Dimanche 3 février 2008

 

undefinedA l'initiative de l'Internationale Revolutionnaire de la Jeunesse

     Nous, jeunes d’Europe (Allemagne, Espagne, France, République Tchèque, Suisse) réunis à        
Nanterre  (France) le 2 février 2008, lançons un appel à la jeunesse du monde entier. Qu’allons-nous devenir ?

 

La crise financière intervenue cet été aux Etats-Unis se propage comme une traînée de poudre sur tous les continents : les bourses plongent, les banques font faillite, les systèmes monétaires s’ébranlent.

Aux Etats-Unis et partout dans le monde, ce sont des millions de foyers qui sont jetés à la rue.

 

Le seul avenir qui nous est réservé dans le cadre du système capitaliste, c’est la guerre : en Afghanistan, en Irak, au Liban, etc. C’est la politique de dislocation en Palestine. En Europe, ce sont, depuis le Traité de Maastricht (1992), les directives européennes qui attaquent les contrats de travail offrant le plus de garanties, qui imposent la « flexicurité ». C’est le processus de Bologne (1999) qui détruit les diplômes nationaux, privatise les universités, augmente les frais d’inscription.

 

Y a-t-il une autre issue que de se battre ?

 


Face à ce déferlement de barbarie sur tous les continents, devrait-on en conclure qu’il n’y a rien à faire ?

Devrait-on en conclure que nous sommes contraints de subir l’exploitation, la précarité, la guerre ?

Ou y a-t-il une autre issue ? Est-ce qu’il est possible de ne pas accepter ?

Est-ce qu’il est possible de se battre et de refuser la politique de guerre et de misère qui nous est imposée ?

 

En Palestine, depuis 60 ans, le peuple combat pour gagner le droit à revenir sur sa terre, le droit à vivre en paix, le droit à la liberté. Le 23 janvier dernier, les habitants de la ville historique de la résistance palestinienne (Gaza), parqués par milliers à la frontière égyptienne derrière un mur de métal de 6 mètres de haut, ont fait explosé la prison dans laquelle ils étaient retenus. Depuis 60 ans, ils n’ont jamais renoncé au droit au retour sur le territoire historique de la Palestine.

N’est-ce pas la démonstration de la force des peuples ?

Comme l’ont crié des manifestants là-bas : « les peuples sont plus forts que les murs ».

 

Partout en Europe, la jeunesse se dresse contre

la politique de l’Union européenne

 

En novembre 2007, les étudiants de Grèce et de France se sont soulevés par milliers au même moment contre la même mesure imposée par l’Union européenne : la loi d’autonomie des universités contenue dans le processus de Bologne.

En février 2007, 200 000 travailleurs et jeunes manifestent dans les rues de Vicenza en Italie contre l’installation de bases militaires US dans la région. Plus tard, ce sera au tour du peuple tchèque de se soulever pour les mêmes raisons.

 

En mai-juin 2005, les peuples français et hollandais ont voté massivement NON à la Constitution européenne, affirmant leur volonté d’en finir avec la politique de destruction de l’Union européenne. Et deux ans plus tard, les chefs d’Etat de l’Union européenne ratifient le Traité de Lisbonne aggravant les dispositions incluses dans la Constitution européenne.

 

Pour nous défendre, Nous ne possédons rien d'autre que l'organisation

 

Partout, dans tous les pays d’Europe et du monde entier, le problème qui est posé pour la jeunesse, c’est : que faire et comment faire pour arrêter cette avalanche de coups portés contre la jeunesse ? Nous proposons une issue : s’organiser pour combattre ces coups. S’organiser pour en finir avec l’exploitation, avec la misère, pour en finir avec le système capitaliste.

S’organiser pour défendre ses droits, pour se battre contre la guerre, pour ouvrir une issue à la jeunesse.

 

S’organiser en mettant toutes nos forces pour permettre au peuple palestinien de revenir sur sa terre ; ce qui passe par une campagne massive de signatures pour préparer la Conférence internationale du 19-20 avril à Madrid et en faire un succès (cf. appel soumis à l’adoption des participants du meeting).

S’organiser en mettant toutes nos forces pour sortir de l’Union européenne et, immédiatement, empêcher l’adoption du Traité de Lisbonne en Europe. S’organiser en mettant toutes nos forces pour permettre l’abrogation du processus de Bologne et son corollaire : la loi d’autonomie des universités ; ce qui passe par des réunions de compte rendu du meeting partout en Europe.

 

S’organiser avec l’IRJ et, en France avec l’Alliance des jeunes pour la révolution (AJR), c’est ce que nous vous proposons en préparant ensemble le 2nd Congrès de l’AJR.

par Alliance des Jeunes pour la Révolution publié dans : Appel de l'IRJ
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