-CE PAS AU MINISTÈRE QU’IL FAUT ALLER ?

 
Oui, nous exigeons la restitution des postes de professeurs supprimés ! Pour gagner, ne faut-il pas, dans l’unité, avec nos profs, convoquer une manifestation de centaines de milliers au ministère, chez Darcos, pour qu’il restitue tous les postes et classes supprimés ?

 
Est-il possible d'attendre une minute de plus pour la convoquer ?

 CE SONT NOS POSTES QUI SONT EN JEU !

C’EST LE BAC QUI EST EN JEU !

CE SONT NOS DIPLÔMES QUI SONT EN JEU !

 PRENEZ CONTACT AVEC L’AJR :

Mail : a.j.r@hotmail.fr – Tél : 01.48.01.88.46

 

Qui sommes-nous ?

 

Nous, lycéens de région parisienne (Paris, 92, 93, 94) réunis samedi 21 mars, nous adressons à tous les lycéens : un Congrès rassemblant la jeunesse est convoqué en octobre par l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR).

 

Un Congrès pour en finir avec cette situation pour la jeunesse : précarité, déqualification, chômage...

 

En supprimant 11 000 postes de profs, Sarkozy ne fait que répondre aux exigences de l’Union européenne qui impose à la France et aux pays d’Europe, de « réduire leur dépenses », c’est à dire de supprimer des postes partout : dans les hôpitaux, à La Poste, chez les profs…

 

La suppression de milliers de postes de professeurs, mais aussi la destruction du BAC et du BEP, c’est l’Union européenne !

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous pensons qu'il faut rompre avec l'Union européenne pour pouvoir récupérer nos postes, notre bac, nos diplômes.

 

Nous, lycéens réunis à l’initiative de l’AJR, nous sommes pour une Union libre des peuples libres d'Europe pour en finir avec la guerre, le chômage, la déqualification, la précarité et la misère !

 

Nous invitons tous les lycéens à préparer ensemble le 2nd Congrès de l’AJR !

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Mardi 19 février 2008

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87, rue du faubourg Saint-Denis, 75.010 Paris
E-mail : a.j.r@hotmail.fr
Blog : http://jeunesserevolution.over-blog.com



NON à la préinscription !  NON à la destruction de notre BAC ! Plus que jamais, exigeons l’abrogation de la LRU !
 
 

 


Cet été, Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a fait voter une loi, la LRU (1), visant à privatiser les facs et à interdire aux bacheliers l'entrée de droit à la fac dans la filière de leur choix.

Avant cette loi, il était dit «Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix. ».

Désormais, cela devient (art. 20) : « Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix, sous réserve d'avoir au préalable sollicité une préinscription ». Valérie Pécresse à beau démentir, et dire que « dans la loi il n'y a pas de sélection » (Le Figaro, 16 novembre 2007), qu'est-ce que la préinscription sinon la sélection sur des critères qui ne seront plus basés sur l’obtention du bac, mais sur des « aptitudes », critères totalement subjectifs ?

 Le Bac doit rester un diplôme permettant

d’accéder de droit à l’université !

 Désormais, la LRU autorise la privatisation des universités : Sanofi et Microsoft ont déjà signé des partenariats à Lyon-I, Conforama à Paris-I (Sorbonne), etc. ! Et les entreprises exigent déjà un retour sur investissement : les facs pourront ainsi vendre leurs locaux pour dégager du profit, modifier le contenu de nos cours selon les besoins de l’entreprise qui finance... « Qui paye commande » comme dit la formule !

Sans intervention de l'Etat, les frais d'inscriptions s'envolent, multipliés par 500% (voir à Paris-Dauphine où les frais d’inscription vont passer à 1 650 euros pour des licences).

 La LRU, c’est la fin de l’université publique !

La LRU, ce sont des frais d’inscription inaccessibles !

 On cherche par tous les moyens à nous empêcher de rentrer à l’université : ceux qui ne répondront pas aux « critères de préinscription » et ceux qui ne pourront pas payer les frais d’inscription devront renoncer à avoir un diplôme ! On cherche à nous empêcher d’étudier dans les filières que l’on veut : la préinscription nous oriente vers les filières « plus adaptées à notre profil », en fait vers les filières qui répondent aux besoins du patronat, et les filières qui ne sont pas « rentables » sont purement et simplement liquidées !

L’université ne servirait plus à nous former, à acquérir des connaissances… mais à faire du profit !

 C’est notre avenir qui est en jeu !

Car la préinscription c’est en fait faire du bac un diplôme qui ne vaut plus rien ! La LRU nous empêche de décrocher un diplôme universitaire national qui garantit l’égalité des droits des bacheliers sur tout le territoire : sans diplôme national, pas de travail stable, pas de contrat à durée indéterminée offrant le plus de garanties sur le marché !

Le gouvernement Sarkozy-Fillon veut nous condamner à la misère de l’exploitation et de la déqualification, et derrière lui l’Union européenne, car c’est elle qui est à l’origine de la LRU. Les 17-18 mai 2007, le Conseil de l’Europe déclare qu’« il incombe (...) aux autorités publiques de promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche », et un mois plus tard, Valérie Pécresse s’exécute et adopte la LRU.

Et la préinscription, c’est maintenant !

Les conseils de classe du 2nd trimestre des lycéens de terminale vont être amenés à donner leur avis sur l’orientation future de chacun d’entre nous, avant même que nous ayons passé notre bac ! Pouvons-nous accepter ?

 
Nous, lycéens, devrions-nous rester les bras croisés ?

NON ! Assez de subir leur politique ! Nous refusons la destruction du Bac !

Nous refusons la préinscription ! Nous voulons un vrai diplôme national !

Nous voulons pouvoir continuer des études supérieures !

Nous voulons un avenir qui ne soit pas la précarité !

 

Ensemble, organisons-nous pour combattre !

Tous ensemble, exigeons l’abrogation de la LRU !

(1) : LRU, « loi relative aux libertés et responsabilités des universités », également appelée loi d’autonomie des universités ou loi Pécresse, parue le 11 août 2007

 

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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Mercredi 19 décembre 2007

 

Loi Pécresse (LRU) = remettre en cause le baccalauréat
Note Darcos = supprimer nos BEP
Les jeunes ont droit à un vrai diplôme !
On en bave assez comme ça !

Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent aux côtés des étudiants pour exiger l’abrogation de la loi Pécresse, dite LRU. Ils ne veulent pas de « l’orientation active » destinée à leur interdire l’accès à l’université. Et maintenant, ce sont les lycéens de Lycées Professionnels (LP) qui se mobilisent contre la liquidation des BEP annoncée par le ministre de l’Education.
 

D’où viennent ces mesures de destruction que nous combattons ?

 

Ce n’est rien d’autre que l’application de la politique de l’Union européenne qui exige de « promouvoir l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur » (Conseil de l’Europe, mai 2007) et pour qui « La reconnaissance des qualifications acquises [comme le Bac et le BEP] constitue un obstacle obsolète » (communication du 5 février 2003).

 

Personne ne peut accepter cela : tous les jeunes veulent défendre leur droit à obtenir un diplôme de valeur, reconnu nationalement, pour poursuivre leurs études comme ils le souhaitent et trouver un vrai travail.

Baccalauréat : des «garanties importantes»… ?

 
 

Le Bac doit rester un diplôme permettant d’entrer à l’université de son choix. C’est précisément ce que veut nous interdire la loi Pécresse en instaurant « l’orientation active ».
Le 1er décembre, l’UNL et la FIDL, deux organisations qui disent défendre les intérêts des lycéens, ont été reçues par Xavier Darcos, ministre de l’Education, et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur. A la sortie, l’UNL déclare: «Nous avons obtenu des garanties non négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l’application de “l’orientation active”». Quant à la FIDL, elle se réjouit de participer «à la rédaction d’une circulaire (...) encadrant le dispositif de préinscription».

 Nous savons lire : ils proposent ni plus ni moins d’appliquer « l’orientation active » de Pécresse !

Nous savons lire ! L’article 20 de la LRU prévoit: «Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix sous réserve d’avoir au préalable sollicité une pré-inscription». C’est clair : on pourra refuser l’accès à l’université aux bacheliers si leur préinscription n’est pas validée. C’est une remise en cause totale de la valeur nationale du bac !

Est-il possible de demander autre chose que ce qu’ont exigé toutes les AG: l’abrogation de la LRU?

 BEP : liquidation totale d’ici septembre 2009 !

Le 29 octobre, Darcos envoie aux recteurs une note dans laquelle il demande «la généralisation du parcours en trois ans» pour obtenir un Bac Pro, c’est-à-dire, par rapport  aux 4 ans d’ aujourd’hui, la suppression pure et simple d’une année de formation. Le bac pro 3 ans serait généralisé en «remplacement » des BEP.

 Conséquences :

-          Fermeture de toutes les sections de BEP (près de 200 000 élèves).

-          Disparition du diplôme du BEP, remplacé par une vague « certification ».

-          Suppression de milliers de postes de nos professeurs.

 Des dizaines de milliers de jeunes condamnés à n’avoir aucun vrai diplôme !

Que vont devenir ceux d’entre nous qui ne pourront aller jusqu’au Bac Pro ? Aujourd’hui 46% seulement des titulaires d’un BEP peuvent s’inscrire en Bac Pro. Les autres, jusqu’ici, avaient le BEP, diplôme national reconnu par les employeurs dans les conventions collectives. Beaucoup d’entre eux décrochaient un CDI. Ils devraient se retrouver sur le marché de l’emploi sans réelle qualification reconnue, avec un chiffon de papier ! On voudrait, en application des directives de l’Union européenne, les condamner à la précarité : des CDD entre des périodes de chômage !

Immédiatement, toutes les organisations syndicales de professeurs de LP ont pris position pour exiger le retrait de cette note ministérielle

§      Sauvons nos diplômes nationaux, le BEP et le Baccalauréat (général, technologique et professionnel) !

§      Défendons notre droit à l’accès à l’université de notre choix, dans la filière de notre choix !


Abrogation de la loi « LRU » !
Retrait de la note Darcos sur les Bac pro 3 ans !

Pour en discuter, pour organiser la défense de nos droits :
Réunissez-vous avec l’AJR !

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Lycées pro et lycées
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